Dark Future: Blood Red States – Embouteillage mortel

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Nous sommes dans le futur, plus précisément la lointaine année 2025. Aux États-Unis, le territoire est largement dominé par de grandes corporations qui y font la loi, tandis que des mercenaires parcourent des autoroutes désertiques pour y livrer de violents combats, bien installés à bord de véhicules blindés. Bienvenue dans le monde de Dark Future: Blood Red States.

Jeu à la fois fort sympathique, mais pouvant aussi nécessité un sens de la tactique particulièrement développé, Dark Future (…), développé par Auroch Digital et sorti en mai dernier, combine tout ce qu’un amateur de science-fiction post-apocalyptique pourrait désirer: un vaste territoire à explorer au volant d’une bagnole tout à fait american, des ennemis que l’on imagine porter du cuir et des morceaux d’armure hérissés de pointes, et des armes à gogo, toutes aussi folles et puissantes les unes que les autres.

Mélange réussi entre Mad MaxCarmageddon, ou encore les jeux de société Car Wars et le titre éponyme de Games Workshop, mieux connu pour l’univers Warhammer et Warhammer 40K, Dark Future: Blood Red States permet donc de piloter d’abord une, puis ensuite plusieurs voitures et d’accomplir diverses missions qui impliquent généralement de détruire ou distancer ses ennemis, ou encore de les suivre de près suffisamment longtemps, par exemple, pour télécharger des données vitales pour progresser dans les divers scénarios. En réussissant des missions toujours plus risquées, les diverses grandes entreprises qui se partagent le territoire vous verront d’un meilleur oeil, et vous permettront ainsi de mettre la main sur des pièces, des armes et des améliorations plus poussées.

Qu’on se le dise, toutefois: pas question, ici, de retrouver un aspect « jeu de rôle » similaire au jeu Mad Max, qui comportait lui aussi ses phases de combats à bord de véhicules. De fait, on ne descendra jamais vraiment de notre bolide blindé et armé, si ce n’est que pour refaire le plein ou acheter de nouvelles pièces entre les missions. La voiture du joueur est condamnée à circuler sur cinq voie de la même autoroute, à zigzaguer entre les ennemis et d’éventuels obstacles. Cela ne signifie pas qu’il n’existe pas un côté réflexion à l’affaire. Il faut en effet prévoir méticuleusement ses mouvements en utilisant le mode de commande, qui permet de grandement ralentir le déroulement du temps, seule option pour donner des ordres (changer de voie, accélérer ou ralentir, ouvrir le feu, lancer des réparations, etc.).

Si les premières missions sont assez simples, les choses vont rapidement se corser par la suite. Faut-il encaisser des dégâts potentiellement catastrophiques afin de faire progresser une mission, ou plutôt tenter de louvoyer pour protéger notre précieux blindage, quitte à risquer d’échouer une étape? Le fait que faire le plein coûte progressivement plus cher, et qu’échouer une mission signifie, aux niveaux de difficulté plus avancés, que la partie sera terminée, viennent aussi peser dans la balance.

Malgré tout, impossible de ne pas trouver que Dark Future manque un peu de profondeur. Mad Max était fastidieux, oui, mais on y trouvait un véritable sentiment de progression, et le scénario était relativement solide. Donnons toutefois à César ce qui lui revient: Dark Future est un jeu sympathique, que l’on peut se procurer pour quelques dollars, et qui permet de se changer les idées pendant une heure avant de reprendre les ennuyantes activités quotidiennes. À essayer. Qui n’a jamais voulu faire exploser des voitures sur l’autoroute, après tout?

Dark Future: Blood Red States

Développeur et éditeur: Auroch Games

Plateforme: Windows (Steam)

Jeu non disponible en français


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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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