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Le Dindon, pour votre plaisir

«Oh ! Bien ! Vous savez ce que c’est ! Un beau jour, on se rencontre chez le Maire… On ne sait comment, par la force des choses… Il vous fait des questions… On répond « oui  » comme ça, parce qu’il y a du monde, puis, quand tout le monde est parti, on s’aperçoit qu’on est marié. C’est pour la vie.» Cette réplique de Pontagnac donne bien le ton à cette pièce de Feydeau présentée jusqu’au 11 février au Théâtre du Nouveau Monde (TNM). En trois actes, les spectateurs découvrent dans Le Dindon un Paris bourgeois du XIX e siècle, où les hommes volages sont monnaie courante et où infidélités, amour et jalousie se côtoient, s’affrontent et s’interpellent.

The Hangover Part 2 : le même lendemain de veille

Le «Wolfpack» est de retour pour une autre virée mémorable dont ils ne conserveront à peu près aucun souvenir dans The Hangover Part 2, une comédie qui propose quelques bons moments mais qui se colle trop à la formule originale pour surprendre.

Quand le ridicule tue

Même les plus grands textes ne résistent pas à tout. La tout nouvelle mise en scène de Ha, ha! , le célèbre texte de Réjean Ducharme, par Dominic Champagne, a de quoi décevoir. Pour cette œuvre qui est à l’affiche du TNM depuis le 15 novembre, on nous annonçait une orchestration «jouissive et débridée», un «chef-d’œuvre mené par un quatuor de virtuoses». Jouissive, on se demande pour qui. Ah oui, peut-être, pour une partie de l’auditoire riant aux situations du premier degré, qui, compte tenu du contexte sérieusement dramatique, ne prêtaient surtout pas à rire. Débridée, en effet, et sûrement un peu trop. Très tôt dans la représentation, la «danse du bacon» d’Anne-Marie Cadieux détonne fortement avec les envolées oratoires de François Papineau, assez superbe en ce début de pièce.

Crazy, Stupid, Love : l’intelligence du coeur

Peu importe l’âge, on est toujours prêts à faire mille et unes folies pour l’amour, allant même jusqu’à adopter des comportements qui ne sont pas les nôtres pour séduire le sexe opposé. C’est ce qu’illustre avec brio la comédie romantique Crazy, Stupid, Love.

Les noces de Figaro – Dans les règles de l’art

Soir de première, samedi, pour une nouvelle saison de l’Opéra de Montréal. Au programme, un spectacle en quatre actes composé et écrit par nul autre que Wolfgang Amadeus Mozart, soit Les noces de Figaro, dont la première remonte à 1786. Devant le parterre rempli de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, une distribution quasiment entièrement canadienne a offert une très bonne prestation, secondée par des musiciens de l’Orchestre métropolitain en grande forme.

Le numéro d’équilibre – Autour du point

Pour la première fois à Montréal, Le numéro d’équilibre d’Edward Bond, mis en scène par Louis-Karl Tremblay, se jouait le 7 septembre. Une adaptation audacieuse sur goût de chips cheeseburger bacon.

Vaincre le cancer, une comédie à la fois

La réputation du jeune acteur Joseph Gordon-Lewitt n’est plus à faire. Ayant récemment tenu la vedette dans 500 Days of Summer et dans Inception, sa carrière repose sur des bases solides, et il semble pouvoir choisir lui-même ses rôles. En attendant de le voir dans The Dark Knight Rises à l’été 2012, les cinéphiles sauront apprécier la justesse de son jeu dans 50/50, qui prendra l’affiche à la fin du mois.

Fantasia – Un bilan plus que positif

Le Festival international de films Fantasia prenait fin dimanche, avec la remise des prix organisée sur le campus de l’Université Concordia, lieu névralgique du festival depuis les tous débuts. Les organisateurs, très fiers des résultats de cette 15e édition de ce festival de films d’horreur, d’arts martiaux, de fantastique, de science-fiction et autres genres tout aussi déjantés, ont ainsi fait état d’une fréquentation de plus de 100 000 spectateurs, et seront bien entendu de retour pour une 16e édition en juillet prochain.

