Star Wars Rebels saison 3: la fin est proche

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Les dés sont jetés: il ne reste probablement plus qu’une ou deux saisons avant que la série d’animation Star Wars Rebels rejoigne la trame narrative du film Rogue One, lui-même prélude à l’iconique A New Hope, tout premier épisode de la saga de la Guerre des Étoiles. Avec un petit air de fin d’époque, les gens de chez Disney offrent ainsi une troisième saison des aventures d’Ezra Bridger particulièrement solide.

Le temps passe: notre héros, autrefois préadolescent, a maintenant grandi. Ses années passées auprès de l’équipage du Ghost lui ont permis de gagner en maturité. Mais ses capacités et ses pouvoirs – Ezra aspire à devenir un Jedi, après tout – font aussi de lui une cible facile. Aisément corruptible, en colère contre l’Empire et contre ce qui l’empêche de véritablement progresser sur les chemins de la Force, le jeune homme a plus d’une fois été tenté par le côté Obscur, et ce traître chemin lui sera de nouveau offert dans la troisième saison.

Les gens de la chaîne Disney XD n’avaient reculé devant rien pour clore la saison deux avec un sacré feu d’artifice: le retour d’Asoka, ancienne disciple d’Anakin Skywalker dans la précédente série Clone Wars, avait donné lieu à un duel épique avec nul autre que son ex-maître, entre temps devenu Darth Vader. Esquissée sur plusieurs épisodes, cette confrontation avait probablement été le point fort des deux premières saisons. Et à l’image de Clone Wars, justement, qui avait gagné en qualité, en audace et en maturité tout au long de ses six saisons, voilà que Rebels passait soudainement à l’âge adulte. Ou bien près des 18 ans, certainement.

Pour la troisième déclinaison, les gens de chez Disney ont mis les petits plats dans les grands: on aura beau avoir « détruit » l’univers étendu pré-rachat de LucasFilms, la voix des amateurs et des passionnés aura été entendue. À preuve, l’inclusion du terrifiant Grand Amiral Thrawn, d’abord imaginé par l’auteur Timothy Zahn dans sa trilogie de L’hériter de l’Empire, de la Bataille des Jedis et de L’ultime commandement. Cette fois, c’est un Thrawn datant de la chute de l’Empire à Endor que l’on nous présente, mais aussi un Thrawn avant qu’il ne soit envoyé loin, très loin en mission par l’Empereur Palpatine, ce qui aura l’avantage d’entraîner son grand retour comme sauveur des forces impériales en déroute après la destruction de la deuxième Étoile de la Mort.

Bref, voici le Grand Amiral Thrawn, avec ses tactiques hors pair, sa profonde connaissance de l’art et son sens du calcul sans égal. Ajoutez à cela quelques épisodes particulièrement bien ficelés qui viendront conclure des trames narratives parfois inachevées depuis Clone Wars, voire même avant, et vous aurez entre les mains une saison qui sait honorablement se défendre.

Bien entendu, Rebels demeure une série diffusée sur Disney XD, et s’adressant donc à des enfants et des adolescents. Certains épisodes manquent un peu de profondeur, et on ne trouvera pas trace de questionnements éthiques. L’Empire est mauvais, les rebelles sont les gentils, et les méchants doivent mourir. Même s’il s’agit parfois de faire sauter des vaisseaux spatiaux probablement remplis de milliers d’individus. Mais bon, si Rogue One n’a pas été en mesure de défricher ce terrain du questionnement existentiel, pourquoi une série diffusée sur une chaîne pour enfants le ferait-elle, allant du même coup à l’encontre de son objectif originel?

Ces considérations mises à part, la troisième saison de Rebels est particulièrement réussie, et mérite donc une écoute pour tout fan sérieux de La Guerre des Étoiles. D’autant plus que la renaissance cinématographique de la saga est autrement particulièrement décevante jusqu’à maintenant.

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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