Séance de test – La recharge pliable du Unravel AW+

0

Dans le monde des appareils électroniques portatifs, la capacité de recharge est reine. Brancher un câble USB dans une prise murale ou dans un ordinateur ne suffit plus: l’attrait est plutôt du côté des chargeurs sans fil, qui permettent aussi d’éviter de traîner une panoplie de câbles différents. Dans ce marché toujours un peu plus saturé, l’entreprise Ampere propose l’Unravel AW+, dont le succès a notamment été indéniable sur la plateforme de sociofinancement Kickstarter.

Première différence importante à souligner comparativement aux autres appareils de recharge sans fil, le Unravel se présente sous la forme de trois zones de recharge reliées entre elles par des liens en plastique permettant de « plier » l’ensemble, que ce soit pour le replier pour les empiler pour ensuite transporter le tout, ou pour former un triangle, histoire, possiblement, de faire tenir son téléphone debout pendant qu’il se recharge, par exemple.

Et, bien sûr, trois surfaces disponibles signifie qu’il est possible de recharger trois appareils à la fois. Contrairement à d’autres appareils semblables, d’ailleurs, les trois surfaces sont ici identiques, à l’exception de l’une d’entre elles qui permet aussi de recharger spécifiquement une montre intelligente Apple Watch. Autrement, le choix revient à l’utilisateur: il serait même envisageable de recharger trois téléphones à la fois. Quant à savoir qui disposerait de trois téléphones, et qui auraient tous trois besoin d’être rechargés en même temps, mystère.

Le principe de démultiplier les zones de recharge, sans forcer d’utiliser une surface spécifique pour une action précise a cependant beaucoup de bon. D’autant plus, comme cela a déjà été mentionné, que l’appareil peut se plier de différentes façons pour s’adapter à l’espace disponible sur une surface de travail. Quant à la source d’alimentation, il s’agit d’un câble USB-C qui se branche dans un adaptateur qui, lui, est branché dans une prise de courant. Le tout permet d’obtenir 10W de puissance pour chacune des zones de recharge, soutient la documentation fournie avec le Unravel AW+. Du moins, pour la version fournie dans le cadre de ce test; il existe une autre version, cette fois avec 20W de puissance par zone de recharge, ce qui permettrait d’égaler l’efficacité de la technologie du Pixel 4XL.

Le hic, en fait, c’est que l’appareil est similaire à bien d’autres surface de recharge sans fil: il faut s’assurer de déposer très exactement son téléphone, ses écouteurs sans fil ou sa montre intelligente au centre de la zone de recharge; sans quoi, celle-ci pourra prendre des heures, voire carrément ne pas fonctionner.

Autre écueil, c’est que dans le cas du téléphone Pixel 4XL, par exemple, la technologie de recharge rapide, utilisable lorsque l’appareil est branché directement dans une prise de courant, via un câble USB-C, permet de « tirer » jusqu’à 19W de puissance pour obtenir une pleine charge en environ une heure, soit moitié moins de temps, environ, que ce qui est nécessaire en utilisant le Unravel AW+.

La question qui se pose est donc la suivante: souhaite-t-on privilégier la vitesse de recharge naturelle d’un appareil branché, quitte à brancher et débrancher des câbles, au besoin, ou veut-on plutôt déposer délicatement jusqu’à trois appareils à la fois sur le Unravel AW+ pour les charger en même temps, tout en s’engageant à attendre que le lent processus de recharge suive son cours? La réponse dépendra des velléités logistiques de l’utilisateur, et de sa capacité à avoir accès à une prise de courant. Autrement, le Unravel AW+ se vend à plus de 150$ pour la version de base avec 30W de puissance combinée, ou encore plus de 200$ pour la version avec 60W de puissance combinée.


Autres contenus:

Séance de test – Le P40 Pro, de Huawei, le début d’un nouvel écosystème

Partagez

À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

Répondre