Entrevue avec Jean-Michel Jarre: du rêve d’enfant aux années Laser

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Xavier Proulx

Le 11 mai prochain, Jean-Michel Jarre, la légende de la musique électronique française présentera au Centre Bell un concert multimédia unique en son genre à l’occasion de sa première tournée nord-américaine en carrière. Une visite exceptionnelle, historique même. Une première dans la métropole que les plus grands fans attendaient depuis 40 ans. Pour l’occasion, nous dépoussiérons la genèse de l’artiste dans ce dossier en deux parties, qui culminera par notre critique du concert donné à Montréal.

Notre journaliste a eu le privilège de s’entretenir avec Jean-Michel Jarre, actuellement en tournée promotionnelle à Los Angeles, pour discuter de ce qui attend le public québécois dans le cadre de cette nouvelle tournée. Notre dossier dévoile le contexte créatif du musicien et livre notre entrevue avec cet artiste d’envergure internationale.

Jean-Michel Jarre n’a pas besoin de présentation de l’autre côté de l’Atlantique. L’homme aux 80 millions d’albums (on a renoncé à compter par la suite) est mondialement célèbre pour ses concerts extérieurs donnés aux quatre coins de la planète, fracassant à chaque fois le record Guinness pour le nombre de spectateurs rassemblés autour d’un même concert. Devant les pyramides du Caire pour l’an 2000, la Grande Arche de La Défense à Paris (2,5 millions de spectateurs), la Place Rouge à Moscou (3,5 millions de spectateurs) et autres voltiges scénographiques. Ces concerts mégalomanes ont marqué l’imaginaire d’une génération de par leur grandiloquence : à Huston en 1986 (1,3 million de spectateurs), seul concert de Jarre donné en Amérique en 40 ans de carrière, c’est la façade de l’ensemble des gratte-ciels de la ville qui fut utilisé comme papier peint géant.

Les concerts de Jean-Michel Jarre sont le fruit d’une haute voltige technologique. Pensons à la célèbre harpe laser, aux projections géantes et aux feux d’artifice, c’est-à-dire la matérialisation d’un rêve d’enfant crépusculaire dans l’espace urbain au confluent de l’architecture de l’urbanité, des arts visuels et de la musique. Là seulement où les anémones holographiques rencontrent les marionnettes géantes d’un carnaval antillais. Pour lui, le spectacle est un lieu de communion éphémère, comme un cirque nomade tend son chapiteau un soir, libère une rêverie collective, puis disparait dans l’éther au petit matin alors que les (grands) enfants y dorment encore.

D’autres le connaissent en tant que parolier de chansons à succès ayant marqué sa génération comme Les Mots Bleus de Christophe et Où sont les femmes? de Patrick Juvet, devenu depuis un hymne de la gay pride.

Jean-Michel Jarre, c’est aussi le créateur d’Oxygène, un album de musique électronique mythique qui inventa – et le mot n’est pas trop fort – ce genre musical de toute pièce. Il s’agit de l’album musical le plus vendu à l’étranger tout artiste de l’Hexagone confondu. Peu après la genèse allemande qui porta le succès de groupes comme Tangerine Dream, de Kraftwerk et du Krautrock allemand, Jarre crée sa marque et émeut la planète entière de par l’organicité de son spectre musical.

Oxygène, publié en 1976, est un chef d’œuvre musical comme il ne s’en fait plus. Une pièce d’histoire qui dressa la table de la grande aventure de la musique électronique qui allait régner en roi et maître jusqu’aux années branchées post an 2000. À lui seul, Jean-Michel Jarre représente un des trois piliers fondateurs de la musique électronique contemporaine (Jean-Michel Jarre, Kraftwerk, Tangerine Dream). Il est d’une telle influence que dans le milieu des musiciens, on le surnomme le « parrain ». Sans lui, pas de Moby, Depeche Mode, Daft Punk et tous les autres.

