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Un sondage sur la perte de confiance des Canadiens envers la science a surpris et déçu un grand nombre de scientifiques et d’amateurs de science  la semaine dernière. Mais deux données sont venues rappeler que les signaux d’alarme sont en lente progression depuis des décennies, et qu’il ne s’agit pas d’un problème que les amateurs de science pourront combattre seuls.

Imaginez-vous en plein cœur d’un quartier inconnu. Votre cellulaire est à plat, votre voiture est en panne, et vous cherchez désespérément le garage le plus près. Des passants tentent de vous venir en aide, mais leurs indications sont contradictoires. L’un deux semble venir du coin et parle d’un ton nonchalant, tandis que l’autre, visiblement sûr de lui, parle haut et fort, mais a un accent à couper au couteau. Auquel des deux ferez-vous confiance?

Comment faire en sorte que la science et les recommandations basées sur des données crédibles enrichissent les politiques publiques? Rémi Quirion, le scientifique en chef du Québec, a brièvement exposé les clés du modèle québécois en la matière à ses collègues scientifiques réunis ce weekend à Boston dans le cadre du congrès de l’Association américaine pour l’avancement des sciences.

Tout au long de la campagne électorale, le candidat Donald Trump n’a pas pris la parole pour livrer un message, mais pour bloquer la communication. Après sa victoire, ses électeurs ont déclaré qu’ils n’étaient pas entendus par l’establishment: « Washington ». Cet enjeu rhétorique concerne directement le rôle des médias.