Star Wars Rebels, saison 4: toute bonne chose a une fin

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Le dénouement était (largement) connu à l’avance: la télésérie d’animation Star Wars Rebels, présentée sur les ondes du Disney Channel depuis quatre ans, ne disposait plus que d’une infime marge de manoeuvre scénaristique, coincée entre sa propre évolution narrative et les impondérables de l’univers de La Guerre des Étoiles. La série prend donc fin après quatre saisons fort bien remplies.

Lancée avec une identité de série pour enfants, ou de jeunes adolescents, Rebels a rapidement gagné en maturité, confrontant notre bande de rebelles installés à bord du Ghost à de simples forces impériales coloniales, d’abord, puis à des adversaires toujours plus coriaces. Vint ensuite, lors de la deuxième saison, un bref affrontement avec Darth Vader lui-même, alors que le jeune Ezra Bridger, le héros de la série, apprenait peu à peu à maîtriser la Force.

Si la troisième saison a vu Bridger poursuivre sa formation, et l’équipe du Ghost rejoindre officiellement les rangs de la Rébellion naissante, la quatrième saison place nos protagonistes dans l’eau bouillante. Avec le Grand Amiral Thrawn à leurs trousses, et alors que l’Empire multiplie les attaques contre le mouvement de contestation qui affaiblit peu à peu son emprise malveillante sur la galaxie, les personnages de Rebels se retrouveront rapidement au bord du gouffre.

Parallèle évident, mais parallèle efficace, le mûrissement, si l’on puis dire, d’Ezra Bridger, devenu par la force des choses l’une des pièces centrales du mouvement rebelle, accompagne très bien l’augmentation de la pression sur ce même mouvement rebelle de la part des forces impériales.

Davantage portée sur la religion, sur le mysticisme entourant la Force et les Jedi, cette quatrième et dernière saison de Rebels reprend de fait le thème central des trois premiers épisodes cinématographiques de la saga, soit l’opposition entre le sacré et le profane, entre le pouvoir surnaturel de la Force et la puissance toute matérielle de la machine de guerre impériale. Les spectateurs ont même droit à quantité de références à Rogue One, l’antépisode sorti il y a quelques années.

Il est d’ailleurs franchement intéressant d’apprendre que divers haut gradés de l’Empire se font la lutte pour obtenir des ressources destinées à divers projets spéciaux, dont celui de l’Étoile noire. On sait bien entendu ce qu’il adviendra de la station spatiale de combat, mais voilà sans doute ce que les gens de chez Disney ont su faire de mieux, dans Rebels: ils ont pris le temps d’établir les bases des diverses intrigues. Peu de choses surviennent subitement, sans crier gare; on a plutôt droit à des scénarios se déroulant sur plusieurs épisodes, ce qui donne amplement de temps pour mieux comprendre les personnages et leurs motivations.

Tout cela ne veut pas dire que cette quatrième déclinaison de Rebels n’est pas sans faille. Les limites budgétaires sont parfois évidentes, tout comme le fait que la série est destinée aux enfants, au mieux aux adolescents. Nous sommes sur la chaîne Disney XD, après tout! Faut-il pour autant espérer une série pour adultes, avec tout le sérieux que cela comporterait? Star Wars n’est-il pas un univers d’abord destiné aux jeunes, et dont les partisans d’aujourd’hui sont justement ceux qui ont grandi avec les aventures de Luke, Han et Leïa il y a maintenant plusieurs décennies?


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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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