Soirée cinéma avec l’OSM et Steven Spielberg

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Dans le cadre de ses démarches pour rajeunir et diversifier le public assistant à ses concerts, l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) présentait mardi soir une projection du film E.T., l’extraterrestre. Pour l’occasion, la cheffe Dina Gilbert était aux commandes des musiciens pour donner vie à la fantastique trame sonore concoctée par le non moins excellent John Williams.

Symbole central de l’attrait de l’événement: la salle de la Maison symphonique était non seulement pleine à craquer, mais nombre de parents étaient accompagnés de leurs enfants. Soirée nostalgie pour les premiers, découverte inattendue pour les autres, cette séance cinéma s’intègre tout en douceur dans le programme habituel de l’orchestre. Après tout, la plupart des classiques du répertoire cinématographique possèdent une trame sonore qui, si elle n’a pas été composée il y a plusieurs siècles, à l’instar d’une bonne partie du répertoire traditionnel de l’OSM, n’en demeure pas moins fortement inspirée des grands noms du genre.

Qui de mieux, d’ailleurs, pour nous ramener 30 ans en arrière et nous faire vivre une épopée spatiale californienne que John Williams lui-même? Celui qui a donné vie aux mélodies de Star Wars et Indiana Jones, entre autres titres particulièrement célèbres du septième art est ici fidèle à lui-même, non pas dans le sens où il s’inspire plus ou moins largement de compositeurs qui l’ont précédé (toute référence aux Planètes de Gustav Holst est ici pure coïncidence), mais dans le sens où ses mélodies, si elles sont relativement plus simples que les grandes symphonies, n’en sont pas moins tout à fait mémorables.

Sur scène, l’orchestre réussit à prendre parfaitement bien sa place, en n’étant jamais trop présent, ni jamais réellement absent. Il existe bien entendu des séquences où certains bruitages sont carrément repris du film, par exemple, ou des moments où les personnages s’expriment sans accompagnement musical, mais lorsque la musique reprend ses droits, elle est définitivement plus vivante, dynamique et accrocheuse que s’il ne s’agissait que de la bande son originale du film.

E.T. est-il un grand film? Un bon film, certainement, surtout pour les enfants. Il est d’ailleurs étonnant de constater à quel point l’oeuvre a bien vieilli, malgré ses plus de 30 ans. Ce qui fait la différence, toutefois, c’est cet accompagnement musical des gens de l’OSM, sous la direction de Mme Gilbert. Bien honnêtement, il faudrait pratiquement se demander pourquoi l’orchestre n’avait pas déjà exploité ce créneau. Après tout, combiner concert de musique classique et projection d’un film connu et aimé, le tout pour moins de 50$ le billet, est tout à fait logique.

Une bien belle soirée, bref, que ce journaliste a terminée en enfourchant son vélo et en sifflotant le thème principal du film. Point d’envolée magique en BIXI, malheureusement. Seulement des nids-de-poule.


En complément:

Science-fiction pour cordes et instruments à vent avec l’OSM

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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