Qui n’a jamais rêvé de construire son propre hameau, puis de le voir prendre de l’expansion, de semaine en semaine? Et qui n’a jamais rêvé de jouer d’adresse et d’audace en multipliant les bons coups, histoire de maximiser son pointage? Le mélange de ces deux types de divertissement semble être passablement spécifique, mais dans Combolands, la formule fonctionne. Et fonctionne très bien, d’ailleurs.
Développé et publié par Crux Games, ce titre tente ainsi de combiner le meilleur de deux titres s’étant aisément imposés dans leur genre respectif: Sim City et Balatro.
L’idée, ici, est relativement simple: en fonction de certaines tuiles que l’on pige, chaque tour, on placera des bâtiments sur un terrain possédant certaines particularités, notamment divers types de ressources.
Ces bâtiments déclencheront, en fonction de certains facteurs, des effets allant de l’accumulation de points à l’obtention d’habiletés spéciales ayant leur propre influence sur notre score. Après tout, l’objectif ultime consiste à atteindre ou dépasser le nombre de points de chacun des niveaux à franchir, afin de tenter de remporter la partie.
Si l’idée des bâtiments ayant des effets sur leur voisinage immédiat ou plus éloigné évoque sans surprise tous ces titres de construction de villes, y compris la référence indétrônable qu’est le classique de Maxis, le côté synergie de la chose, avec entre autres la nécessité de coordonner le fonctionnement des bâtiments (dont le délai varie), rappelle clairement un autre jeu fantastique: Balatro.

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Planifier, toujours planifier
Si nous avons donc ici une bonne dose de roguelike, y compris avec une métaprogression et (beaucoup) de tuiles, habiletés, personnages, mécaniques et autres « consommables » à débloquer, pas question d’aller aussi rapidement que dans Balatro. Ici, après tout, il faut tenir compte des interactions de nombreux bâtiments, chacun avec potentiellement son décompte de semaines avant qu’il ne soit actif, etc.
On ne saurait que trop recommander, d’ailleurs, de ne pas activer le passage automatique au niveau suivant, même en obtenant le pointage nécessaire. Car cela donne davantage de temps pour mieux planifier ses constructions et ses actions futures.
Comme tout roguelite, aussi, les premières parties seront par définition limitées, puisque nous n’aurons accès qu’à une poignée d’options. Il faudra recommencer, encore et encore, pour disposer finalement de suffisamment de choix pour garantir non seulement un pointage intéressant, mais aussi une liberté d’action satisfaisante.
Combolands est donc comme plusieurs autres titres du genre: il faudra un peu prendre son mal en patience. Mais une fois que l’on aura maîtrisé les mécaniques et obtenu une meilleure compréhension des interactions qui nous sont offertes, ce titre sera assurément à classer parmi ceux qui se consomment comme une drogue, avec ce besoin absolu de jouer une partie de plus…
Combolands
Développeur et éditeur: Crux Games
Plateforme: Windows (testé sur Steam)
Jeu non disponible en français





