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Des quelque 400 scénarios climatiques évalués dans le cadre du rapport sur le réchauffement de 1,5 degré Celsius présenté par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), à peine une cinquantaine permettent d’éviter de dépasser ce seuil souhaité par les environnementalistes. Et seulement une vingtaine avancent des hypothèses « plausibles » en matière de réduction des émissions polluantes. De quoi faire dire aux chercheurs, dans le cadre d’une nouvelle analyse du Postdam Institute, que la planète a de très fortes chances de franchir la limite de 1,5 degré.

Les pays du monde n’en font pas assez pour lutter rapidement contre les changements climatiques: le verdict, direct et clair, est tombé dans le nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Et le financement des efforts contre les transformations de notre climat est encore bien insuffisant, affirment les chercheurs.

Peu importe qui gagne les élections aux États-Unis, le 4 novembre, le pays s’est officiellement retiré de l’Accord de Paris sur la réduction des gaz à effet de serre. Une décision qui fait de ce pays un cas unique au monde, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le traité.

Pour sauver le climat terrestre, mais en préservant « seulement » la moitié des terres de la planète: un nouveau rapport, récemment publié dans Science Advances, fait état d’une proposition hors de l’ordinaire, soit celle de créer un « filet de protection » mondial, à l’aide de différentes techniques de cartographie, afin de mieux préserver les territoires, mais aussi les écosystèmes qui sont menacés par les changements climatiques.

En Californie, les transformations climatiques ont fait en sorte que l’automne a davantage des allures d’été, avec une météo plus chaude et plus sèche, qui vient accroître les risques de saisons des feux de forêt qui sont plus longues et dangereuses, selon une nouvelle étude effectuée à l’Université Stanford.

L’année dernière fut la plus chaude de l’histoire récente… à l’exception de l’année 2016. Ce constat inquiétant a été présenté mercredi par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), qui est liée aux Nations unies. Selon l’agence internationale, cette tendance au réchauffement planétaire va se poursuivre, en raison de l’accroissement des émissions de gaz à effet de serre.