Le retour attendu de Black Rebel Motorcycle Club

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Presque trois ans jour pour jour après la sortie de Baby 81, le groupe rock Black Rebel Motorcycle Club lance enfin un nouvel album, intitulé Beat The Devil’s Tattoo. Une sonorité plus puissante, des guitares plus grasses, un rythme plus soutenu; la formule est sensiblement la même, mais elle fonctionne toujours aussi bien.

On commence à reconnaître facilement la facture sonore de ce groupe originaire de San Francisco. Une bonne dose de rock classique – dont une influence notable de la part d’AC/DC et de Deep Purple -, le tout assaisonné de rock alternatif, tendant quelque peu vers les Dandy Warhols, époque du Black Album. Mais BRMC, c’est aussi un style propre, du rock souvent décapant servi à toute vitesse, comme dans Whatever Happened to my Rock’n’Roll, sur l’album éponyme du groupe.

Beat The Devil’s Tattoo ne fait pas exception, et sert du très bon rock directement dans nos oreilles. Les membres du trio américain sont allés puiser dans leur quatre albums précédents, et ont livré un étonnant mélange de genres. La première pièce, par exemple, Beat The Devil’s Tattoo, rejoint le style folk adopté sur l’opus Howl, mais y injecte une bonne dose de rock. Certaines balades font penser à Baby 81, sans toutefois être aussi pop que All You Do Is Talk. Le dernier morceau de l’album, Half-State, ou encore la chanson Aya font quant à elles fortement penser à la moins connue des galettes de BRMC, The Effect of 333, album tripatif et expérimental.

Black Rebel Motorcycle Club ne vient donc pas donner un coup de barre à son processus créatif, mais plutôt continuer dans sa lancée, loin des expérimentations de Howl ou de The Effect of 333. Malgré tout, le groupe offre un très bon rock, une musique accrocheuse et fougueuse qui démontre à quel point BRMC a encore de l’énergie à revendre et des idées, même pour un cinquième album.

3,5 / 5

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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