Mais à quoi les développeurs de chez Relic Entertainment ont-ils bien pu penser? Avec Company of Heroes 3: Final Stand, le studio britanno-colombien propose un jeu soi-disant indépendant de défense contre des vagues d’ennemis. Si, en soi, l’idée n’est pas mauvaise, exiger 35$ pour ce qui pourrait être un simple mode de jeu supplémentaire est ahurissant.
Sur papier, donc, le concept est intéressant, même s’il est archi connu: il faut construire rapidement une série de positions défensives et se protéger contre des vagues successives d’unités ennemies, dont la force et le nombre iront bien entendu en augmentant.
Dans le cas qui nous concerne, nous avons le choix entre quatre factions, soit les mêmes que dans le jeu Company of Heroes 3 original: le Royaume-Uni, les États-Unis, l’armée allemande et l’Afrikakorps, soit le détachement des forces nazies envoyées combattre en Afrique du Nord.
Bien entendu, nous pourrons, nous aussi, produire des unités de plus en plus puissantes, et bien entendu en grand nombre. On peut ainsi, sans trop de problèmes, imaginer le nombre d’explosions et l’ampleur des combats lorsque nous en serons rendus aux dernières vagues d’assaut, le tout sur un terrain jonché de ruines et de véhicules détruits.
On s’amuse, bien honnêtement. Surtout qu’après chaque vague, nous pourrons obtenir une habileté ou un avantage spécifique.
Pour simplifier les choses, on a aussi décidé de se débarrasser de tout l’aspect du contrôle de points spécifiques, sur la carte, pourtant une partie fondamentale du jeu principal. Ici, les ressources s’accumulent toutes seules à un rythme donné.

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Un problème? Quel problème?
Tout cela, c’est bien beau, mais il y a ici non pas un, mais plusieurs éléphants dans la pièce.
Tout d’abord, le jeu est un poids lourd: un peu plus de 31 gigaoctets au compteur, alors que nous n’avons droit qu’à cinq petites cartes et une poignée d’unités. Pas de côté grande stratégie, pas de campagnes dédiées, rien.
Ce qu’il faut savoir, en fait, c’est qu’en installant Final Stand, nous installons aussi l’entièreté de Company of Heroes 3. D’ailleurs, dans l’écran d’accueil, on nous offre de passer directement au jeu original. La chose qui est franchement étrange, par contre, c’est qu’au moment de lancer Final Stand pour la première fois, un titre qui est vendu comme étant indépendant, on nous propose malgré tout d’installer le jeu original.
De là à penser qu’il ne s’agit que d’un contenu supplémentaire qui a été retiré du titre original, histoire de faire sonner le tiroir-caisse, il n’y a qu’un pas.
Et parlons-en, de l’argent: qui a pensé qu’un mode de jeu glorifié, sans même possibilité de jouer avec un étranger sur le web, valait 35$? Ironiquement, au moment d’écrire ces lignes, la version de base de Company of Heroes 3 est moins chère que Final Stand…
Bref, si on nous avait proposé ce mode de jeu – fort court et répétitif, au demeurant – pour 5$, par exemple, nous aurions pu en accepter les (nombreuses) limitations. Mais en l’état, pour 35$, c’est un peu rire du monde.
Si l’exécution est relativement satisfaisante, impossible de comprendre pourquoi les gens de chez Relic ont décidé de vendre Final Stand comme un produit à part, avec un prix de jeu complet. Voilà du travail bâclé, malheureusement.
Company of Heroes 3: Final Stand
Développeur et éditeur: Relic Entertainment
Plateforme: Windows (testé sur Steam)
Jeu disponible en français (interface et sous-titres)