Au tournant des années 70, disciple de Pierre Schaeffer, alors entré au Groupe de Recherches Musicales, Jean-Michel Jarre apprend à manier les sont dans une perspective organique. Avec les pionniers de son époque, il achète de vieux magnétophones dans les brocantes et commence à enregistrer des bruits ambiants puis à inverser les bandes, voire les découper et les charcuter. Il faut donc comprendre que la genèse de la musique électronique passe avant toute chose par une manipulation physique du son, plutôt que par une abstraction technologique pure. Il s’agit là d’une caractéristique souvent mal comprise par les détracteurs de ce genre musical. L’apparition des premiers synthétiseurs de Robert Moog n’aura été que l’instrument de ce processus.

Il fut le premier à tirer parti du synthétiseur tout en assumant la dimension humaine cachée derrière le transistor. La composition se fait sensuellement, à la manière d’un cuisinier expérimentant avec un savant mélange de synthèse, de bruits et de filtres. Sa musique, elle, demeurera un coup de tonnerre dans le ciel de la culture pop. Quand Oxygène paraît en 1976, personne n’aurait jamais pu imaginer qu’une musique électronique pourrait dépasser Elvis Presley aux hits-parade ! Un son étrange, lunaire, qui pourtant transcende nos sens. La preuve était faite: il était désormais possible d’inventer une symphonie grandiose, intemporelle, prétextant aux mêmes coups d’éclat émotifs qu’une composition classique, rassemblée autour d’un instrument aux sonorités pourtant tangibles et délicates, mais qui pourtant n’existait nulle part dans l’imaginaire de ses auditeurs.

D’Oxygène à Electronica

21 ans après le premier Oxygène, Jean-Michel Jarre revisitait cet album mythique et composait Oxygène 7-13 en 1997. Puis, en 2017, c’est le tour d’Oxygène 14-20, rebaptisé Oxygène 3 pour l’occasion. L’album est disponible depuis peu sur le marché nord-américain.

Comme un sculpteur qui polit sans cesse son œuvre, le leitmotiv d’Oxygène est la recherche constante d’émotion avec le son parfait. La plupart du temps, ce « son » est principalement composé d’un orgue hongrois (de marque Eminent) passé à travers un filtre d’inversion de phase. Dans Oxygène 19 par exemple, ces paysages sonores lui confèrent une sorte de grandiloquence inquiétante évoquant un château de sable sur la planète Mars. L’orgue Farfisa rappelle l’album Deserted Palace, le premier album expérimental de Jarre datant de 1972.

Le « son » inventé par Jarre est toujours bien présent : une nappe d’orgue phasée, coulante, sirupeuse, qui donne le ton à toute son œuvre; une sensibilité de la composition dans laquelle seule l’émotion de l’auditeur compte, à l’instar d’artistes de la même époque comme les Allemands Kraftwerk. Pour eux, la musique électronique passe par une espèce de glorification de la machine. L’être humain, opérateur masqué, est complètement effacé, au service de la machine. Les sons sont froids, d’une précision chirurgicale, clinique, alors que pour Jarre, c’est tout l’inverse.

En 2015, Jean-Michel Jarre amorce un projet intitulé Electronica, duquel résulteront deux albums collaboratifs qui le mèneront à visiter des artistes du monde entier. La composition de musique électronique est un travail de solitaire. À l’époque où les fichiers de travail peuvent être transmis d’un simple clic, Jarre compose une maquette en lien avec chaque artiste, puis se rend plutôt en personne dans le studio personnel de chacun pour compléter le travail. Pour lui, c’est un voyage initiatique duquel découlera 34 titres collaboratifs avec des artistes comme Moby, Air, Cyndi Lauper, Massive Attack, M83, Armin Van Buuren et autres descendant du son Jarrien.

Il en résultera deux albums complets, lesquels retracent l’évolution de la musique électronique et prouve que même à 68 ans, Jean-Michel Jarre demeure un habile compositeur qui peut autant créer une œuvre pop (If! avec Little Boots) qu’un hommage à la musique électronique surannée (Close Your Eyes, avec Air). D’ailleurs, l’album lui vaudra d’être nommé aux Grammy, ce qui n’est pas rien pour un artiste français.

