Navigation : guerre civile

Dans un camp, le désespoir de vivre comme dans une prison à ciel ouvert. Dans l’autre, la certitude de détenir la vérité divine et d’avoir le droit de l’imposer par la force. Ça pourrait mal finir.

La partie est loin d’être gagnée pour l’administration Biden au Moyen-Orient, même si le nouveau président n’a pas perdu de temps pour clamer que « l’Amérique est de retour! ». Selon un récent rapport du Wilson Center, la Russie s’est solidement implantée dans cette région plus que volatile, et il faudra donc que Washington apprenne à contrer Moscou, tout en tenant compte des agissements d’Israël et de l’Iran.

On a peut-être tendance à l’oublier, près d’une dizaine d’années après son éclatement, et alors que la planète est submergée par la pandémie de COVID-19, mais la Syrie est toujours à feu et à sang, à la suite des manifestations d’abord pacifiques découlant du Printemps arabe. Avec le poignant documentaire Loin de Bachar, le réalisateur Pascal Sanchez permet d’explorer le quotidien d’une famille ayant trouvé refuge au Canada, mais dont le coeur est toujours en Syrie.

Le Yémen a beau continuer d’être déchiré par une sanglante guerre civile qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts jusqu’à maintenant, le pays a également été une terre d’accueil de fortune pour près de 140 000 réfugiés, l’an dernier, a révélé l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Confrontée à une vague d’immigration régulière – et surtout irrégulière – depuis plusieurs années, un phénomène qui a pris de l’ampleur avec l’éclatement de la guerre civile en Syrie, l’Europe compterait aujourd’hui entre 4 et 5 millions d’immigrants y vivant sans papiers. L’équivalent de la population d’un petit pays du Vieux Continent, mais aussi une goutte d’eau dans l’océan démographique européen.