Necropolis: attention aux monstres!

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Hugo Prévost

Dans un sombre et étrange labyrinthe maléfique, nos héros s’aventurent toujours profondément dans les entrailles de la terre. Soudain, un cri déchire le silence: un ennemi se précipite sur nos guerriers, l’arme à la main. Facilement terrassé, il a pourtant attiré une horde d’adversaires plus coriaces, qui donneront du fil à retordre à nos preux chevaliers. 

Necropolis, dernier-né du studio Harebrained Schemes et propulsé par le géant du divertissement numérique Bandai Namco, est un jeu d’aventure à la troisième personne mêlant création d’items, destruction d’ennemis en série et mort permanente. Mort permanente, en effet, car les donjons de Necropolis ne pardonnent pas.

À sa sortie, le jeu avait provoqué l’agacement de quelques critiques: contrôles impossibles à modifier, textures manquantes, petits bogues graphiques… Les développeurs sont repassés derrière pour soigner un peu plus l’apparence de leur création, et voilà donc un jeu qui fonctionne très bien.

Gare, toutefois, à ne pas se leurrer: Necropolis a beau afficher qu’il peut être joué en solo, il n’est aucunement recommandé de s’aventurer seul dans ses salles et dédales. Lors d’un premier essai, une chute dans un puits d’ascenseur béant menant au premier niveau a donné le ton: c’est terminé, merci de votre participation, et à la prochaine. On ne badine certainement pas avec l’expression « mort permanente » chez Harebrained Schemes!

Le temps de se recréer un personnage, et hop!… notre héros meurt sous les coups d’une meute d’ennemis quelques corridors plus loin, dans un donjon généré aléatoirement aux conséquences funestes.

Non… Necropolis est un jeu mieux apprécié en mode collaboratif, et donc avec un, deux, ou encore trois amis qui profitent de la « facilité de connexion », souligne la relationniste au moment d’envoyer la clé d’activation du jeu. Effectivement, le jeu à deux se révèle légèrement plus facile, mais ouvre également la voie à des manoeuvres collaboratives, que ce soit l’attaque des monstres par derrière pendant que ceux-ci, fort têtus, foncent sans fléchir vers leur cible, ou encore le fait, extrêmement utile, de ressusciter les camarades tombés au combat.

S’inspirant de Diablo et de Dungeon Siege, mais avec l’ajout de la fabrication d’objets et de potions comme dans Skyrim, par exemple, Necropolis combine certaines bonnes idées de ces titres aux propres intuitions originales de ses créateurs. L’univers est entre autres rempli de descriptions humoristiques et de blagues destinées à alléger l’atmosphère. Qui ne voudrait pas, ainsi, une Épée en feu de Bob? Ou une potion se révélant être Uniquement du poison. Désolé? Le tout plongé dans une esthétique touchant au figuratif, avec ses couleurs et ses lignes tenant pratiquement de Tron Legacy. On aurait peut-être souhaité quelques textures plus colorées sur des murs qui sont gris pendant longtemps, mais autrement, les indicateurs visuels du jeu remplissent parfaitement leur rôle.

Voilà, en fait, la réaction première lorsqu’il est temps de s’aventurer dans les corridors de Necropolis: le jeu peut sembler manquer de substance, d’autant plus que la courbe d’apprentissage relevée pourrait décourager quelqu’un jouant en mode solo. Mais il ne faudra qu’un peu de détermination (et du temps de jeu supplémentaire) pour constater à quel point ce titre est intéressant et accrocheur. À essayer en groupe.

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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