Plus tard cette année, avec un concert sur une scène flottante (!) qui se déroulera à Massada en Israël, l’ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO tentera de sensibiliser le monde sur le déclin de la mer Morte, notamment la baisse de son niveau d’eau de plus d’un mètre par an. C’est encore un exemple de ces innombrables projets sortis tout droit de la tête de ce génial créateur.

L’entrevue

Pieuvre.ca : C’est une grosse semaine pour vous qui culmine avec votre nomination aux Grammy Awards et votre présence à Los Angeles à l’occasion du gala. Félicitations pour cette nomination!

Jean-Michel Jarre (JMJ) : Merci beaucoup, c’est vrai que c’est une semaine pleine de bonnes surprises. D’abord cette nomination aux Grammy qui est importante bien au-delà de moi, car plusieurs autres artistes ont collaboré à cet album, et bien sûr l’annonce de cette première tournée nord-américaine. C’est vraiment ma première tournée en Amérique, et je me réjouis beaucoup de jouer au Québec, et particulièrement à Montréal.

Pieuvre.ca : Chacun de vos admirateurs possède un souvenir précis d’un de vos concerts. Sans doute les Américains vont se remémorer Houston en 1986 ou alors nos amis français – et il y en a beaucoup à Montréal – se rappelleront des concerts de La Défense en 1990 ou La Tolérance en 1995. Mais pour le public montréalais qui n’est pas nécessairement familier avec vos concerts, pourriez-vous nous parler de ce qui nous attend pour ce premier passage à Montréal dans le cadre de cette nouvelle tournée ?

JMJ : Il faut savoir que c’est une production que j’avais en tête depuis déjà très longtemps. Comme vous le savez, j’ai été l’un des premiers artistes à intégrer le facteur visuel dans mes concerts. Cette fois-ci je crois avoir réussi à faire ce que je cherchais depuis longtemps, c’est-à-dire d’exprimer ce que j’essaie de raconter à travers ma musique, que ce soit dans le mixage ou dans la composition, et de créer une architecture sonore, des paysages sonores. Dans ce concert, ça se traduit par une sorte de projections 3D sans lunettes. Nous avons été très étonnés du résultat et nous avons bien hâte de le présenter au public. Je crois qu’il faut vraiment le voir pour l’apprécier, car même les vidéos que l’on peut trouver sur YouTube par exemple ne rendent pas justice à la magie de ce spectacle. C’est quelque chose que je serai ravi de pouvoir partager avec le public québécois.

Pieuvre.ca : On parle donc de projections 3D mais sans lunettes. C’est une innovation, mais ce n’est pas surprenant puisque vous avez toujours été à l’avant-garde de la technologie. On se souviendra de l’introduction du son ambiophonique 5.1 dans l’album Aero ou la performance de l’album Oxygène filmée en 3D en 2007…

JMJ : Ce qui est intéressant ce n’est pas seulement que la technologie. Ce qui importe c’est de partager des émotions avec le public. Pour moi la technologie a toujours été un moyen d’exprimer une émotion, et non d’approcher la technologie comme un gadget. La scénographie que j’ai conçue est au service de la musique. Cette nouvelle musique est d’ailleurs assez innovante par rapport à ce que j’ai pu faire avant, car il y a à la fois beaucoup de morceaux de mon dernier album Electronica pour lequel j’ai été nommé aux Grammy, c’est-à-dire un son très actuel, et en même temps des morceaux comme Oxygène et Équinoxe qui sont revisités pour les circonstances.

D’ailleurs, je suis particulièrement heureux de partager tout ça avec vous, parce que pour moi le Québec et ce qui se passe à Montréal sur le plan visuel et historique a toujours été une grande source d’inspiration. Je pense à toutes ces technologies visuelles qui ont été développées au Canada et au Québec et à ces artistes comme Robert Lepage qui sont une grande source d’inspiration pour moi depuis très longtemps. Ce lien artistique très fort me rend particulièrement heureux de partager mes créations avec le public québécois au mois de mai.

