Séance de test – Kokoon Relax, le voyage vers les bras de Morphée

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Si la quête d’une bonne nuit de sommeil est un objectif universel, certains se tournent vers les médicaments (ou la drogue) pour tomber dans les bras de Morphée. Chez Kokoon, on se tourne plutôt vers la technologie, avec la deuxième déclinaison de leur casque bluetooth capable de bloquer les bruits ambiants.

Les écouteurs ressemblent… eh bien, à des écouteurs. Mais pour ces Kokoon Relax, pas question d’angles droits ou de dures surfaces en plastique. L’extérieur comme l’intérieur de la chose ont été pensés pour le confort, avec un revêtement en tissu, de larges coussins pour entourer les oreilles et, dans l’ensemble, une impression de douceur, caractéristique aussi floue qu’essentielle.

Mais outre leur douceur apparente, qu’ont-ils de spécial, ces écouteurs? Deux choses: la première, c’est une série d’appareils permettant d’évaluer l’état de conscience de l’utilisateur, c’est-à-dire s’il est éveillé ou endormi du sommeil du juste – et, dans ce cas, dans quel phase du sommeil il se trouve.

La seconde, c’est une application pour téléphone intelligent qui réunit plusieurs fonctionnalités, notamment des informations sur ce sommeil, justement, ou sur l’utilisation de l’appareil en général. Cette même application permet aussi de contrôler la fonction principale du casque d’écoute, c’est-à-dire la diffusion de musiques d’ambiance ou de fonds sonores qui visent à calmer et faciliter le passage vers le sommeil. Il est aussi possible de faire jouer divers types de bruits blancs, notamment pour les gens qui souffrent d’acouphène, ou qui dorment dans des environnements où un bruit de fond entêtant nuit à la qualité du sommeil, par exemple.

Il est aussi possible de programmer son casque d’écoute pour que celui-ci s’éteigne un certain temps après que nous nous soyons endormis, ou de simplement diminuer le volume du fond sonore, entre autres options.

À noter que le casque d’écoute est aussi livré avec un masque pour les yeux, histoire de vraiment se couper de l’environnement extérieur pour maximiser la qualité de sa nuit.

Tout cela est bien beau, mais le Kokoon Relax souffre de sa propre ambition. Tout d’abord, lors des premières utilisations, un bruit ressemblant à de la friture sur une ligne téléphonique venait franchement nuire à l’expérience, d’autant plus que le bruit en question se faisait surtout entendre dans l’écouteur droit. Il a fallu faire des recherches sur internet pour comprendre qu’il s’agissait de la technologie d’annulation du bruit justement vantée par l’entreprise, mais dont il n’est pas fait mention dans le très court manuel fourni avec le casque, ni dans l’application elle-même.

Et pour faire cesser ce bruit, justement, la réponse se trouve encore en ligne: la manoeuvre est très simple (appuyer deux fois sur un bouton), mais si on l’ignore, on risque de chercher longtemps.

Mais cela est ultimement quelque peu trivial, et on ne saurait jeter trop fort la pierre aux concepteurs de l’appareil. Autrement, l’expérience est agréable, et il est effectivement tout à fait relaxant d’écouter la pluie tomber, ou encore un feu de camp crépiter doucement sous une nuit qu’on imagine étoilée.

Le plus grand problème du Kokoon Relax, en fait, tient à sa nature même: peu importe les bruits bloqués ou diffusée, l’appareil demeure un casque d’écoute assez volumineux.

Pas question, donc, de dormir dans une autre position que sur le dos. Idem avec le masque en plus, si on l’enfile. Il faut ainsi espérer que la nuit ne sera pas trop agitée, car le casque devient inconfortable si l’on finit par se retrouver sur le côté.

Tout cela ne veut pas dire que le gadget est une mauvaise idée, ou qu’il ne remplit pas sa fonction. Simplement, sans doute, qu’il faudra s’y habituer avant d’en tirer le plus d’avantages possible.

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À propos du journaliste

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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