La collection Romanichels des éditions XYZ s’enrichit d’un nouveau roman de Karim Akouche: Quand la montagne répond au vent nous amène dans les montagnes de Kabylie, en Algérie, mais aussi bien au-delà.
L’auteur a choisi, comme narratrice de son histoire, une jeune femme qu’on connaîtra d’abord comme pré-adolescente, adolescente puis adulte dans cette Algérie d’avant et après les ravages des « barbus de la forêt », c’est-à-dire les adeptes du Front islamique du salut.
Hawa et sa mère n’ont pas la vie facile dans leur village, car elles sont vues comme des étrangères. En effet, elles ont dû se sauver pour se mettre à l’abri des violences de leur ancienne vie.
La mère d’Hawa est atteinte de troubles mentaux et ses humeurs sont très variables. Hawa a donc dû mettre en place des stratégie de survie. Malgré cela, la jeune femme mène une vie plutôt paisible grâce et l’amitié, puis plus tard, à l’amour de Petit Chili et à la bienveillance de son précepteur, homme à la mitraillette de parole et aux idées progressistes. Ensemble, ils font partie de la « famille qui avance », en opposition à la « famille qui recule ».

Vous aimez nous lire et nous écouter? Pour continuer de vous offrir nos contenus, nous avons besoin de vous.
Pour seulement 5$ par mois, contribuez au succès de Pieuvre et obtenez l’accès à La Voûte, une série d’épisodes exclusifs du podcast Rembobinage. Abonnez-vous dès aujourd’hui!
Le roman offre un description de la déliquescence de la vie civile en Algérie, à la suite de la main mise du FIS et de la perte de repères. Tout ce qui était compassion, amour de la culture, liberté d’expression, poésie des dieux multiples, tout cela s’est éteint pendant de nombreuses années, laissant si peu d’espoir aux habitants qu’on pouvait craindre la fin d’une civilisation.
Heureusement, le pire n’a pas eu lieu, mais nos protagonistes n’étaient pas au bout de leurs peines, puisque le grand capital a découvert que leur région regorgeait de ressources naturelles. Un nouveau combat devait donc s’engager.
À travers toutes ces luttes, cette histoire est remplie d’espoir, de bienveillance, de riches traditions et d’un vocabulaire souvent jouissif. C’est une ode à la vie, à l’amour, à l’amitié et au courage. Et non, ce n’est pas sirupeux le moins du monde. C’est juste… beau !