Pieuvre.ca : Le concert de Houston en 1986, votre seul jusqu’à présent en Amérique, a marqué l’imaginaire de l’époque. Pour plusieurs artistes français – et il n’y a pas des masses qui l’ont fait – la première tournée américaine c’est une forme de consécration. Cette consécration, vous l’avez eue partout dans le monde déjà, mais jamais en Amérique. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour revenir nous visiter ?

JMJ : Comme vous le savez, je n’ai pas fait beaucoup de tournées dans ma vie d’artiste. J’ai surtout fait des concerts uniques : la Chine, la Défense, Moscou, Houston, le désert du Sahara, etc. Il y a eu plusieurs projets qui devaient voir le jour à Montréal, à Québec, à Central Park ou d’autres endroits près d’ici, mais pour des raisons différentes de planification de part et d’autre, les choses ont été repoussées. Mes tournées précédentes ne correspondaient pas non plus avec la planification des enregistrements et de mes autres projets ce qui ne me laissait pas le temps d’aller en Amérique. Finalement, je me dis que ce n’est pas une mauvaise chose puisque depuis le tout début du projet de cette tournée qui me mènera aussi Amérique du sud, en Asie et en Chine, j’ai voulu planifier en fonction des États-Unis et du Canada.

Pieuvre.ca : Depuis quelques années, on vous sentait beaucoup plus absent en termes de nouvelles compositions. Mais depuis l’an dernier on dirait que vous êtes partout : le projet Electronica, le nouvel album Oxygène 3 et l’habillage musical de la chaîne de télévision France-Info par exemple. Qu’est-ce qui a été le départ de cet élan d’inspiration?

JMJ : Comme c’est le cas pour plusieurs artistes, la créativité est beaucoup influencée par des expériences personnelles. Il y a six ans, j’ai perdu à la fois mes deux parents et mon éditeur de toujours (Francis Dreyfus, ndlr). J’ai aussi vécu un divorce compliqué à l’époque. Vous savez, les musiciens travaillent souvent de façon isolée, un peu comme un écrivain ou un peintre seul dans son atelier. Comme une thérapie, j’ai eu envie d’ouvrir la porte de mon studio et de collaborer avec des gens qui ont été pour moi des sources d’inspiration depuis toujours. J’ai approché tous ces collaborateurs de manière personnelle, sans l’intermédiaire des managers, et j’ai eu la surprise de constater que tous ces artistes ont accepté de collaborer avec moi. Le projet a donc grossi bien au-delà de mes espérances et s’est transformé en une sorte d’hymne à la musique électronique.

L’un des premiers objectifs du projet était d’une part la volonté de se rendre physiquement au studio de l’un ou de l’autre, et non pas se contenter d’envoyer des fichiers à travers Internet. D’autre part, de me présenter avec une maquette, composée en fonction d’une idée préconçue que j’avais des gens avec qui j’avais envie de travailler. Comme je me suis retrouvé avec 30 collaborateurs d’un coup, il y en a eu pour cinq ans. Ça a été un voyage initiatique pour moi, tant sur le plan personnel qu’artistique.

Il y a aussi beaucoup d’autres collaborations que je n’ai pas pu faire. Je pense entre autres à une collaboration à venir avec Gorillaz et d’autres projets, dont le Festival d’été de Québec où j’adorerais jouer, puisque c’est un endroit mythique pour moi. Tous ces projets se sont enchaînés en même temps, un peu en dehors de mon contrôle finalement.

Pieuvre.ca : Est-ce que cela signifie que vous avez l’intention d’impliquer certains de ces collaborateurs dans votre tournée nord-américaine?

JMJ : Je crois que cette tournée doit exister sans la présence des collaborateurs, sinon l’agenda de tout un chacun ne permettrait jamais de se produire en concert! Par contre, il n’est pas exclu que certains collaborateurs se produisent avec moi comme invités surprise en fonction des horaires des uns et des autres. Ça a été le cas par exemple à Berlin, où Peaches est venu me rejoindre sur scène.

