Druide informatique va de l’avant avec Andidote+

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Deux ans après le lancement d’Andidote 10, l’avenir semble toujours aussi prometteur pour Druide informatique, l’entreprise notamment connue pour son célèbre correcteur orthographique. Et après un délai imputable à l’éclatement de la pandémie de COVID-19, voilà que la compagnie lance Antidode+, un service d’abonnement en ligne. Service qui ne signifie pas la fin de la déclinaison traditionnelle du logiciel, bien au contraire.

Se déclinant en trois volets, Antidote+, un forfait offert sur une base annuelle, comprendra Antidote 10, avec installation locale sur ordinateur; Antidote Mobile, qui fonctionne, lui sur plateforme iOS ou Android, et Antidote Web, qui donne accès aux outils de référence, de correction et autres services du logiciel directement à partir d’un navigateur web, que ce soit en passant par un ordinateur, une tablette, ou encore un téléphone.

Au bout du fil, André d’Orsonnens, président du conseil et chef de la direction chez Druide informatique, évoque « un effort de grande ampleur »: « Nous sommes environ 80, 90 employés chez Druide informatique, et nous avons déployé de grands efforts pour parvenir au résultat actuel. Il est évident que tu veux que les gens se disent « Wow, ça fonctionne, c’est merveilleux, c’est simple, j’adore ça, ça va régler tous mes problèmes ». Dans ce cas-ci, ce qui est vraiment particulier, les gens ne peuvent peut-être pas saisir que ce sont quatre équipes distinctes qui ont dû livrer leurs résultats en même temps. Nous n’avons jamais fait ça! »

« Nous avons ambitionné », ajoute-t-il, en évoquant le précédent lancement, en 2018, où Druide informatique avait aussi rendu disponibles ses logiciels d’apprentissage Tap’touche pour le grand public, ce qui avait nécessité les efforts conjoints de deux équipes de développement.

« D’une part, il y avait l’équipe qui travaillait sur Antidote Web, et qui devait faire un déploiement juste pour ça; tu as l’équipe d’Antidote 10… Au niveau linguistique, c’est énorme. Les mots identitaires, les nouvelles intégrations, avec tout ce qu’il faut pour que le programme puisse se synchroniser dans le cadre d’un forfait. Et puis, tu as l’équipe d’Antidote Mobile, qui a accompli quelque chose d’énorme », poursuit M. D’Orsonnens.

L’une des grandes nouveautés, pour la version mobile du logiciel, est la capacité de passer de l’anglais au français dans le correcteur, et inversement, sans devoir changer carrément d’application, comme cela était le cas auparavant. Et cela impliquait bien sûr le fait d’acheter les deux versions, celle dans la langue de Shakespeare, et son équivalent dans la langue de Molière.

Le passage à un forfait annuel d’Antidote s’inscrit dans un contexte où de plus en plus de grandes entreprises se concentrent moins sur les versions annuelles de leurs produits de bureautique, comme la suite Office, ou encore les logiciels d’Adobe, pour plutôt faire payer des abonnements annuels. De cette façon, il est plus simple de contrôler l’utilisation des programmes – en réduisant les possibilités de piratage, notamment –, tout en fidélisant davantage la clientèle, qui sera peut-être plus portée à payer, chaque année, si cela lui permet d’offrir les plus récentes mises à jour sur une base plus régulière.

Cela ne veut pas dire, surtout avec la possibilité d’utiliser l’entièreté d’Antidote dans un navigateur, que la déclinaison logicielle traditionnelle du programme phare de Druide informatique est vouée à disparaître. Bien au contraire, dit André D’Orsonnens, il faut s’attendre à une 11e version d’Andidote à terme.

En attendant, Andidote+ en version « personnelle », avec une licence et l’ensemble des applications et services, est offert pour 59,95$ par année, contre 99,95$ pour la version « familiale » et ses cinq licences. Le logiciel Antidote 10, lui, est disponible pour 129,95$, sans mise à jour incluse.

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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