Fermer le menu
Pieuvre
    Facebook X (Twitter) Instagram
    PieuvrePieuvre
    • Accueil
      • Qui sommes-nous?
      • Travaillez avec nous
      • Work with us
      • Abonnez-vous à l’infolettre
      • Encouragez Pieuvre
      • Nos abonnés
      • Contactez-nous
    • Culturel
      • Festivals
        • Cinémania
        • Fantasia
        • FIFA
        • FIJM
        • FIL
        • FNC
        • Fringe
        • FTA
        • Image+Nation
        • OFFTA
        • Montréal complètement cirque
        • Mutek
        • Nuits d’Afrique
        • RIDM
        • RVQC
        • Vues d’Afrique
        • Zoofest
      • Arts visuels
      • Cinéma / Télévision
      • Danse
      • Littérature
        • Romans
        • Essais
        • Bandes dessinées
        • Beaux livres
        • Biographie
        • Poésie
      • Musique
      • Théâtre / Cirque
    • Politique / Économie
      • Politique
      • Économie
      • Afrique
      • Amériques
        • Élections québécoises 2026
      • Asie
      • Europe
      • Moyen-Orient
      • Océanie
    • Science
      • Science
      • Environnement
    • Société
      • Société
      • Médias
      • Santé
      • Vie tentaculaire
      • Jeux de société
      • Jeux de rôle
      • 45 ans du Stade olympique
    • Techno / Jeux
      • Technologie
        • Séance de test
      • Jeux vidéo
        • Jeux préférés de…
        • Rétroctopode
    • Podcasts
      • Entretiens journalistiques
      • Rembobinage
        • La Voûte
        • Projection
      • SVGA
      • Pixels et préjugés
      • Heure supplémentaire
      • Des nouvelles de l’Oncle Sam
      • Dans les coulisses de…
    • Encouragez Pieuvre
    Pieuvre
    Accueil»À la une»L’Allemagne se retrousse les manches
    L'usine Volkswagen à Bratislava.

    L’Allemagne se retrousse les manches

    0
    Par René-Maxime Parent le 12 mars 2018 À la une, Europe

    En optant pour la droite, l’extrême droite et la voie antisystème aux élections générales du 4 mars, les Italiens remettent en question l’Union européenne. Devenue premier client et premier fournisseur de biens en Europe, l’Allemagne compte embaucher des travailleurs pour pourvoir 1 183 000 postes vacants à la suite d’un revirement électoral similaire.

    Le 26 juin 2017, après six jours de grève, les 12 500 employés de l’usine géante de Volkswagen à Bratislava en Slovaquie ont obtenu une augmentation de salaire de 14,1% sur deux ans, une prime de 500 euros et un jour de congé additionnel, rapporte le Monde diplomatique du mois de septembre 2017. En 2016, ces ouvriers du premier groupe automobile mondial ont assemblé 388 000 véhicules, dont la Porsche Cayenne, la Audi Q7 et la Volkswagen Touareg presque exclusivement destinées à l’exportation en Europe occidentale, en Chine et aux États-Unis. Pour une productivité équivalente aux ouvriers allemands qui gagnent 2 070 euros par mois au début de leur carrière, ceux de Bratislava gagnent trois fois moins.

    Si l’on rapporte le nombre d’automobiles produites à celui des habitants, la Slovaquie serait le premier fabricant au monde. Entre 2000 et 2016, les nouveaux modèles du groupe Volkswagen, en plus de PSA Peugeot Citroën et Kia, ont porté la production de 200 000 à plus d’un million de voitures par an. «Je pense que les syndicats sont trop faibles, et cela explique la montée de l’extrémisme. La grève a révélé une frustration très forte. Les travailleurs slovaques ne comprennent plus la faiblesse de leurs salaires par rapport à ceux de leurs camarades occidentaux. Ils s’estiment mal payés uniquement parce que Slovaques, donc victimes de xénophobie. Et il devient alors facile de leur faire croire que l’argent de l’Europe va essentiellement aux corrompus, aux migrants ou aux Roms», confie l’activiste Karol Klobusicky.

    La plupart des organisations politiques ont fini par soutenir le mouvement de grève, comme le président du Parlement Andrej Danko, du Parti national slovaque, et le premier ministre populiste Robert Fico. «Il a compris que nous allions l’emporter, s’amuse le délégué syndical, M. Jan Macho. En outre, cela n’engage pas le gouvernement à payer, comme pour les enseignants et les infirmières…»

    Une professeure de la ville de Košice qui enseigne l’histoire et les arts à des jeunes de 10 à 15 ans a confié au Monde diplomatique qu’elle gagne 600 euros par mois. «C’est toujours mieux que les infirmières, comme ma sœur, qui gagnait 400 euros. Elle a fini par partir en Autriche…», poursuit-elle. Les revenus réels des Slovaques ont augmenté d’environ 50% entre 1970 et 1985, mais ils ont chuté dans les années 1990 malgré la fin de l’URSS. Le produit intérieur brut n’a retrouvé le niveau de 1989 qu’en 2007.

    «Les communistes n’ont jamais réussi à introduire des sentiments anti-occidentaux, alors que ceux-ci deviennent très forts aujourd’hui», constate le politiste et membre du conseil de l’Académie slovaque des sciences Juraj Marusiak.

    Maquiladoras de l’Est

    À partir des années 1990, l’Allemagne pratique la «délocalisation de proximité» avec les pays voisins à l’instar de ce que les États-Unis ont mis en place avec leurs usines installées au Mexique, les maquiladoras. Dès 1986, le droit européen autorise l’exportation temporaire d’un bien intermédiaire dans un pays non membre où il sera transformé, façonné, c’est-à-dire perfectionné, avant d’être réimporté dans son pays d’origine en bénéficiant d’une exemption partielle ou totale de droits de douane, explique-t-on dans le Monde diplomatique de février.

