Quand le vaccin arrive, l’appui à la vaccination augmente

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Les antivaccins font beaucoup parler d’eux par les temps qui courent, mais leur influence est peut-être surestimée: aux États-Unis, l’abondance de sondages menés en 2020 permet de voir que la confiance à l’égard des vaccins contre le coronavirus est en hausse.

De 50% des Américains qui disaient en septembre être prêts à se faire vacciner, on était passé à 60% en décembre. En septembre, la vaccination était encore hypothétique. En fin d’année, coup sur coup, deux vaccins différents ont été approuvés par les autorités américaines de la santé.

L’analyse provient du quotidien USA Today, qui a analysé des dizaines de sondages et d’enquêtes scientifiques parus en 2020. Une recherche financée par la Kaiser Family Foundation, consacrée aux attitudes du public à l’égard du vaccin, avait signalé une tendance similaire à la mi-décembre, avançant même un total de 71% d’appuis.

Ces chiffres sont en partie propres aux États-Unis et ne peuvent donc être extrapolés ailleurs: par exemple, le climat d’extrême polarisation politique fait que les membres du parti républicains sont beaucoup plus nombreux à rejeter l’existence même d’une pandémie, et rejettent donc l’utilité d’un vaccin. Par contre, tous les pays ont en commun un phénomène similaire: tant que le vaccin appartenait à un futur plus ou moins hypothétique, le questionnement sur le fait de se faire ou pas vacciner restait lui aussi hypothétique —et les sondages sur ce sujet étaient pour ainsi dire inutiles. Lorsque le vaccin est devenu une réalité en novembre, l’appui a augmenté.

Selon différentes estimations parues ces derniers mois, il faudrait un taux de vaccination de 60 à 70% pour atteindre une forme d’immunité collective. Mais devant la possibilité d’un variant du virus qui soit plus contagieux que celui qui sévit depuis un an, les estimations pourraient devoir être revues à la hausse.

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Agence Science-Presse

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