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Les organisations s’opposant à la lutte contre les changements climatiques obtiennent une plus grande couverture médiatique que celles qui veulent combattre les émissions polluantes et l’effet de serre, selon une nouvelle étude de l’Université Brown.

Confrontée à des attaques sans précédent de la part de l’actuel président américain, Donald Trump, contre la liberté de presse, Reporters sans frontières en appelle aux deux adversaires en vue de la présidentielle de novembre, républicain comme démocrate, d’adopter huit recommandations pour assurer que les journalistes pourront faire leur travail sans entraves au lendemain de l’élection.

Séances de discussion entre enseignants, élèves et journalistes, visites de plateaux de radio et de télévision, ateliers de production d’un contenu médiatique… Pour sa 30e édition, la Semaine de la presse et des médias dans l’école s’est déployée cette année avec 178 activités à travers la France. Objectifs: comprendre le système médiatique, former le jugement critique et développer le goût pour l’actualité.

Quel est l’impact des vérificateurs de faits qui travaillent en partenariat avec Facebook depuis 2016, si on le compare avec l’impact des fausses nouvelles? Une analyse des cinq vérifications les plus populaires de la semaine, révèle un impact qui, dans certains cas, est étonnamment plus fort que ce qu’on imagine généralement… mais qu’il y a encore du chemin à faire.

En 2016, une étude de l’Université Stanford, en Californie, concluait que la majorité des enfants américains d’âge scolaire étaient incapables de distinguer le fait de la fiction sur Internet et tout autant incapables de faire la différence entre une publicité et un reportage. En partie en réaction à cette étude, le gouvernement de Californie vient tout juste de voter une loi sur « l’éducation aux médias » à l’école: son but est de promouvoir une « culture médiatique » dans les écoles publiques — qu’est-ce qu’une source crédible, comment distinguer le vrai du faux, comment élever son esprit critique face à l’information, etc.

L’appel à la mobilisation sous la forme d’un mémo. Marjorie Pritchard, l’éditrice adjointe du Boston Globe, a contacté les conseils d’administration d’autres journaux, la semaine dernière. « Nous proposons de publier un éditorial, le 16 août, sur les dangers de l’assaut de cette administration contre la presse, et demandons aux autres journaux de s’engager à publier leur propre éditorial à pareille date », lisait-on dans la note.

Les trois journalistes russes se sont aventurés en République centraficaine, un pays violent et en proie aux attaques de bandes rebelles, dans le cadre d’une enquête audacieuse sur l’utilisation de mercenaires, par le Kremlin, pour étendre son influence en Afrique, en Syrie et dans d’autres territoires. Trois jours plus tard, ils étaient morts, supposément abattus par des voleurs sur une route empruntée par bien d’autres voyageurs sans problème.

Un homme armé d’un fusil à pompe et de grenades fumigènes a attaqué la salle des nouvelles d’un journal connu à Annapolis, la capitale du Maryland, jeudi après-midi, tuant cinq employés, dont le rédacteur en chef et trois autres journalistes, en plus de faire deux blessés et de pousser les autorités de l’ensemble des États-Unis à offrir une protection policière à différentes organisations médiatiques.

Le mouvement international des médias vérificateurs de faits, dans lequel s’inscrit le Détecteur de rumeurs, n’est pas la seule chose qui, dans le contexte de la crise des fausses nouvelles, a continué de grossir depuis l’an dernier. « Ces jours-ci, on a l’impression que tout le monde veut organiser son congrès » sur la désinformation, ironisait Alexios Mantzarlis mercredi dernier, en ouvrant le cinquième congrès mondial Global Fact.

En un an, le mouvement journalistique de vérification des faits, dans lequel s’inscrit le Détecteur de rumeurs, a progressé sur tous les plans, suscitant l’envie des journalistes eux-mêmes, mais aussi de chercheurs qui tentent de mieux comprendre la façon dont se propagent les fausses informations. Ainsi que des développeurs, qui rêvent de technologies capables de corriger la déclaration d’un politicien en temps réel — ou presque.