    Après l’effondrement de l’URSS, l’élargissement des quotas d’importation en provenance des pays d’Europe centrale, dont la Slovaquie, ouvre des perspectives euphorisantes au patronat allemand, poursuit le journaliste. «Les investisseurs savent que les Slovaques travaillent bien et ne protestent jamais. Ils ont bénéficié au maximum du fort taux de chômage et de la peur des salariés de perdre le peu qu’ils avaient. Mais, aujourd’hui, notre niveau de qualification nous permet de ne plus nous laisser intimider par les menaces de délocalisation», confie le délégué syndical Jan Macho dans le Monde diplomatique de septembre.

    Les investissements directs étrangers allemands vers les pays d’Europe de l’Est sont multipliés par 23 de 1991 à 1999. Ainsi, les salaires moyens du groupe de Visegrád (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie) représentent un dixième de ceux des Berlinois en 1990, un quart en 2010.

    Embauche massive

    Selon une étude de l’Institut de recherche allemand sur le marché de l’emploi (IAB), il y a 1 183 000 postes vacants, soit 128 000 de plus que l’année dernière, rapporte La Vanguardia le 6 mars. L’Allemagne a surtout de la misère à pourvoir les postes dans le domaine du secteur industriel et de la construction. La majorité de ces emplois, soit 918 000 postes, se trouvent dans la partie orientale du pays où se situent la plupart des industries. De plus, 265 000 postes sont vacants dans l’est du pays. Il s’agit de la région qui borde les pays du groupe de Visegrád dont les habitants ont voté pour l’extrême droite aux dernières élections.

    Afin d’attirer les travailleurs étrangers, les autorités allemandes ont mis en place des programmes de formation pour les travailleurs en provenance d’autres pays aux prises avec des taux élevés de chômage chez les jeunes comme c’est le cas en Hongrie, en Roumanie, en Bulgarie et en Espagne.

    À l’embauche massive s’ajoute la transformation du ministère de l’Intérieur en ministère de l’Intérieur, de la Construction et de la Patrie pour satisfaire l’électorat de cette région, rapporte un autre article de La Vanguardia du 6 mars. Patrie?

    https://www.youtube.com/watch?v=gvknMfdD4t0


    En complément:

    L’Italie plongée dans l’incertitude après les élections et la percée des contestataires du Mouvement 5 Étoiles

    Partager. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr E-mail

    Articles connexes

    3 septembre 2026

    Logement: la moitié des Européens ne peuvent se payer qu’un 1 et 1/2

    7 juillet 2026

    Plus d’immigration, plus de crime? Pas si vite, dit l’Espagne

    30 mars 2026

    Ukraine: bienvenue dans la première « guerre TikTok »

    René-Maxime Parent
    • Site web

    Rédacteur en chef de la section Société, René-Maxime Parent s’est joint à Pieuvre.ca en 2014. Sa couverture de l’actualité internationale se partage entre l’Amérique latine et la Scandinavie. Son intérêt pour les arts visuels, le cinéma et l’architecture le conduit à parcourir la métropole québécoise régulièrement.

    Laisser un commentaire Annuler la réponse

    Vous cherchez un contenu?
    Abonnez-vous à l’infolettre!

    Suivez-nous
    Dossiers spéciaux
    • FIL
    • Élections québécoises 2026
    • Séance de test
    Nos podcasts
    • Entretiens journalistiques
    • Rembobinage
    • Projection
    • Des nouvelles de l’Oncle Sam
    • SVGA
    • Pixels et préjugés
    • Heure supplémentaire
    • Dans les coulisses de…
    Récemment publié
    17 octobre 2026

    9 Temples to Heaven: le grand voyage

    16 octobre 2026

    Wild Horse Nine: les grosses têtes s’animent

    16 octobre 2026

    Rembobinage #236: les 25 du nouveau Cinéma Beaubien

    16 octobre 2026

    Une désinformaton qui s’accélère

    15 octobre 2026

    Désinformation: les acteurs récurrents des théories du complot

    Informations
    • Votre semaine tentaculaire
    • Qui sommes-nous?
    • Contactez-nous
    © 2009-2026 Pieuvre.ca. Tous droits réservés.

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.

    Gérez votre confidentialité

    Pour offrir les meilleures expériences, nous et nos partenaires utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations de l’appareil. Le consentement à ces technologies nous permettra, ainsi qu’à nos partenaires, de traiter des données personnelles telles que le comportement de navigation ou des ID uniques sur ce site et afficher des publicités (non-) personnalisées. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut nuire à certaines fonctionnalités et fonctions.

    Cliquez ci-dessous pour accepter ce qui précède ou faites des choix détaillés. Vos choix seront appliqués uniquement à ce site. Vous pouvez modifier vos réglages à tout moment, y compris le retrait de votre consentement, en utilisant les boutons de la politique de cookies, ou en cliquant sur l’onglet de gestion du consentement en bas de l’écran.

    Fonctionnel Toujours activé
    Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
    Préférences
    L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
    Statistiques
    Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
    Marketing
    Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
    Statistiques

    Marketing

    Fonctionnalités
    Toujours activé

    Toujours activé
    • Gérer les options
    • Gérer les services
    • Gérer {vendor_count} fournisseurs
    • En savoir plus sur ces finalités
    Gérer les options
    • {title}
    • {title}
    • {title}

    logo

     Ne manquez aucun article ou épisode de podcast: abonnez-vous à l’infolettre!