Plus de vingt ans après la sortie du premier Painkiller, la franchise effectue un grand retour avec une toute nouvelle mouture, mais contrairement au tout premier jeu de la franchise, il y a peu de chances que ce FPS ne devienne un classique du genre.
Originalement paru en 2004, Painkiller, un jeu de tir à la première personne dans la lignée de titres comme Doom, Quake et Serious Sam, a rapidement conquis le public et obtenu un statut culte grâce à son action frénétique opposant le joueur à une quantité impressionnante de démons, son arsenal varié ne ressemblant pas à celui des autres FPS, et sa trame sonore aux accents de heavy métal. L’annonce d’un nouvel opus de la franchise a donc suscité beaucoup d’engouement dans la communauté, et pas seulement auprès des nostalgiques.
Je n’ai jamais joué au Painkiller original, mais d’après les nombreux commentaires, il semblerait que cette nouvelle mouture n’ait que peu à voir avec l’original. En partant, le scénario est davantage un prétexte à tirer sur tout ce qui bouge qu’une histoire en bonne et due forme. L’action prend place au purgatoire, où le démon Azazel est en train de se bâtir une armée afin d’envahir la Terre, et c’est au joueur que revient la tâche de l’arrêter. Les missions consistent essentiellement à purger une région donnée de toutes les créatures infernales s’y trouvant, ce qui est assez mince comme objectif.

Au lieu d’une campagne solo, le titre opte pour une formule coopérative, où trois joueurs unissent leurs forces pour mener à bien l’éradication des démons. Lorsqu’on est seul, les deux autres personnages sont assumés par l’intelligence artificielle. Quatre champions sont disponibles, chacun avec leurs particularités. Ink possède un taux de récupération d’énergie de 20% supérieur à ses collègues. Roch est doté de 25 points de santé supplémentaires. Les armes de Void causent 10% de dégâts de plus, et la capacité de munitions de Sol est deux fois plus élevée que celle des autres héros.
À l’exception du lance-pieu ou de l’électroconduit, l’arsenal de Painkiller est assez classique. On peut toutefois améliorer les armes avec l’or récolté lors des missions pour les rendre davantage uniques, que ce soit avec des balles qui ricochent pour la mitraillette, des munitions pour le fusil à pompe gelant les ennemis sur place, ou la possibilité pour le lance-roquettes de cracher du magma et de créer des flaques de feu. Quand on n’a plus de munitions, ce qui arrive régulièrement, on peut s’en remettre au Painkiller, une sorte de fusil muni d’une hélice que l’on brandit devant soi pour déchiqueter les ennemis.

Le jeu incorpore une mécanique intéressante avec ses cartes de tarot, qui octroient différents avantages et bonus au joueur (10% de réduction de dégâts, 50 points de vie supplémentaires, augmentation de la vitesse de récupération d’énergie, immortalité de 10 secondes quand on meurt, etc.). Il y en a quarante-quatre au total, mais on ne peut en équiper que deux à la fois. D’usage unique, elles sont détruites après la partie, et il faut débourser trois âmes anciennes pour les restaurer. Elles sont pigées au hasard par le biais d’une loterie, qui coûte 3000 pièces d’or pour tirer une carte aléatoire.
Painkiller comprend deux modes de jeux, soit les Raids et le mode Rogue Angel, qui se limite à des combats dans des arènes où le plus longtemps on dure, meilleures sont les récompenses. On retrouve neuf niveaux en tout en pour tout. On a donc rapidement fait le tour en attendant que des cartes supplémentaires soient ajoutées par le biais de futurs DLC. Les visuels sont d’assez bonne qualité et les environnements variés, mais il y a souvent tellement d’ennemis, d’explosions et de viscères à l’écran qu’il devient difficile de discerner quoi que ce soit à travers cette bouillie de pixels.
Ceux qui ont connu le Painkiller original risquent d’être amèrement déçus par ce nouvel opus, mais si vous n’avez aucune attente particulière et êtes capable de débrancher votre cerveau le temps d’une partie, le titre procure une certaine dose de plaisir, surtout lorsqu’on y joue en coop avec des amis.
5.5/10
Painkiller
Développeur: Anshar Studios
Éditeur: Saber Interactive et 3D Realms
Plateformes: PlayStation 5, Windows, Xbox Series S/X (testé sur Xbox Series X)
Jeu disponible en français (textes à l’écran seulement)





