Maize, un jeu qui s’enfarge

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Hugo Prévost

L’équipe de Finish Line Games, un studio de développement ontarien, tente sa chance avec Maize, un jeu d’exploration et d’énigmes à résoudre dans un univers où les champs de maïs recèlent bien des secrets.

Dès la lecture de la description du jeu sur la plateforme numérique Steam, le ton est donné: les développeurs de Maize font dans l’humour absurde et multiplient les jeux de mots portant sur les blonds épis.

Une fois dans le jeu, le concept est un peu plus clair. Maize est un jeu où, pour progresser d’un endroit à un autre, il est nécessaire de trouver divers objets et de les employer au moment opportun pour déverrouiller les zones subséquentes, qui sont pour l’instant rendues inaccessibles par l’accumulation de boîtes d’expédition de couleur orange.

La première chose qui saute toutefois aux yeux lorsque l’on commence une nouvelle partie, c’est que l’engin graphique semble éprouver quelques difficultés. Supposé tourner sous Unreal Engine 4, qui est pourtant capable de grandes prouesses, Maize affiche ses textures à la va-comme-je-te-pousse, et ce malgré que le titre ait lui-même décidé de pousser les options visuelles à leur maximum. La faute, peut-être, à une version pas tout à fait au point avant le lancement officiel du titre, début décembre, mais il est un peu déconcertant de voir les objets prendre une teinte plus nette lorsqu’on s’en rapproche à presque pouvoir les toucher. L’oeil finira par ne plus y porter attention, mais le mal est (en partie) fait.

Redonnons toutefois à César ce qui lui appartient: le studio a mis en ligne un correctif qui doit sans doute venir améliorer les performances du jeu. Hélas, on aura beau publier toutes les rustines du monde, rien ne pourra changer le problème fondamental de Maize: le titre est tout simplement ennuyant. Le joueur erre d’emplacement en emplacement, récoltant des objets dont l’utilité n’est pas toujours apparente, et finit éventuellement par dégager le sentier vers la prochaine partie du niveau en comprenant finalement, par exemple, que le clou rouillé récolté quelques 15 minutes auparavant grâce aux pinces ramassées à l’autre extrémité de la carte vient s’insérer dans la boîte de fusibles de la maison abandonnée pour alimenter la chaîne stéréo installée dans le salon, chaîne stéréo qui crachera le CD qu’elle contient. Disque compact qui, à son tour… Bref, aller du point A au point B en passant par toutes les autres lettres de l’alphabet.

Pour donner une atmosphère légère, les développeurs s’inspirent des gags absurdes de Portal et The Stanley Parable. Mais ici, l’humour tombe à plat. Peut-être parce qu’il n’y a pas (du moins, au début), de personnage pour nous accompagner, que ce soit sous la forme d’une narration ou d’un véritable compagnon présent sur le terrain.

Peut-être que cette fameuse rustine est venue changer tout ça. Mais après avoir progressé pendant une heure, et être ensuite incapable de charger sa partie, l’intérêt s’évanouit et on passe à autre chose. Dommage!

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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