Le Festival des bières de Laval, axé sur la découverte des produits d’ici

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Montréal foisonne de festivals en tout genre. Juste à l’extérieur de la métropole, d’autres événements dignes de mention gagnent à être connus. C’est le cas du Festival des bières de Laval, dont la 4e édition s’est tenue du 13 au 15 juillet 2018.

Présenté au Centre de la nature, ce rassemblement brassicole agrémente la scène touristique lavalloise depuis 4 ans, en se définissant comme un événement à la fois familial et incontournable. Les organisateurs attendaient 30 000 festivaliers et selon les chiffres obtenus, les participants étaient effectivement au nombre de 30 000 durant toute la fin de semaine.

Intéressante et diversifiée, l’offre du Festival des bières de Laval a de quoi plaire non seulement aux amateurs de bières, mais également aux aficionados des produits du terroir. Ce sont 90 exposants, dont 40 microbrasseries, qui étaient présents lors de cette 4e édition. On y dénombrait plusieurs centaines de bières à déguster… pas toutes en même temps, bien sûr!

Photo: Stéphane Vaillancourt / Pieuvre.ca.

Une effervescence bien de chez nous

L’univers de la bière et des microbrasseries est en pleine effervescence au Québec et c’est ce qu’on dénote en fréquentant le festival. Sur place, la quarantaine de microbrasseries de partout à travers le Québec offrait des bières en tout genre. Et les visiteurs ont eu l’occasion de goûter à la bière officielle du festival, une kölsh américaine brassée par Simple Malt brasseurs.

Divers producteurs et artisans locaux et camions de « bouffe de rue » se sont également joints à la fête. Du maïs soufflé à la crème glacée, à la pizza nouveau genre en passant par le canard, tous les types de « foodies »  pouvaient se sustenter.

En plus des bières, d’autres alcools québécois ont aussi été mis de l’avant durant l’événement: quelques cidreries et un bar à whisky étaient sur les lieux. De plus, la Distillerie Les Subversifs présentait entre autres leur gin et leur réduit Piger Henricus.

Photo: Stéphane Vaillancourt / Pieuvre.ca.

Au-delà de la dégustation

Mais le Festival des bières de Laval n’est pas qu’un événement de dégustation. Toute la fin de semaine, les festivaliers pouvaient assister à divers spectacles musicaux, s’exercer à stand de lancer de haches, expérimenter la réalité virtuelle ou s’amuser à divers jeux de société dans la zone détente. Les enfants étaient invités à participer à des ateliers créatifs dans la Zone Famille ou à s’en donner à cœur joie dans les jeux gonflables. Fait intéressant, une bibliothèque mobile proposait aux petits et aux grands plusieurs livres dans un espace de répit où les adultes pouvaient également feuilleter des livres sur les thématiques houblonnées et alcoolisées.

Les plus mordus pouvaient se procurer une passe VIP, donnant droit à un espace VIP, des grignotines ainsi que trois consommations parmi une large sélection de bières, dont certaines qui n’étaient pas offertes ailleurs sur le site.

Et pour ceux qui ne consomment pas d’alcool ou pour les conducteurs désignés ? De nombreux breuvages sans alcool étaient également disponibles (limonade, smoothies, bières sans alcool et rafraîchissements en tout genre).

Par ailleurs, la Société de transport de Laval offrait des navettes gratuites sur présentation du billet d’entrée, incitant les festivaliers aux déplacements responsables.

Et le verdict? Si vous avez souvent fréquenté le Mondial de la bière de Montréal dont l’offre s’est peu renouvelée et dont l’ambiance s’est quelque peu dégradée ces dernières années (agoraphobie, bonjour!), vous risquez d’être agréablement surpris par le Festival des bières de Laval. Bien sûr, il ne mise que sur les bières d’ici, mais les microbrasseries québécoises produisent tant de bons houblons que le festival n’en souffre pas le moindrement. Y retournera-t-on l’an prochain? Certainement!


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À propos du journaliste

Émilie Plante

Rédactrice web, geek au tempérament artiste, Émilie est une touche-à- tout qui carbure au café et aux activités culturelles. Éternelle étudiante, elle détient un baccalauréat en histoire de l’art, une maîtrise en muséologie, a quelques cours en communication et en gestion derrière la cravate ainsi qu’un doctorat honorifique en « flattage » de chats. Depuis 2009, elle écrit pour des blogues d’entreprises ou des sites traitant de sujets divers (univers geek, communication, féminisme, musique techno, technologies) et est journaliste culturelle depuis plusieurs années. Ses sujets de prédilection sont le cinéma, la danse contemporaine, les arts visuels, la muséologie et… sans doute aussi les chats.

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