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La partie est loin d’être gagnée pour l’administration Biden au Moyen-Orient, même si le nouveau président n’a pas perdu de temps pour clamer que « l’Amérique est de retour! ». Selon un récent rapport du Wilson Center, la Russie s’est solidement implantée dans cette région plus que volatile, et il faudra donc que Washington apprenne à contrer Moscou, tout en tenant compte des agissements d’Israël et de l’Iran.

Les années se suivent et la situation ne s’améliore pas: pour son bilan 2020, l’organisation Reporters sans frontières (RSF) fait état d’un « niveau historiquement haut » du nombre de journalistes emprisonnés à travers le monde, habituellement pour avoir simplement fait leur travail. Ainsi, après les 389 journalistes écroués en 2019, ce nombre est passé à 387 cette année. Seul point positif: cette stagnation, après une augmentation de 12% enregistrée en 2019.

On a peut-être tendance à l’oublier, près d’une dizaine d’années après son éclatement, et alors que la planète est submergée par la pandémie de COVID-19, mais la Syrie est toujours à feu et à sang, à la suite des manifestations d’abord pacifiques découlant du Printemps arabe. Avec le poignant documentaire Loin de Bachar, le réalisateur Pascal Sanchez permet d’explorer le quotidien d’une famille ayant trouvé refuge au Canada, mais dont le coeur est toujours en Syrie.

Confrontée à une vague d’immigration régulière – et surtout irrégulière – depuis plusieurs années, un phénomène qui a pris de l’ampleur avec l’éclatement de la guerre civile en Syrie, l’Europe compterait aujourd’hui entre 4 et 5 millions d’immigrants y vivant sans papiers. L’équivalent de la population d’un petit pays du Vieux Continent, mais aussi une goutte d’eau dans l’océan démographique européen.

Huit ans après l’éclatement de la guerre civile syrienne, qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts, la violence et la misère se poursuivent dans ce pays du Proche-Orient. Selon les Nations unies, plus de la moitié de la population du pays a maintenant besoin d’aide humanitaire.

Quatre mille ans. Quatre mille ans de guerres, d’horreur, de massacres. Quatre mille ans d’exils, de quêtes identitaires souvent vouées à l’échec. Au théâtre de Quat’sous, Olivier Kemeid remonte L’Énéide, pièce portant sur l’éternelle quête des réfugiés, jetés sur les routes du monde par ce qui est trop souvent attribuable à la bêtise humaine.

Guerres, violences, persécutions… les troubles qui agitent notre planète ont jeté un nombre record de gens sur les routes, loin d’un foyer trop souvent réduit à un tas de ruines fumantes. Selon le plus récent rapport du Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), quelque 71 millions d’hommes, femmes et d’enfants étaient déracinées à la fin de 2018, un triste constat.