Au diable la crise climatique, les tensions géopolitiques, les fausses nouvelles et la polarisation sociétale sont maintenant les menaces les plus importantes pour notre civilisation; voilà l’inquiétant constat d’un groupe d’experts liés au Forum économique mondial (FEM), alors que l’édition 2026 du célèbre rassemblement des riches et puissants à Davos, en Suisse, bat toujours son plein.
Selon le Global Risks Perception Survey, donc, les questions environnements n’occupent que la quatrième place des menaces les plus importantes des deux années à venir, sous la forme d’événements climatiques extrêmes, avec les conséquences potentielles qu’on leur connaît (destruction de terres arables, d’infrastructures, pertes de vies humaines, destruction du bétail et de la biosphère, etc.).
Dans cette liste de risques urgents, on trouve également des conflits armés entre États, la cyberinsécurité, les inégalités, ainsi que l’érosion des droits de la personne, entre autres dangers pour notre civilisation.
« La moitié des personnes interrogées s’attendent à un monde turbulent ou orageux au cours des deux prochaines
années, soit une hausse de 14 points de pourcentage par rapport à l’année dernière. Par ailleurs, 40% des personnes interrogées anticipent au minimum une instabilité des perspectives biennales, tandis que 9% anticipent leur stabilité, et 1% anticipent une accalmie », lit-on dans le communiqué accompagnant les résultats de cette enquête.
« Un nouvel ordre concurrentiel se met en place, les grandes puissances cherchant à sécuriser leurs sphères d’intérêt. Ce paysage en mutation, où la coopération prend aujourd’hui des formes très différentes de celles d’hier, reflète une réalité pragmatique: les approches collaboratives et l’esprit de dialogue restent essentiels », affirme pour sa Børge Brende, président-directeur général du Forum économique mondial, toujours par voie de communiqué.
Sur un horizon plus lointain, soit 10 ans, ce sont les craintes environnementales qui prévalent: en fait, des aspects liés à la crise climatique et à l’incapacité de l’humanité de réduire efficacement ses émissions polluantes occupent la moitié des places de cette liste comptant 10 risques, dont les trois premières.
Ce palmarès est publié dans la foulée d’un autre rapport, lui aussi récemment publié, qui fait état d’impacts massifs de la crise climatique sur l’économie planétaire. Selon ces travaux réalisés au Royaume-Uni, les effets des changements climatiques auraient été sous-estimés, et se traduiraient ainsi par des pertes économiques annuelles de l’ordre de 25 000 milliards de dollars vers 2050, si nous sommes incapable de maintenir le réchauffement planétaire sous la barre des deux degrés Celsius.





