Les livres neufs semblent avoir de beaux jours devant eux: selon les plus récentes données publiées par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), les ventes de romans, livres de cuisine, essais et autres manuels poursuivent une croissance entamée depuis au moins 2016.
Dans une note d’information mise en ligne vers la fin de la semaine dernière, l’ISQ indique ainsi que l’an dernier, les ventes de livres neufs en tous genres ont atteint 728 millions de dollars, en hausse de 3,2% par rapport à 2024.
Selon les auteurs du document, il s’agit de la cinquième année consécutive de croissance, après une baisse imputable à la pandémie de COVID-19. En fait, depuis mars 2020, les ventes de livres neufs ont bondi de 25%, ou 145 millions de dollars.
Au dire de l’ISQ, nous sommes ainsi devant les résultats les plus importants depuis 2010, alors que le total des ventes atteignait 740 millions de dollars, à l’époque, contre 728 millions l’an dernier.
La note d’information précise par ailleurs que l’inflation a eu un impact sur la valeur des livres vendus, car si le prix des « livres et autres matériels de lecture », tel que définis par l’ISQ, n’a augmenté que d’un peu plus d’1%, les « manuels et fournitures scolaires », eux, ont vu leur prix s’envoler de 11%.
Malgré tout, dit-on, « la croissance observée entre 2024 et 2025 est bien réelle ».
« En dollars constants, les ventes de 2025 ont atteint 610 millions de dollars (+ 6% par rapport à 2024), un niveau supérieur à la moyenne prépandémique, qui s’établissait à 597 millions pour la période 2015‑2019 », lit-on dans le document.

Vous aimez nous lire et nous écouter? Pour continuer de vous offrir nos contenus, nous avons besoin de vous.
Pour seulement 5$ par mois, contribuez au succès de Pieuvre et obtenez l’accès à La Voûte, une série d’épisodes exclusifs du podcast Rembobinage. Abonnez-vous dès aujourd’hui!
Tous à la librairie
Pour acheter ces livres neufs, rien ne vaut la librairie: c’est ce qui ressort de la répartition des ventes, pour l’année 2025.
Ainsi, environ les deux tiers des ventes ont été réalisées dans des librairies appartenant à des chaînes (environ 30%), mais encore plus dans des librairies indépendantes, y compris les librairies scolaires (environ 36%).
Ces mêmes librairies continuent d’ailleurs d’enregistrer des ventes supérieures à celles de la période précédant la pandémie de COVID-19.
« Entre 2024 et 2025, les ventes des librairies appartenant à une chaîne sont demeurées relativement stables (+ 0,9%), mais sont 3,8% plus élevées qu’en 2021. Du côté des librairies indépendantes, les ventes sont également stables (− 0,9%), mais sont 3,3% plus élevées qu’en 2021 », indique la note d’information.





