L’impact d’Airbnb inquiète les Canadiens, selon une nouvelle étude

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À peine 1% des Canadiens estimeraient qu’Airbnb et d’autres plateformes locatives similaires ont un impact positif sur la qualité de vie de leurs communautés. Voilà ce qui ressort d’une étude commandée par l’Association des hôtels du Canada et publiée mardi.

Le coup de sonde, effectué auprès de 1000 personnes entre le 25 et le 27 août, révèle qu’un répondant sur deux se sentirait personnellement moins en sécurité si des locations à court terme étaient situées dans leur quartier.

Globalement, plus de 60% des Canadiens sont inquiets ou quelque peu inquiets si un logement avoisinant est régulièrement loué par l’entremise d’une plateforme en ligne de location à court terme comme Airbnb, lit-on dans le communiqué accompagnant la publication de l’étude.

« Cette préoccupation est partagée de part et d’autre du pays, avec les niveaux d’inquiétude les plus élevés provenant de répondants en Ontario (69%) et en Colombie-Britannique (65%) », mentionne l’étude.

Au total, la moitié des répondants âgés de 18 à 34 ans seraient plus inquiets s’il était possible de louer des logements à court terme dans leur quartier.

« Ces résultats démontrent que les Canadiens préfèrent clairement un plafond défini sur la durée des locations de domiciles et de condominiums sur les plateformes comme Airbnb, avance Xavier Gret, PDG de l’Association hôtellerie Québec. Presque un quart de tous les Canadiens pensent que les logements ne devraient jamais être loués sur des plateformes comme Airbnb, et la moitié croient qu’ils ne devraient être loués que pour une durée de 30 jours par année. Les gens veulent savoir qui sont leurs voisins, et ce en tout temps. »

« Airbnb et les plateformes de location à court terme semblables ont un impact au-delà de l’hôte qui loue une propriété et la personne qui y séjourne, poursuit M. Baker. Il est important que les législateurs et les représentants élus tiennent compte de l’effet que peuvent avoir ces plateformes sur la communauté et ses membres alors qu’ils s’apprêtent à envisager une règlementation. Les Canadiens ont le droit de se sentir en sécurité et à l’aise dans leur quartier, et il devrait s’agir d’une priorité pour les gouvernements. »


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