Commençons par mettre les choses au clair: cet ordinateur portatif, le ROG Strix SCAR 18 d’ASUS, clairement dédié aux amateurs de jeux vidéo les plus passionnés, n’est aucunement à la portée de toutes les bourses. En fait, dans sa configuration maximale, il coûte 8500$. Rien de moins. Mais c’est aussi un véritable monstre de puissance et de rapidité.
Une véritable bête, donc: un écran de 18 pouces de diagonale cadencé à 240 Hz (!), 4 téraoctets de disque dur en format solid state, un processeur Intel Core Ultra 9 290HX Plus cadencé à 2,7 GHz, 64 gigaoctets de mémoire vive… et assez de ventilation pour presque réussir à enterrer la musique du jeu auquel vous êtes en train de jouer.
Il faut dire, après tout, qu’il est nécessaire de refroidir tout ce bazar. Y compris la carte graphique Nvidia 5090 – en version ordinateur portatif, oui, mais tout de même.

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À fond la caisse
Côté performances, donc, absolument rien à redire: la machine ronronne comme un chaton, et même la version bêta du prochain Modern Warfare (le quatrième du nom, si l’on a bien suivi), qui s’inscrit dans la lignée d’une tradition d’optimisation passablement catastrophique, ne semblait aucunement donner des sueurs froides à l’appareil.
Bien sûr, qui dit performance dit refroidissement, encore une fois, mais bien franchement, une fois embarqué dans un jeu, notamment des jeux où l’action n’arrête vraiment jamais, on oubliera le bruit de fond, alors que se multiplieront les tirs, les explosions et les envolées musicales dramatiques.
Et que ce soit Modern Warfare 4, Hell Let Loose: Vietnam, ou n’importe quel autre titre gourmand en ressources que ce journaliste a lancé sur cet ordinateur, les limitations semblaient provenir des jeux eux-mêmes, et non pas du côté matériel.
Outre ce qu’il y a sous le capot, on appréciera aussi le grand pavé tactile, ainsi que la connectivité Wifi 7 – mais surtout le port réseau, trop souvent oublié.
Ce qu’on s’explique un peu moins, ce sont les diodes électroluminescentes encastrées à l’arrière de l’écran, et qui sont allumées par défaut, en affichant le logo de cette gamme d’ordinateurs. On comprend l’idée qu’en dépensant 8500$, on veuille un peu le montrer à tout le monde, mais il ne faut pas oublier que la richesse peut aussi s’afficher discrètement. Fort heureusement, il est possible de désactiver le tout.
Enfin, ASUS continue d’entretenir la confusion – et notre frustration – en imposant largement l’utilisation de deux logiciels différents pour effectuer des mises à jour, en plus de la fonction par défaut de Windows. Entre cela et l’inclusion forcée de McAffee, on se demande un peu si l’entreprise se contente d’assurer le service minimum en ce qui concerne Windows.
Encore une fois, il ne s’agit pas d’une embûche majeure, mais il serait intéressant que le fabricant change son fusil d’épaule.
Frustrations logicielles mises à part, le Strix SCAR 18 est un petit bijou de technologie: un ordinateur que rien n’arrête… pas même votre besoin de payer les factures. Jusqu’où veut-on aller, justement? La question se pose, autant pour les performances matérielles que pour le coût de cette aventure technologique.
Si vous êtes entièrement passionné(e) par les jeux vidéo, que votre argent vous brûle les poches, et que vous refusez l’idée même de vous procurer une tour et un écran, plutôt qu’un portatif, alors ce nouvel ordinateur d’ASUS est fait pour vous. Il s’agit clairement d’un produit de niche, après tout.





