Botté d’envoi réussi pour la 1ère saison de Ballers

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Patrick Robert

La vie des footballeurs professionnels de la NFL s’avère beaucoup plus palpitante que le sport qu’ils pratiquent si l’on se fie à Ballers, la série télévisée mettant en vedette Dwayne Johnson.

La pochette du coffret

La pochette du coffret

Ancienne vedette des Dolphins de Miami, Spencer Wesmore a fait ses adieux au football, et s’apprête à entamer sa deuxième carrière. Engagé par la compagnie Anderson Financial, l’ancien joueur étoile tente maintenant de « monnayer » sa célébrité et ses amitiés, en convainquant les athlètes professionnels qu’il fréquente encore de confier la gestion de leur fortune à la firme d’investissements pour laquelle il travaille. Grâce à sa notoriété et son entregent, Spencer décroche rapidement quelques mandats, mais il s’identifie tellement aux jeunes footballeurs qu’il représente qu’il agira comme un vrai père pour ses « clients », et finira par s’occuper de bien davantage que de leurs problèmes financiers.

Je dois avouer que mon intérêt pour le football avoisine le zéro. Pourtant, grâce à son drame profondément humain, je me suis attaché aux personnages de Ballers de plus en plus à chaque épisode, et j’étais impatient de connaître la suite de cette série qui explore comme nulle autre la culture des joueurs de la NFL, du moins, quand ils ne sont pas sur le terrain. Bien que le scénario n’effleure qu’en surface la question des commotions cérébrales et omette de parler de violence conjugale, les deux sujets faisant le plus souvent les manchettes, l’émission traite sans complaisance de la vie des footballeurs d’aujourd’hui, entre le stress du repêchage, les négociations de contrats, la célébrité et la fortune, les fêtes décadentes, les frasques médiatiques, l’implication auprès des enfants, ou le retour à l’anonymat à la retraite.

Dwayne Johnson n’est peut-être pas un grand acteur, mais lorsqu’on lui confie des rôles proches de sa personnalité, il possède assez de charisme et de naturel pour rendre attachants les personnages qu’il joue, et c’est le cas de son Spencer Wesmore. Johnson forme ici un duo improbable avec Rob Corddry, qui, en plus d’interpréter son patron, est également la principale source d’humour de la série. Plusieurs célébrités sportives jouent leurs propres rôles dans Ballers, parmi lesquels Don Shula, Larry Csonka ou Victor Cruz, mais on est surtout impressionné par John David Washington (Ricky Jerret), dont la performance est si convaincante qu’on a du mal à croire qu’il s’agit d’un ancien footballeur, et non pas d’un comédien de carrière.

Se déroulant entièrement à Miami, Ballers propose des images très lumineuses peuplées de palmiers et de plages, et puisque la majorité des scènes se passent dans des villas paradisiaques, sur des yachts de luxe, ou dans des clubs privés fréquentés par l’élite, l’émission revêt parfois des airs de La vie des gens riches et célèbres, avec sa facture de téléréalité tournée en film. Se concentrant surtout sur la culture des joueurs afro-américains, la trame sonore est un pur plaisir pour les amateurs de hip hop. Le coffret maintenant disponible contient les 10 épisodes de trente minutes chacun sur deux disques au format Blu-ray, ainsi qu’un code pour télécharger une copie numérique. Chaque épisode s’accompagne d’une brève revuette où les comédiens principaux parlent de leurs personnages, et où les auteurs évoquent les vraies anecdotes ayant inspiré le scénario.

Jetant un regard très humain et inédit sur la culture des joueurs de football professionnels, la première saison de Ballers est st si bien ficelée qu’elle saura même plaire à ceux et celles qui n’ont aucun intérêt pour ce sport.

7/10

Ballers: Season 1
Réalisation 
: Peter Berg, Julian Farino, Seith Mann, John Fortenberry, Simon Cellan Jones
Scénario : Stephen Levinson, Evan T. Reilly, Rob Weiss, Steve Sharlet
Avec : Dwayne Johnson, Rob Corddry, John David Washington, Jazmyn Simon et Omar Benson Miller
Durée : 358 minutes
Format : Blu-ray (2 disques)
Langue : Anglais, français et espagnol

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À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.

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