Les débuts de la domotique facile avec TP-Link

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Encore aujourd’hui, le terme domotique évoque des processus complexes, une installation coûteuse et une utilisation trop souvent hasardeuse. Il y a bien les assistants personnels, comme le Home Mini de Google, mais dans l’ensemble, la domotique moderne semble encore réservée à l’élite. Fort heureusement, l’entreprise TP-Link propose plusieurs produits (relativement) faciles d’installation et d’utilisation.

Le premier de ces produits est la prise électrique contrôlée par le réseau wifi, logiquement nommée Smart Wi-Fi Plug Mini. Le concept pourrait difficilement être plus simple: vous branchez la prise dans une prise électrique, vous configurez le tout à l’aide de l’application mobile Kasa, et il sera ensuite possible d’allumer ou d’éteindre à distance n’importe quel appareil branché sur la prise en question.

Bien honnêtement, une seule prise contrôlée par internet ne permet pas d’accomplir des miracles. On pourra toujours arguer qu’il est possible de donner l’impression d’être à la maison, et ce même lorsque l’on est en déplacement, mais il faudrait alors plusieurs autres prises pour que l’illusion soit efficace.

Photo: TP-Link.

Que la lumière soit!

Parmi les appareils envoyés aux bureaux de Pieuvre.ca à des fins de test, on compte également un interrupteur lui aussi contrôlé par wifi, l’Interrupteur intelligent Wi-Fi HS200.

À l’image de la prise électrique, l’interrupteur peut être activé ou désactivé à distance grâce à l’application Kasa. Il est doublé d’un gradateur, qui donne l’occasion de varier l’intensité de l’éclairage.

Cependant, là où l’installation de la prise électrique ne nécessitait qu’une étape physique avant la configuration, l’interrupteur, lui, nécessite forcément le retrait d’un interrupteur standard déjà installé. Les gens déjà à l’aise avec de petits travaux électriques seront aisément capables d’installer le tout, bien que certains câbles présents sur le boîtier de l’interrupteur ne correspondent pas nécessairement aux couleurs des câbles déjà présents dans la boîte électrique. Rien de catastrophique, mais il faudra peut-être interchanger des câbles à quelques reprises avant de trouver la bonne combinaison.

Il faut par ailleurs souligner qu’il ne sera pas possible d’installer cet interrupteur sur un circuit double, c’est-à-dire sur un circuit contrôlé par deux interrupteurs différents. Le hasard fait parfois mal les choses, et la maison de ce journaliste est configurée d’une telle façon que cette notion a été apprise à la dure.

Photo: TP-Link.

Connectés partout

Enfin, le troisième et dernier appareil – ou plutôt série d’appareils -, est le kit Deco, qui comprend trois routeurs sans-fil servant à la fois de points d’accès à internet et de relayeurs de signal wifi.

Qu’il s’agisse de prolonger le signal à l’intérieur d’une grande maison, plutôt que d’opter pour des solutions plus coûteuses, ou de contrecarrer l’impact néfaste, sur la connectivité, des murs des vieux logements du Plateau-Mont-Royal, les routeurs M5 de l’ensemble Deco sont visuellement attrayants, occupent peu d’espace et remplissent parfaitement leur mandat.

Oui, il a été un peu plus compliqué que prévu de configurer les deuxièmes et troisièmes routeurs, après avoir installé et activé le premier, encore une fois grâce à une application mobile – appelés Deco, cette fois. La méthode proposée, simplement en détectant le signal wifi existant et en s’y connectant, n’a pas porté fruit, même quand l’émetteur et le récepteur se trouvaient dans la même pièce. Il a toutefois suffi de se rabattre sur l’option de configuration par Bluetooth pour atteindre l’objectif.

L’autre avantage des routeurs Deco est la présence de deux ports réseau dans chacune des trois bornes identiques: idéal si vous souhaitez passer à une connexion filaire, une fois votre signal internet transmis à travers un logement, par exemple.

L’inconvénient de la présence de ces deux ports, c’est… qu’il n’y a que deux ports. Ainsi, la borne originelle sera forcément branchée sur le modem grâce à un câble réseau, ce qui monopolisera une connexion filaire. Si l’on dispose d’un ordinateur branché en mode filaire dans la même pièce, aucun problème, mais si l’on y trouve aussi une imprimante réseau, on se retrouvera face à un petit problème qui peut devenir embêtant.

Heureusement, si l’on dispose d’un vieux routeur, il est habituellement facile de transformer celui-ci en commutateur – en switch, dans la langue de Shakespeare -, ce qui permettra de connecter plusieurs appareils supplémentaires sur le réseau, et ce à l’aide de câbles.

Photo: TP-Link.

Franchir le seuil

Cela vaut-il la peine de s’équiper en prises électriques et interrupteurs « intelligents »? Chacun des deux appareils testés est vendu pour 40$ en magasin; bien honnêtement, si l’on s’en tient à un ou deux de ces appareils, le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Toutefois, en décidant de multiplier les possibilités en puisant dans la gamme de produits offerts par TP-Link – l’entreprise offre également des ampoules connectées, par exemple, ainsi que des caméras vidéo -, et en combinant aisément le tout au sein de l’application mobile Kasa, il apparaît simple et franchement intéressant de « connecter » sa maison. Encore faudra-t-il y mettre le prix…

Parlant de prix, celui exigé pour l’ensemble Deco et ses trois routeurs, 350 $, peut paraître élevé, mais il s’agit du prix d’un routeur haut de gamme traditionnel, dont la puissance peut facilement être mise à mal par des obstacles physiques ou des interférences électromagnétiques.

En multipliant par trois la puissance de diffusion, les routeurs Deco permettent de « brancher » plus qu’efficacement une maison et de disposer de la vitesse de connexion maximale dans presque toutes les circonstances.

Bien sûr, combiner le routeur et les appareils de domotique contrôlés par wifi offre la possibilité de ne jamais craindre de perdre un signal et de s’avérer incapable de contrôler sa « maison branchée » à distance. Puisque tout cela ne nécessite, dans le pire des cas, que des travaux mineurs, il s’agit-là d’une solution de domotique destinée au commun des mortels. Et c’est tant mieux.


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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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