Vitalic@SAT, ou l’art du coït interrompu

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Vitalic aura finalement quelque peu déçu, jeudi soir, à la SAT. Jouant un DJ set regroupant, entre autres, des extraits de son dernier album, Flashmob, l’artiste aura fait danser la foule sur des rythmes endiablés, certes, mais aura aussi donné l’impression d’avoir choisi la voie de la facilité.

Chaudement accueilli par une foule réchauffée par une première partie cliniquement efficace mais sans grand originalité, le DJ français, de son vrai nom Pascal Arbez-Nicolas, est entré sur scène vers 1h15 du matin, trouvant réunis  dans la salle de béton quelques 2000 amateurs du genre plus qu’enthousiastes. Maniant la platine – ou plutôt le curseur – avec doigté, Vitalic a offert un mix brut et entraînant, alliant de ses nouvelles pièces (See the Sea (Red), Poison Lips, de même que l’excellent Second Lives, qui a fait bondir la foule) à ses anciennes, tiré de l’opus Ok Cowboy.

L’artiste n’a d’ailleurs pas oublié l’iconique pièce LA Rock 01, qui reste certainement son titre le plus connu.

La prestation n’était cependant pas dénuée de défauts; Vitalic semblait avoir de la difficulté à conserver un rythme soutenu, coupant court à ses crescendo plutôt que de les mener à terme, ce qu’il faisait pourtant brillamment sur son dernier album, dans la pièce Flashmob, par exemple. À la place, on avait droit à certains rafistolages bancals, et le fait de terminer sa prestation à peine une heure 20 après l’avoir commencée n’a pas aidé à satisfaire davantage le public.

Performance mi-figue mi raisin pour l’artiste de musique électronique français, donc. Parions qu’il sera meilleur la prochaine fois!

Un petit aparté, adressé ici à l’équipe de planification de la SAT: installer un vestiaire uniquement accessible via un escalier à peine assez large pour une seule personne alors que 2000 spectateurs veulent récupérer leurs effets personnels est une grossière erreur de gestion. Une erreur qui a conduit à un temps d’attente équivalent ou supérieur à la durée du spectacle de Vitalic, c’est dire le ridicule de la chose. Morale de l’histoire? Partez d’avance, ou n’allez à la SAT qu’au printemps ou à l’été.

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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