De nouveaux projets pétroliers malgré la fonte des glaciers

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Pendant que le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, autorise la pétrolière BP à forer des puits au large de la Nouvelle-Écosse au moment où une résistance contre l’installation d’un oléoduc a lieu en Colombie-Britannique, les glaciers en Arctique continuent de fondre.

Selon la glaciologiste et professeure de la Faculté des sciences de la Terre de l’Université d’Islande, Guðfinna Aðalgeirsdóttir, s’il y a une chose que les climatosceptiques ne peuvent pas nier est la fonte bien réelle des glaciers. Un phénomène également observable dans le sillon du pôle Sud.

«Les glaciers en Islande perdent du volume depuis 1995. Le bureau météorologique islandais, la compagnie nationale d’électricité et l’Institut des sciences de la Terre mesurent l’équilibre de la masse des calottes glaciaires Hofsjökull et Vatnajökull, ainsi que celle du glacier Langjökull à chaque année. L’équilibre de la masse des trois est négatif par rapport à l’année précédente depuis l’hiver 1994-1995, à l’exception de l’hiver 2014-2015», a expliqué la glaciologiste à Reykjavik Grapevine le 5 avril.

Vatnajökull a rétréci en moyenne de 0.7 mètre chaque année, Langjökull de 1.4 mètre et Hofsjökull de 1.2 mètre, c’est-à-dire une réduction de 4%, 14% et 12% de leur volume. Il s’agit d’une réaction aux changements climatiques.

S’il n’y a pas d’efforts faits pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, dont la diminution de la consommation de produits du pétrole, les sociétés peuvent s’attendre à une augmentation du taux de la fonte des glaces et d’une perte considérable de la masse des glaciers dans les prochaines décennies. Par conséquent, le niveau de la mer va s’élever et engendrer des problèmes d’inondation dans les zones côtières.

L’objectif demeure de ralentir la fonte des glaces, inévitable, en optant pour des solutions écologiques dont l’Accord de Paris sur le climat signé par le gouvernement Trudeau le 22 avril 2016 devait se porter garant.

Deux ans plus tard, le Canada est sur le point de mettre en péril la faune marine, les pêches et le tourisme d’un océan à l’autre. La pétrolière BP demeure responsable de la pire marée noire de l’histoire survenue en 2010.

Le déversement de pétrole dans le golfe du Mexique est un problème, mais le nettoyage des eaux est tout aussi dommageable pour l’environnement.

Aucun habitant ne souhaite être inondé, encore moins par de l’eau souillée au pétrole. Quel est le plan B?


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À propos du journaliste

René-Maxime Parent

Rédacteur en chef de la section Société, René-Maxime Parent s’est joint à Pieuvre.ca en 2014. Sa couverture de l’actualité internationale se partage entre l’Amérique latine et la Scandinavie. Son intérêt pour les arts visuels, le cinéma et l’architecture le conduit à parcourir la métropole québécoise régulièrement.

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