Un premier EP au goût rock et sucré pour Vanille

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La formation montréalaise Vanille se lance dans l’arène musicale avec un premier mini-album de cinq pistes intitulé My Grandfather Thinks I’m Going to Hell. Le trio formé de Rachel Leblanc, Vincent Huard-Tremblay et Victor Tremblay-Desrosiers débarque avec de la musique rock un peu sucrée qui s’écoute bien. Très bien, même.

Des saveurs « alternativedream popsad pop« , affirme le communiqué de presse. On nous parle également d’une sonorité « qui nous replonge dans le rock nostalgique des années 1990 ».

Lancé il y a deux semaines, l’album tente effectivement de faire honneur au discours marketing. La musique y a quelque chose de grinçant, de vieux jeu. On a envie de ressortir sa chemise à carreaux et de se laisser pousser les cheveux… Et ce même si ce journaliste n’étant franchement pas vieux lors de la période grunge. Quoi qu’il en soit, il convient néanmoins de faire une distinction entre ces cinq chansons fort sympathiques du trio et les souvenirs de cette époque où le rock alternatif régnait en maître.

Autant les accords de My Grandfather Thinks I’m Going to Hell résonnent bien dans nos oreilles, avec plusieurs passages résolument agités, voire revendicateurs, autant le reste de l’album est un peu trop calme, un peu trop dreamy pour correspondre à cette notion de « musique alternative » du début des années 1990 qui nous trotte dans la tête. Bien entendu, ce ne sont pas tous les groupes de cette période qui fracassaient des guitares au sol en concert, mais ce petit parfum de lutte contre « the man » avait quelque chose de libérateur, de transcendant.

Ceci étant dit, on ne s’empressera pas de jeter cet EP aux orties, bien au contraire. On y reviendra ponctuellement, un sourire apparaissant sur notre visage à chaque écoute. De la bonne musique à se mettre sous la dent.

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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