Takenoko, les aventures au pays du panda

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Hugo Prévost

Cultiver la terre, développer le territoire et récolter les fruits de son labeur: le jeu de société Takenoko fait endosser les habits de jardinier, de dresseur d’animaux exotiques et de planificateur territorial à l’époque de la Chine impériale.

Dans cette course aux points dans l’Empire du milieu, les joueurs doivent donc assembler un territoire en déposant des tuiles autour d’un étang central, y faire pousser du bambou en manoeuvrant le personnage du jardinier, ou encore récolter le bambou cultivé en utilisant plutôt la figurine du panda. L’idée consiste à accomplir des objectifs secrets que les joueurs pigent au hasard en début de partie, mais qu’ils peuvent aussi multiplier en cours de route.

Takenoko offre effectivement de multiples possibilités de jeu: d’abord en jetant un dé, dès le deuxième tour, pour déterminer la ou les actions spéciales pouvant être effectuées, puis en posant deux gestes qui auront un impact direct sur l’un des trois axes de développement déjà mentionnés.

L’idée semble simple, mais l’essentiel de l’attrait du jeu repose sur le fait que les objectifs secrets sont, comme leur nom l’indique, dissimulés au regard des autres joueurs. Il est ainsi fort possible qu’un adversaire nous donne un coup de main, voire accomplisse carrément un objectif à notre place. Si les conditions gagnantes n’ont pas été modifiées entre temps, il n’y aura plus qu’à réclamer les points « gratuits » ainsi obtenus.

Le début de partie, alors que les joueurs s’en tiennent majoritairement à leurs objectifs initiaux et avancent quelque peu à tâtons en fonction des gestes de leurs adversaires (des contraintes réduisent entre autres les mouvements du jardinier et du panda, sans compter l’effet imprévu du dé), peut sembler lent. Mais les choses vont rapidement s’accélérer au fur et à mesure que le territoire s’agrandira et que le bambou se mettra à pousser. Les joueurs atteindront de plus en plus prestement leurs objectifs, rapprochant d’autant la fin de la partie, le joueur atteignant le premier la limite des sept objectifs réussis obtenant des points supplémentaires et déclenchant un dernier tour.

Parlant d’objectifs, d’ailleurs, il semble particulièrement plus facile de s’appuyer sur les cartes donnant des points pour l’agencement des tuiles et la culture du bambou que sur celles nécessitant de récolter ce même bambou à l’aide du panda. Il n’est pas inhabituel de voir son score augmenter de cinq, voire même dix points ou plus dans les derniers tours, alors que les joueurs se ruent vers les cartes d’objectifs supplémentaires pour coiffer leurs adversaires au poteau.

Si Takenoko semble souffrir d’un certain déséquilibre quant à ses cartes d’objectifs, le jeu fonctionne selon des principes bien intéressants qui garantissent une fin de partie enlevante et un pointage bien plus serré que ce les tribulations de début et de milieu de partie pourraient laisser présager.

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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