Dans un monde post-apocalyptique, ce qui reste de l’humanité va se battre pour contrôler les quelques ressources restantes, quitte à littéralement piller les épaves du passé. Et dans Cargo Hunters, vous devrez apprendre à survivre dans un monde qui ne vous fera définitivement pas de cadeau.
Développé et publié en accès anticipé par Order of Meta, ce jeu de tir à la troisième personne vient s’insérer dans le sous-genre de plus en plus occupé des extraction shooters, des titres d’action où le joueur est envoyé dans une zone à risque pour y accomplir des missions, mais aussi y trouver des artefacts, de l’équipement, ou encore des armes toujours plus puissantes.
Ce qui attire l’attention, cette fois, c’est la nature même de notre personnage, et par extension la façon dont nous allons interagir avec ce monde postapocalyptique. Car nous ne sommes pas humain; enfin, si, mais ce n’est pas nous qui irons risquer notre vie. Ces missions, cette recherche d’équipement toujours plus sophistiqué, tout cela sera accompli par un robot.
L’avantage de la chose, bien entendu, est que ledit robot est sacrifiable: si notre alter ego métallique est détruit, tout ce que nous avions déjà récupéré avant le début de la mission en cours est conservé. En un sens, nous voilà immortels.

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Sauf que l’objectif consiste à accumuler du butin. Et, par extension, à améliorer notre équipement, mais aussi la machine elle-même; celle qui nous sert de manifestation physique. Avec le temps, donc, il sera possible d’acheter des pièces de remplacement, histoire d’être en mesure d’être plus efficace… et plus résistant.
Plus résistant, oui, car nous ne sommes évidemment pas seuls, dans ce monde largement vidé de son humanité. Les différents lieux où se dérouleront nos missions sont peuplés de machines; tout d’abord, des robots un peu idiots, qui passent la majorité de leur temps à se cogner la tête contre les murs… Mais bien rapidement, ces pantins sont remplacés par des adversaires déterminés à nous faire la peau.
Et c’est là, certainement, que l’on trouve le reste de cette chair autour du proverbial os. Veut-on être discret, et risquer de passer à côté de la possibilité de détrousser les restes de nos ennemis abattus? Ou veut-on foncer dans le tas et risquer une mort encore plus directe, en plus de potentiellement gaspiller nos munitions?

Cargo Hunters plaira aux puristes, aux purs et durs qui peuvent s’enthousiasmer à l’idée de recommencer une même mission à plusieurs reprises, histoire de bien explorer tous les recoins de la carte avant que le temps imparti ne soit écoulé.
Le jeu fera aussi le bonheur de ceux et celles qui aiment jongler avec toutes sortes de ressources différentes. Si la perspective de fabriquer vos propres balles vous plaît, alors vous êtes entre de bonnes mains.

Mais Cargo Hunters est aussi quelque peu mal dégrossi. Il y a tout d’abord les visuels: on comprend qu’un monde postapocalyptique est rarement beau à voir, mais évoluer dans de vastes entrepôts, entre des tas de déchets rouillés, n’est pas particulièrement satisfaisant. Et le combat est à la fois difficile et désagréablement imprécis. Pour un jeu qui s’appuie largement sur la précision et la tactique, le tout gagnerait à être resserré.
Tout n’est certainement pas à jeter, dans ce Cargo Hunters. Mais il manque clairement quelque chose. Un incitatif à se reconnecter pour lancer une nouvelle partie; car souffrir et mourir entre deux vieilles génératrices n’est pas nécessairement la tasse de thé de tout le monde.
Cargo Hunters (en accès anticipé)
Développeur et éditeur: Order of Meta
Plateforme: Windows (testé sur Steam)
Jeu non disponible en français





