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Les attaques non fondées de la semaine dernière contre les éoliennes gelées au Texas ont été jugées comme inévitables, puisqu’il s’agit d’un État pétrolier où les gouvernements successifs ont été ouvertement climatosceptiques. Pourtant, il y a 21 ans à peine, c’est le gouverneur d’alors, un certain George W. Bush, qui avait fièrement signé une loi visant à faire du Texas un chef de file de l’éolien.

Il faudra plus que le retour d’un démocrate à la Maison-Blanche pour convaincre les Européens que le système politique américain n’est pas en lambeaux. Selon une note d’information publiée par le Conseil européen pour les relations étrangères (ECFR), la perception des États-Unis par les habitants du Vieux Continent a profondément changé ces dernières années, et certainement pas pour le mieux.

Dans la foulée des élections hors-normes du 3 novembre dernier, aux États-Unis, où les Américains ont non seulement élu Joe Biden à la présidence, mais aussi renouvelé l’ensemble de la Chambre des représentants et une partie du Sénat, les nouveaux élus semblent très fortement campés du côté des croyants, alors que le portrait religieux de l’Amérique est pourtant en pleine transformation, avec une désaffection des églises.

Ceux qui espéraient un exorcisme vont devoir retourner à leurs bénitiers. La nette répudiation du trumpisme que les derniers sondages laissaient entrevoir, au vote populaire sinon au Collège électoral, a plutôt fait place à un duel au corps à corps dont l’issue ne sera pas connue avant ce soir, voire peut-être vendredi. Et ce, même si Donald Trump s’est empressé de proclamer victoire en pleine nuit et de faire appel aux tribunaux pour arrêter le décompte du vote postal dans les États clés où il mène au vote en personne.

Bien que le duel entre Joe Biden et Donald Trump aspire tout l’oxygène disponible, il n’y a pas que la présidence qui sera en jeu le 3 novembre. Les électeurs devront aussi pourvoir des milliers d’autres postes électifs, de l’humble contrôleur des finances du comté jusqu’au puissant sénateur en passant par les shérifs, les législateurs locaux et même… les directeurs d’élections. Voici les portraits de quelques-unes des courses les plus importantes.

Le public est peut-être lassé des candidats qui disent une chose, en campagne électorale, et qui agissent différemment une fois au pouvoir, mais une nouvelle étude porte à croire que les gens honnêtes ont moins de chances de l’emporter le jour du vote.

Un effort coordonné sur Twitter visant à influencer l’élection présidentielle américaine du 3 novembre, en utilisant des trolls et des comptes disposant d’une très forte visibilité, a pour but de semer la discorde, exacerber les divisions politique et saper la confiance envers la démocratie américaine, selon une nouvelle étude de la RAND Corportation. Et ce pourrait bien être le Kremlin qui est derrière tout cela.