Deux choses sautent aux yeux, lorsque l’on s’installe aux commandes de l’ordinateur portatif Zephyrus G16, de la compagnie ASUS: tout d’abord, la version 2026 de ce modèle est excessivement puissante, même en tant que « machine pour les jeux vidéo ». Ensuite, il faudra franchement être prêt à casser son petit cochon pour mettre la main sur l’appareil en question.
Les amateurs de jeux vidéo souhaitant une autre option que celle consistant à trimballer une pesante et encombrante tour – sans compter les écrans cathodiques de la « belle époque » – pour s’adonner à leur loisir à l’extérieur de chez eux ont toujours été confrontés à un dilemme: faut-il privilégier la performance, et accepter d’utiliser un ordinateur portable moins facile à déplacer, c’est-à-dire plus épais et plus lourd?
Ou faut-il plutôt privilégier le côté portable, justement, au détriment de la performance?
Même chez ASUS, cette question semble toujours être d’actualité: à preuve, la tablette ROG Flow 13, lancée à l’automne dernier, sur laquelle il était possible de faire tourner des jeux exigeants, oui, mais dont les dimensions étroites s’avéraient particulièrement limitantes.
Bien sûr, avec la plus récente mouture du Zephyrus G16, nous sommes toujours dans le format portatif, mais cette fois, nous disposons d’un « grand » portable, avec un écran de 16 pouces de diagonale. La finition extérieure est déjà très bien, mais c’est évidemment ce qui se trouve sous le capot qui nous intéresse.
Et dans les entrailles de la machine, justement, les amateurs de performance en auront pour leur argent… Il y a tout d’abord un processeur Intel Ultra 9 386H, mais aussi 64 gigaoctets de mémoire vive DDR5.
La pièce de résistance est toutefois la carte graphique GeForce RTX 5090 (en version ordinateur portable).
Au moment de s’amuser un peu en cherchant à pousser la machine dans ses derniers retranchements, on se rend ironiquement compte que l’on ne possède pas nécessairement de titres capables, justement, de faire « travailler » cette combinaison processeur/mémoire vive/carte graphique.
Ah, lancer un jeu sur cet ordinateur provoquera inévitablement le lancement des ventilateurs intégrés, mais le processus demeure largement peu bruyant – le fabricant évoque un maximum de 52 décibels, ce qui est tout à fait acceptable.
Mieux encore, l’air qui est expulsé de l’intérieur de l’ordinateur est frais, sinon tiède.
On peut imaginer que dans des conditions spécifiquement établies pour faire « suer » la machine, celle-ci finirait par crier un peu à l’aide, mais dans les circonstances, le résultat est tout à fait satisfaisant, voire impressionnant.
Bref, on peut probablement lancer tous les jeux que l’on souhaite, même les titres les plus gourmands, et cet ordinateur n’en fera qu’une bouchée. Même Crysis devrait tourner convenablement… c’est dire!

Vous aimez nous lire et nous écouter? Pour continuer de vous offrir nos contenus, nous avons besoin de vous.
Pour seulement 5$ par mois, contribuez au succès de Pieuvre et obtenez l’accès à La Voûte, une série d’épisodes exclusifs du podcast Rembobinage. Abonnez-vous dès aujourd’hui!

Soif d’énergie… et d’argent
Pour alimenter cette bête, ASUS n’a reculé devant rien: oui, il est toujours possible de recharger la pile en utilisant un câble USB-C, mais pourquoi se contenter d’à peine 100 watts de puissance, alors que le chargeur fourni avec l’appareil en offre pas moins de 250?
Certes, ledit chargeur est accompagné d’un transformateur gigantesque, mais on se serait bien embêtés de critiquer quelque chose qui peut rapidement être oublié, une fois l’ordinateur installé sur notre table de travail.
Sans surprise, on retrouve, dans la version personnalisée de Windows 11, les mêmes logiciels embarqués d’ASUS qu’avec le modèle TUF Gaming A14 – y compris deux programmes différents pour gérer les mises à jour (en plus de Windows lui-même), ce qui est toujours incompréhensible.
Mais ce qui est encore plus ahurissant, c’est l’obstination d’ASUS à offrir une version préinstallée de McAffee, un « antivirus » qui est en fait un logiciel prédateur destiné à profiter des personnes craignant les méchants virus circulant sur le World Wide Web.
Maintenant, le moment que nous attendions tous: le prix. Il faut savoir que le modèle évalué est celui qui comprend le plus d’options, et qui possède les composantes les plus performantes.
Cela étant dit, a-t-on vraiment besoin d’une preuve supplémentaire que le marché des pièces pour ordinateur a complètement perdu le nord, gracieuseté de la course à l’IA, lorsque l’on constate que cet appareil Zephyrus G16 coûte la coquette somme d’environ 7700$?
Une fois que l’on aura récupéré notre mâchoire qui vient de tomber au sol, il faudra se rendre à l’évidence: non seulement une excellente performance est-elle accompagnée d’un prix à l’avenant, mais pour les amateurs de jeux vidéo, la patience est franchement de mise: s’équiper d’une machine puissance, que ce soit une tour ou un portable, équivaut à vendre un rein, et la situation n’est pas prête de s’améliorer.
Si vous avez de l’argent à ne plus savoir qu’en faire, alors ASUS a un portable de gaming pour vous. Et même dans cette situation, il faudra peut-être privilégier le modèle le « moins » puissant, qui contient tout de même 32 gigaoctets de mémoire vive et une carte GeForce RTX 5060. Le tout pour un montant moindre de 4100$.
Particulièrement puissant, rapide, relativement silencieux… L’ordinateur Zephyrus G16, version 2026, est une sacrée machine, une bête de somme qui ravira les amateurs de jeux vidéo. Principalement ceux qui ont les poches très profondes, par contre.





