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Les années se suivent et la situation ne s’améliore pas: pour son bilan 2020, l’organisation Reporters sans frontières (RSF) fait état d’un « niveau historiquement haut » du nombre de journalistes emprisonnés à travers le monde, habituellement pour avoir simplement fait leur travail. Ainsi, après les 389 journalistes écroués en 2019, ce nombre est passé à 387 cette année. Seul point positif: cette stagnation, après une augmentation de 12% enregistrée en 2019.

À l’aube de la deuxième guerre d’Irak, Katharine Gun, une analyste du GCHQ, l’agence de surveillance du Royaume-Uni, a transmis une note de la NSA américaine demandant que l’allié britannique serve à faire pression sur les autres membres du Conseil de sécurité des Nations unies pour obtenir une résolution favorable à l’invasion réclamée par Washington. Le récit de ce geste et des conséquences qui en découlèrent se retrouve dans Official Secrets, un docudrame sorti l’an dernier.

Alors que les rumeurs de guerre entre les États-Unis et l’Iran se sont légèrement tues, presque deux semaines après l’assassinat, par Washington, du général iranien Qassem Soleimani lors d’une frappe à Bagdad, et que doit s’entamer le procès de destitution du président Donald Trump au Sénat, les Américains demeurent majoritairement opposé à la façon d’agir de la Maison-Blanche au Moyen-Orient, indique une enquête du Pew Research Center.

La planète a retenu son souffle, mardi soir, alors que les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de l’Iran, ont revendiqué le tir d’une quinzaine de roquettes contre au moins deux bases irakiennes abritant des troupes américaines. Ni l’armée américaine, ni l’armée irakienne n’ont fait état de victimes, pas plus que l’armée canadienne, qui stationne des troupes dans le pays.

L’appel au calme lancé par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, dans la foulée de l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani, n’aura pas été entendu: le gouvernement iranien a annoncé dimanche qu’il ne se sentait plus lié par les dispositions de l’accord sur le nucléaire concernant le nombre maximal de centrifugeuses pouvant être utilisées dans le cadre de ses activités d’enrichissement d’uranium.

Hong Kong, Chili, Équateur, Algérie, Liban, Haïti… la planète se révolte, et l’état de la colère publique inquiète les Nations unies, qui affirment que si chaque série de manifestations est unique, un thème central ressort: celui des inégalités entre les gouvernés et la classe des gouvernants.

Si le territoire syrien occupé par le groupe armé État islamique (EI) n’est plus qu’une fraction de ce que fut le « califat » au faîte de sa gloire, fraction qui est de plus soumise depuis samedi à un assaut donné par les Forces démocratiques syriennes soutenues par les États-Unis, et par les troupes françaises, l’organisation terroriste représente toujours une menace, estiment des experts des Nations unies.

Les États-Unis se sont retirés du Conseil des droits de la personne en juin 2018 en dénonçant un «cloaque de partis politiques», selon l’ambassadrice Nikki Haley, alors que le secrétaire d’État Mike Pompeo jugeait «inadmissible» un «biais continu et documenté du Conseil contre Israël», rapporte le Monde diplomatique de décembre. L’année 2019 s’entame avec 25 conflits armés, d’après La Vanguardia le 20 janvier.

Le prolifique écrivain Parker Bilal, le nom de plume de Jamal Mahjoub, vient de publier le quatrième tome des aventures du détective soudanais Makana. Toujours installé dans la capitale égyptienne, le privé se retrouve cette fois lié à une sombre affaire de trafic d’oeuvres d’art sur fond de Deuxième Guerre du Golfe.