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Si vous avez l’impression d’avoir manqué certaines des tuiles qui sont récemment tombées sur la tête des géants du pétrole, il y a de quoi: à moins de 12 heures d’intervalle, mercredi, trois de ces compagnies ont reçu de trois endroits différents, des revers qui ont un caractère historique.

Dans la méga-entente judiciaire sur le Roundup annoncée cette semaine, par laquelle la compagnie Bayer s’engage à verser plus de 10 milliards de dollars pour régler un recours collectif intenté par des milliers d’Américains, il y a une clause qui est passée inaperçue, mais qui pourrait avoir des conséquences beaucoup plus grandes au plan scientifique: les deux parties se sont entendues pour créer un panel d’experts indépendants.

Les changements climatiques ne relèvent pas des tribunaux: c’est le verdict qu’a rendu la cour d’appel de San Francisco le 17 janvier, annulant ainsi la poursuite menée depuis 2015 par 21 jeunes militants pour le climat. Ils accusaient le gouvernement fédéral de violer leurs droits à un environnement sain.

Soixante-dix-huit millions: c’est le nombre de joueurs actifs que compte le jeu vidéo Fortnite à travers le monde. Il est décrit par sa compagnie, Epic Games, comme le jeu le plus populaire de la planète. Mais des drapeaux rouges commencent à être levés alors que de plus en plus de joueurs, surtout des adolescents, en font une utilisation abusive. Le Détecteur de rumeurs s’est demandé si on pouvait parler de « dépendance à Fortnite ».

Dans le procès contre la multinationale du pétrole Exxon, qui doit commencer mardi à New York, la compagnie est accusée d’avoir trompé ses investisseurs sur les risques financiers liés aux changements climatiques. Ça semble être une question d’ordre administratif ou monétaire mais en réalité, c’est une question tout ce qu’il y a de scientifique.

Restrictions officielles, mainmise de l’État sur les organes d’information, élection de leaders populistes – quand ils ne se réclament pas carrément de l’extrême droite –, contestations judiciaires… la liberté de presse est en bien mauvaise posture en cette année 2019, déplore Reporters sans frontières (RSF) dans son rapport annuel, où le Canada se classe en 18e position.