C’est un record: selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), les Québécois sont plus que jamais friands de lecture, alors que le nombre de livres achetés a atteint un sommet, soit 705 millions de dollars.
Dans une note d’information, l’ISQ indique que cela représente, entre 2023 et 2024 (année la plus récente pour laquelle des données sont disponibles, NDLR), une croissance d’un peu plus de 4%.
Autre point positif, il s’agirait de la quatrième année consécutive où ces ventes de livres sont plus élevées que celles d’avant la pandémie, en dollars courants. L’ISQ mentionne également que les résultats pour 2024 s’approchent de ceux recensés en 2010, alors que les lecteurs d’ici avaient déboursé pas moins de 740 millions de dollars.
Il y a cependant une ombre au tableau: selon les auteurs de l’analyse, l’inflation, qui s’est avérée relativement importante dans le milieu de l’édition, a bien entendu contribué à faire gonfler les résultats financiers.
Ainsi, entre 2020 et 2024, l’indice des prix à la consommation pour les « livres et autres matériels de lecture » a grimpé de 8,6%. Il s’agit toutefois d’une croissance moitié moins importante que pour l’ensemble des biens et services offerts au Québec (18,4% durant la même période).
D’ailleurs, l’ISQ le reconnaît clairement: « Aucune donnée sur le nombre de livres vendus et leurs prix n’est compilée dans le cadre de l’Enquête sur les ventes de livres neufs au Québec ; il est ainsi impossible de démontrer si le nombre de livres vendus a fluctué dans le même sens que la valeur des ventes. »
L’agence gouvernementale souligne malgré tout que la plupart des indicateurs du milieu sont au vert, notamment du côté des ventes en librairie (progression de 2,7% entre 2023 et 2024), ainsi que du côté des ventes finales des éditeurs, en forte hausse de 14,1% par rapport à 2023.