Pieuvre.ca : Parlons un peu d’Oxygène 3 qui se veut un retour aux sources et qui a été une très belle surprise pour les fans. Il est connu que vous aviez composé le premier Oxygène dans votre cuisine en 1975. Depuis, vous avez accumulé davantage de moyens et d’instruments de toutes les technologies analogiques et numériques. Même avec tous ces moyens techniques supplémentaires, est-ce que votre processus créatif est resté le même avec Oxygène 3 quelque 40 ans plus tard? Comment est-ce que l’on compose un album comme Oxygène en 2017 en comparaison d’en 1976?

JMJ : Quand j’ai composé Oxygène en 1976, j’avais l’idée d’un album qui serait une sorte de « tout » avec des morceaux sans titres; qui soient des parties un peu comme les chapitres d’un livre. À cette époque, je me suis dit qu’il serait intéressant d’envisager le projet comme une série. J’adore les séries, un peu comme les sequels que l’on retrouve dans la littérature, au cinéma ou à la télévision. Ce concept n’existe pratiquement pas en musique et c’est quelque chose que j’ai voulu faire depuis longtemps. Pendant une session d’enregistrement du projet Electronica, j’ai composé un morceau qui ne correspondait pas à l’essence du projet. Je me suis dit que si j’avais à composer Oxygène aujourd’hui, je commencerais sans doute par ce morceau-là.

Ensuite, lorsque les gens de la maison de disque m’ont parlé du 40e anniversaire d’Oxygène, j’ai repensé à ce morceau et j’ai eu l’idée de m’enfermer en studio pour 6 semaines – comme ce fut le cas pour le premier Oxygène – et de revenir à une approche beaucoup plus minimaliste. Parallèlement, le projet Electronica a été une grosse, grosse, production. J’ai été dans des tas de studio, j’ai voyagé partout dans le monde. Certaines des chansons d’Electronica ont presque 100 pistes en même temps! Après tout ça, j’ai eu envie de retourner en studio, seul. À l’époque, Oxygène avait été composé avec une console 8 pistes. Dans Oxygène 3, je me suis donné comme défi de ne jamais dépasser 8 éléments en même temps dans la musique, comme à l’époque. Je l’ai composé comme un seul morceau de 40 minutes. En ne réécoutant ni le premier volume, ni le deuxième d’ailleurs.

Inconsciemment à cette époque on composait évidemment en fonction des deux faces du disque vinyle. Dans Oxygène 3, j’ai composé en fonction d’un côté lumineux et d’un côté sombre. Une face A beaucoup plus sombre et abstraite, et une face B beaucoup plus lumineuse et plus mélodique.

Je pense que cet Oxygène 3, c’est finalement une sorte de morceau continu de 40 minutes. Depuis 10 ans nous sommes passés à un mode de zapping continu, avec YouTube, Spotify et tous les autres distributeurs d’instantanéité. Mais paradoxalement, on est prêt avec notre amoureux à regarder trois saisons d’un coup de longues séries comme Game of Thrones ou House of Cards en un seul week-end sans dormir. Dans cet album, il y a une volonté de prendre son temps, finalement; d’écouter l’album d’un coup, comme un seul morceau.

Pieuvre.ca : Vous avez revisité Oxygène déjà deux fois dans votre carrière. Oxygène 7-13, et maintenant Oxygène 3. C’est aussi votre seul album qui a reçu une telle relecture. Avez-vous déjà songé à composer des suites à d’autres albums mythiques comme Équinoxe ou les Chants magnétiques par exemple ?

JMJ : Oui absolument, c’est possible! Je n’ai pas de projet précis en ce sens, mais c’est vrai que ça pourrait arriver un jour. Mais comme je viens de sortir de cette grande saga qu’a été Electronica et Oxygène 3, ce ne sera pas dans l’immédiat. J’ai d’autres projets musicaux dans lesquels j’aimerais m’immerger un peu. Mais pourquoi pas?

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À propos du journaliste

Xavier Proulx

Architecte, ingénieur et photographe, Xavier Proulx est journaliste pour Pieuvre.ca depuis plusieurs années. Mélomane averti, il se spécialise dans la couverture des événements musicaux de Montréal. Pour lui, ces compte-rendus sont un prétexte pour décrire de façon onirique les impressions du spectateur.

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