Navigation : changements climatiques

Les incendies qui ont ravagé l’Indonésie en 2015 ont engendré un panache de fumée qui a recouvert pendant deux mois la moitié de l’équateur — de l’Afrique orientale jusqu’à l’océan Pacifique — une échelle habituellement associée aux éruptions volcaniques.

Même ceux qui recensent les records semblent dépassés par les événements. Ce n’est pas seulement le 14e mois d’affilée à battre un record de chaleur, le semestre le plus chaud en 130 ans et la fonte estivale des glaces de l’Arctique la plus hâtive. C’est surtout que tout cela se produit plus vite que ce qui semblait possible.

La Terre devrait connaître en 2016 son année la plus chaude jamais enregistrée et le taux de dioxyde de carbone devrait être le plus élevé jamais atteint dans l’histoire, contribuant au réchauffement climatique, a annoncé jeudi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

La planète en est à son dernier souffle; l’humanité se meurt; la pollution de notre civilisation a déclenché la sixième grande extinction d’espèces depuis l’apparition de la vie sur Terre.

La disparition des dinosaures a-t-elle été provoquée par un impact de météorite ou par une activité volcanique intense? Les deux, répondent des chercheurs américains.

Ce n’est pas de sa fenêtre que le professeur au Département des sciences atmosphériques et océaniques de l’Université McGill, Daniel Kirshbaum, observe les orages d’été. Il suit plutôt les simulations d’orages générées par son ordinateur. Fait étrange, les points chauds (hotspots) sur l’écran ne s’éloignent guère des zones réelles de perturbations orageuses.

Les humains s’inquiètent parfois – mais pas tous les jours – des conséquences qu’ont les changements climatiques sur leur vie. Ils devraient également se soucier de leurs lointains cousins. Après la chasse, la déforestation et le commerce des animaux exotiques, le climat risque de rendre encore plus vulnérables de nombreux primates autour du globe, annonce une récente étude québécoise.

La pollution de l’air extérieur pourrait provoquer 6 à 9 millions de décès prématurés d’ici 2060 et coûter 1% du PIB mondial, soit quelque 2600 milliards de dollars US par an, prévient l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) dans un rapport sur les conséquences économiques de la pollution de l’air publié jeudi.