Castlevania, saison 2: comme un petit goût cuivré

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Chose promise, chose due: après à peine quatre épisodes pour la première saison, voilà que la télésérie d’animation Castlevania reprend du service sur Netflix pour une nouvelle fournée en huit parties. Amateurs de vampires, de sang qui gicle et d’aventuriers armés d’un fouet, cette deuxième saison est pour vous.

La guerre fait toujours rage en Wallachia, région de l’est de l’Europe ciblée par Dracula, qui y déverse des hordes de créatures maléfiques. Les humains ont tué sa compagne en la brûlant sur un bûcher: ils doivent mourir, a-t-il tranché.

Pour protéger les humains – ou, du moins, se protéger eux-mêmes –, on compte le trio formé de Trevor Belmont, dernier héritier du célèbre clan de chasseurs de vampires; Sypha Belnades, sorte de magicienne du désert, et Alucard, le fils de Dracula. Ce dernier, doublé par James Callis (Gaius Baltar dans Battlestar Galactica), aura fréquemment maille à partir avec Trevor, joué par Richard Armitage. Quant à la voix de Dracula, ce n’est nul autre que Graham McTavish qui reprend du service, au grand plaisir des amateurs.

Dans cette nouvelle saison, donc, la guerre se poursuit, mais au sein des forces de la Nuit, la colère gronde. Après tout, Dracula, las des banales préoccupations terrestres, a confié son état major à deux humains, tous deux capables de forger des créatures démoniaques, et tous deux désireux d’en finir avec la fange qui souille l’humanité. Bien entendu, la chose n’est pas du goût des vampires, qui voient d’un mauvais oeil le fait d’être dirigés par ce qu’ils considèrent être leur nourriture.

Toujours inspiré du jeu vidéo du même nom, et plus précisément de Castlevania III: Dracula’s Curse, la nouvelle fournée d’épisodes de la télésérie viendra certainement combler les attentes des amateurs du genre. Animation plus que léchée, violences, horreur et vampires, tout cela rendu disponible à quelques jours de l’Halloween… Que peut-on demander de plus?

Petits ac-crocs

Force est d’admettre que cette deuxième saison donne encore l’impression d’avoir été découpée à partir d’un (long) téléfilm. Les premiers épisodes s’écoulent relativement lentement, avec peu d’affrontements, et principalement des dialogues. Idéal pour se familiariser avec les nouveaux personnages – et pour voir Belmont et Alucard s’invectiver à qui mieux mieux –, mais les assoiffés de combats devront prendre leur mal en patience. Pour les autres, ceux qui recherchent davantage, dans cette série, qu’une simple succession de batailles sanglantes, cette profondeur supplémentaire sera franchement appréciée.

Quant aux mordus de la première heure, ils ne pourront que se réjouir lorsqu’en plein combat contre des vampires, le thème iconique de Castlevania se met à résonner. Les droits pour le reste des thèmes musicaux des jeux étaient peut-être trop onéreux, mais impossible de passer outre ce morceau inoubliable.

Cela fait-il de cette deuxième mouture une saison parfaite? Pas tout à fait: entre le début un poil trop long et la finale un poil trop courte, il y aurait eu matière à prolonger un peu le plaisir. Fort heureusement, Netflix a déjà confirmé avoir commandé une troisième saison. Empoignez fouet, ail et crucifix, Trevor Belmont n’a pas dit son dernier mot!


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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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