Olija: quelques harpons de piège

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S’inscrivant dans la lignée de classiques comme Castlevania, Olija est un jeu de plateformes et d’aventure éminemment rétro qui, en dépit de sa courte durée, laissera une impression durable chez les joueurs.

Puisque la mer procure de moins en moins de poissons et que les pêcheurs ont de plus en plus de difficulté à subvenir à leurs besoins, Faraday, le héros que l’on incarne dans Olija, décide de quitter son village et de partir à l’aventure en quête de gloire et de fortune. Malheureusement, peu de temps après son départ, son navire est complètement détruit par une baleine, et le pauvre homme fait naufrage sur une terre maudite, nommée Mangemonde. Il y découvre un légendaire harpon, mais en prenant possession de l’objet magique, il réveille une foule de monstres et l’hostilité des habitants de l’endroit, ce qui compliquera substantiellement ses tentatives de rescaper les membres de son équipage, et de rentrer chez lui.

Olija est un jeu de plateformes de la vieille école. Mettant une variété d’armes à la disposition du joueur, dont des épées, des couteaux, des arbalètes ou des fusils, le combat est rapide et satisfaisant même si, à l’exception des boss peuplant certains niveaux, les ennemis ne sont pas particulièrement coriaces. La vedette du titre est incontestablement le harpon magique, qui ne permet pas seulement de franchir rapidement la distance séparant le héros de ses nombreux adversaires, mais s’avère aussi fort utile dans l’exploration, puisqu’on peut se téléporter instantanément où on le plante et atteindre des endroits qui semblaient auparavant inaccessibles.

Image tirée du jeu

Mangemonde est constitué d’une série d’îles. Au fil de l’exploration, on découvre des cartes faisant apparaître de nouvelles destinations, mais aussi des rescapés du naufrage de son navire. Ceux-ci viennent alors peupler notre camp de fortune, et nous aident dans notre quête. On peut ainsi acquérir les services d’un alchimiste, capable d’augmenter notre barre de vie en échange de pièces d’or, un marin aventurier dont on finance les voyages afin qu’il partage le fruit de ses expéditions avec nous, et un chapelier fabriquant une variété de couvre-chefs qui augmentent notre résistance au poison ou nous permettent de bouger plus rapidement.

L’action dans Olija est présentée dans une vue horizontale dont l’éloignement varie en fonction des tableaux. Ses graphiques 2D en « pixel art » sont à peine plus évolués que ceux de Out of this World ou du premier Pitfall, mais malgré tout, le jeu réussit quand même à créer une ambiance unique grâce à ses influences asiatiques, son style, et ses animations fluides. Très brève, la campagne ne dure pas plus de quatre à cinq heures, une dizaine au maximum si l’on prend le temps de bien explorer afin de trouver tous les trésors qui s’y dissimulent, ce qui n’est pas si mal pour un titre se détaillant dans les eaux de quinze dollars.

Olija ne plaira certainement pas à tous, mais les nostalgiques s’ennuyant de la simplicité des jeux d’autrefois et ceux que les graphiques primitifs ne rebutent pas sauront apprécier ce titre à l’ambiance unique.

6.5/10

Olija

Développeur : Skeleton Crew Studio

Éditeur : Devolver Digital

Plateformes : Nintendo Switch, PS4, Windows et Xbox One (testé sur Xbox One)

Jeu disponible en français (textes à l’écran seulement)

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À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.

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