Nouvelle percée en vue de la régénération des organes

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Des chercheurs de l’Université de Manchester ont réussi à jeter un nouvel éclairage sur la façon dont notre peau se répare, rapprochant la médecine toujours un peu plus près de la régénération des organes.

L’équipe de recherche a ainsi démontré que l’activation de certaines parties de l’ADN menait à une meilleure division des cellules de la peau humaine.

Les travaux sont publiés dans Nucleic Acid Research.

Deux facteurs de transcription – des protéines qui lient l’ADN – ont été en mesure d’améliorer un processus naturel de division des cellules de la peau, ce qui est un objectif souhaité dans le domaine de la médecine régénérative.

Dans des conditions normales, le quart des cellules isolées de la couche interne de la peau parvient à se diviser, mais l’équipe a obtenu une augmentation de 20 à 25%. Cet effet a été obtenu sans l’ajout de facteurs de croissance. Ces molécules naturelles, mais difficiles à extraire, sont actuellement employées pour améliorer la régénération de la peau, des articulations et d’autres organes fréquemment endommagés.

Plutôt que des facteurs de croissance, les chercheurs ont utilisé du sulfopharane, une composante que l’on retrouve dans le brocoli, les choux de Bruxelles et d’autres choux.

Cette composante active la mise en place de facteurs de transcription dans certaines parties spécifiques de l’ADN, qui contrôlent la division cellulaire; il s’agit de l’une des composantes qui peuvent agir de la sorte.

« Nous savons que parfois, la peau ne peut pas se réparer d’elle-même de façon efficace, mais le mécanisme endogène que nous avons découvert utilise les processus du corps pour déclencher la division cellulaire de la peau », affirme la Dre Svitlana Kurinna, qui a dirigé les travaux de recherche.

« Nos conclusions portent à croire que l’activité combinée des deux facteurs de transcription est importante pour maintenir la capacité de prolifération de ces cellules. »

« Notre peau peut facilement être endommagée, ce qui nuit à notre qualité de vie et, dans certains cas, peut menacer la vie elle-même », a ajouté la Dre Kurinna.

« Nous espérons cependant que cette étude offre des informations importantes sur ce processus et établit les fondations pour un avenir excitant afin de s’intéresser à des mécanismes similaires dans d’autres organes. »

Combattre le cancer

Les travaux des chercheurs se sont concentrés sur les cellules qui se trouvent dans la couche « la plus interne » de la peau qui peut croître, ainsi que sur les couches plus près de la surface de l’épiderme, qui peuvent aussi jouer un rôle crucial dans le processus de guérison.

Le fait de favoriser davantage la division cellulaire dans ces couches pourrait permettre de créer les conditions liées au cancer de la peau, mais l’activation de la couche la plus inférieure pourrait être « protégée contre le cancer », affirment les scientifiques.

Si les facteurs de promotions « travaillent » de concert, ils pourraient protéger et améliorer la division cellulaire sans transformer ces dernières en des cellules cancéreuses.

Toujours selon la Dre Kurinna, « en ce moment, une fois que le tissu devient fibreux et cicatrisé, il est impossible de le ramener à un état entièrement fonctionnement.

« Notre but ultime est d’améliorer la régénération de la peau fonctionnelle – et peut-être d’autres organes possédant un mécanisme endogène similaire. Chaque organe possède un système de régulation de l’ADN différent, qui est lié à la réponse face au stress, alors nous devons continuer de nous pencher sur les mécanismes pour mettre au point des traitements spécifiques. »

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