À l’instar des téléphones intelligents, est-ce que les tablettes électroniques finissent par toutes se ressembler? Peut-être, mais cela n’empêche pas les fabricants d’essayer de se démarquer et d’offrir des produits différents. C’est notamment le cas de OnePlus, avec sa Pad Go 2, qui combine puissance et autonomie, le tout avec un poids tout à fait acceptable.
Avec un écran d’un peu plus de 12 pouces (30 cm) de diagonale, pour un poids de 597 grammes, l’appareil se prend bien en main. On ne le tiendra peut-être pas à bout de bras pendant des heures, mais pour le transporter, ou encore l’appuyer sur soi et naviguer sur internet, lire, ou encore visionner des vidéos, rien à redire.
Rien à redire, non plus, sur le choix du système d’exploitation, qui est en fait le même que celui installé sur les téléphones de l’entreprise, c’est-à-dire OxygenOS 16, une version d’Android modifiée pour les besoins de OnePlus.
On sera par ailleurs agréablement surpris par la puissance du processeur, un MediaTek Dimensity 7300-Ultra, qui tire pleinement parti des 8 gigaoctets de mémoire vive embarqués. Mais le clou du spectacle, la caractéristique qui pourra vraisemblablement convaincre bien des indécis d’aller d’avant avec leur achat de cette tablette, c’est l’autonomie de l’appareil. En effet, avec plus de 10 000 mAh, la pile de la Pad Go 2 est suffisante pour, nous dit-on, 15 heures de visionnement vidéo, 53 heures de musique, ou encore pas moins de 60 jours en mode veille.
Il n’a pas été possible d’évaluer ces affirmations en profondeur, mais force est d’admettre que si l’on en fait une utilisation parcimonieuse, le câble de recharge USB-C aura le temps de se faire de vieux os.
Du côté des accessoires, outre le traditionnel étui qui, en se pliant, fait office de support pour offrir une vue en angle sur une surface place, à l’instar, en quelque sorte, d’un ordinateur portatif, on trouve aussi un stylet pouvant non seulement être utilisé comme souris, mais aussi, bien sûr, comme crayon pour dessiner et écrire.
C’est justement du côté de cette fonctionnalité que le bât blesse légèrement: en effet, il est possible de se servir du stylet comme d’un outil d’écriture en lettres attachées, par exemple, mais si la reconnaissance de caractères surprend par son efficacité, il ne semble jamais vraiment possible de trouver le bon angle pour que cette écriture manuscrite se déroule sans anicroche.
Le talon d’Achille des tablettes a toujours été l’entrée de caractères. En effet, le clavier virtuel, s’il se rapproche des dimensions d’un clavier d’ordinateur traditionnel, n’offre pas de rétroaction comme un clavier physique, et est trop gros pour que l’on s’en serve comme un clavier de téléphone.
Quant au stylet, son utilisation va même parfois provoquer une certaine confusion, au sein du système d’exploitation, celui-ci refusant parfois carrément d’afficher le clavier virtuel, en plus de reconnaître les caractères manuscrits.
Refusera-t-on d’acheter cet appareil pour ces raisons? Probablement pas, d’autant plus que les travers semblent pouvoir être corrigés par des mises à jour logicielles.
Quant à l’enjeu de l’entrée de caractères comme tel, il est toujours possible de connecter un clavier filaire ou Bluetooth. Mais à ce point, ne vaudrait-il pas mieux s’acheter un ordinateur portatif, tout simplement?
Quoi qu’il en soit, rapide, dotée d’une forte autonomie, suffisamment légère et dotée d’une grande surface de visionnement, la OnePlus Pad Go 2 est une option tout à fait alléchante pour qui souhaite se procurer une tablette offrant un très bon rapport qualité-prix. À glisser dans le bas de Noël de votre technophile préféré!





