On ne sait trop quoi penser de Sacrata, un mélange de roguelite et de bullet heaven actuellement disponible sous forme de test public, avant une version de démonstration officielle. Car si le jeu est intéressant, notamment sur le plan visuel, on voit déjà quelques signes avant-coureurs de différents problèmes qui pourraient franchement lui nuire.
Développé et publié par SuperLimber Studio, Sacrata s’inspire clairement de Diablo; le titre de Blizzard est d’ailleurs clairement mentionné dans la description du jeu. Et force est d’avouer que si l’imitation est la forme la plus sincère de flatterie, alors Sacrata a bien fait ses devoirs: en effet, le titre est joli, surtout du côté de ses effets de lumière et autres visuels liés à l’utilisation de nos pouvoirs.

Cependant, il faut tout de suite parler de l’éléphant dans la pièce: nous sommes carrément devant une version à peine modifiée de Death Must Die, de Realm Archive. Certes, le concept d’un héros combattant des hordes de monstres toujours plus menaçants à l’aide d’armes et de pouvoirs pouvant être améliorés n’est pas unique à Death Must Die, mais les signes ne manquent pas.
Tout d’abord, il y a cette idée de pouvoirs regroupés selon diverses catégories, catégories qui sont représentées ici par diverses jeunes femmes légèrement vêtues. Ensuite, il y a l’idée de récupérer des artefacts, des objets, des armes et des accessoires, pendant un niveau, pour ensuite pouvoir les ajouter à son inventaire pour améliorer ses compétences, ou encore en acheter d’autres auprès du marchand.

Enfin, la structure même de la bâtisse dans laquelle nous pouvons justement améliorer nos compétences, déverrouiller de nouveaux sorts et pouvoirs, gérer notre inventaire et visiter le marchand est quasiment identique à celle que l’on retrouve dans Death Must Die.
Est-ce volontaire? Est-ce une coïncidence incroyable? On pencherait pour la première option. Peut-être que les développeurs n’ont pas trop eu envie de faire preuve d’imagination, et ont préféré se rabattre sur une formule qui fonctionne déjà?
L’autre aspect qui irrite, c’est cette volonté de cibler spécifiquement une clientèle bien précise. Oui, dans Death Must Die, les divinités et autres créatures magiques avaient un côté un peu sexy, mais on pouvait voir cela, peut-être, comme un clin d’oeil au panthéon dans Hades, par exemple. Et puis, si les dieux peuvent faire ce qu’ils veulent, pourquoi ne seraient-ils pas attrayants?

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Viser un certain public
Dans Sacrata, on frôle plutôt la vulgarité: non seulement notre propre personnage possède-t-il peu de vêtements, avec des seins qui semblent défier la gravité, mais tous les autres personnages que nous voyons dans le jeu sont aussi des jeunes femmes à la poitrine surnaturelle. Y compris avec des mouvements mammaires qui évoquent les pires années de la série Dead or Alive Extreme, où les joueuses risquaient de s’assommer elles-mêmes.
On notera, aussi, qu’il est possible d’acheter différents habits, dans Sacrata. Des habits qui, mystérieusement, sont de moins en moins couvrants. Pour terminer, bien entendu, avec l’uniforme de soubrette et le porte-jaretelles assorti. Était-ce vraiment nécessaire?

Parce que le pire, dans tout cela, c’est que le jeu est intéressant. Forcément limité, pour l’instant, avec un seul niveau et une difficulté parfois excessive, mais on y trouve justement la nécessité de combiner divers éléments pour rendre notre personnage toujours plus fort et espérer l’emporter contre des ennemis encore plus dangereux. Le tout avec une performance technique qui permet d’afficher des dizaines de monstres, mais aussi toutes sortes d’effets visuels, sans souffrir d’aucun ralentissement.
Bref, souhaitons que les développeurs comprennent qu’ils n’ont pas besoin de copier un jeu qui a déjà connu du succès, ni de chercher à nous exciter, pour produire un bon jeu.
En attendant, Sacrata est une curiosité, un terrain de jeu, peut-être. On suggère de patienter au moins jusqu’à une version de démonstration, ou encore jusqu’à un lancement en accès anticipé. D’ici-là, il y a certainement le très bon Death Must Die, mais aussi tant d’autres titres…
Sacrata (en mode séance de test publique)
Développeur et éditeur: SuperLimber Studio
Plateforme: Steam
Jeu disponible en français (interface et sous-titres)