Fantasia – Le Fantastique weekend est aux portes de la ville

Alors que le Festival Fantasia prend officiellement fin ce jeudi soir, les projections de films dans le cadre de la 15e édition de cet événement ne se terminent pas pour autant. Après les oeuvres des maîtres asiatiques, européens et américains, c’est au tour des cinéastes québécois de briller, avec la tenue d’une nouvelle édition du Fantastique weekend des courts métrages québécois. Pendant trois jours, la crème des réalisateurs de courts québécois compétitionneront pour obtenir la faveur du public et des juges dans le cadre des différentes catégories. Les amateurs de courts métrages auront ainsi plus de 100 films à se mettre sous la dent; de quoi rassasier même les plus affamés des cinévores.

Fantasia – Burke & Hare – Une livraison de cadavres à domicile?

Le retour de John Landis fut applaudi avec son nouveau film qui aura autant de succès que ses précédents tels que An American Werewolf in London ainsi que The Blues Brothers. Le rideau se leva alors sur la célèbre silhouette de réalisateur débordant d’humour gagnant son prix honorifique glorifiant sa carrière cinématographique. Alors qu’il s’inclinait de surprise devant la beauté de son trophée en forme de pégase, symbolisant le festival de Fantasia 2011, il nous fit part, avec beaucoup d’humour, de son habituel dégout face au design commun et insignifiant des prix.

Fantasia – Meurtres sordides et comédie font bon ménage

C’était soirée de meurtre, lundi, au Festival Fantasia, alors qu’était projeté l’intriguant Some Guy Who Kills People, du réalisateur Jack Perez et du scénariste Ryan A. Levin. Ce film mêlant affaire policière et comédie d’horreur transporte les spectateurs dans une petite bourgade qui est terrorisée par une série de meurtres sordides. Alors que les cadavres s’empilent, les soupçons se portent sur un homme taciturne au passé trouble…

Fantasia – Super, un film bien ficelé

Le film était férocement attendu, et il ne déçoit pas : Super, une comédie d’action de James Gunn mettant en vedette Rainn Wilson (rendu célèbre grâce à son rôle dans la version américaine de The Office), saura plaire aux amateurs de films de superhéros, mais également de comédies absurdes. Super finit cependant par être beaucoup plus que ça, prenant rapidement un virage vers le film engagé et qui force le spectateur à s’interroger sur la place qu’occupent la violence, la religion et les mythes au sein de la société moderne.

Fantasia – Monster Brawl : que les paris commencent !

Jesse T. Cook nous offre ce que nous attendions tous, un combat de monstres! Chacune des prises populaires de catch ont été utilisées par ces combattants originaux, sortis tout droit de notre imaginaire d’épouvante, faisant gicler le sang – coagulé ou pas – et autres liquides répugnants. Tous les coups sont permis, toute arme peut être utilisée, et le gagnant sera l’unique survivant.

Fantasia – Saint : avez-vous été sages?

« C’est Fantasia »; la phrase, lâchée avec un sourire en coin, peut venir expliquer beaucoup de choses au cours de ce festival de films fantastiques, humoristiques, de science-fiction, ou encore de toute autre catégorie qui trouve, année après année, sa place aux cinémas Hall et De Sève de l’Université Concordia. Dans le cas qui nous occupe, soit Saint, le film d’horreur néerlandais présenté samedi soir, on parle plutôt d’un Saint-Nicolas mort-vivant qui revient massacrer des centaines d’habitants d’Amsterdam à chaque pleine lune du 5 décembre. Saint, qui semble être une version néerlandaise des comédies d’horreur où les tripes jaillissent remplit sa mission en faisant rigoler, mais sans rien révolutionner.

Cinéma – The Art of Getting By, un film qu’on ne voit que passer

The Art of Getting By, écrit et réalisé par Gavin Wiesen, pose problème. Comédie romantique croisée avec un récit au côté initiatique, ce film joue quelque peu avec les codes du grand écran pour dresser le portrait d’un mal-être généralisé, incarné par un jeune adulte indécis quant à l’avenir qu’il veut embrasser, ou même s’il désire seulement un avenir. Le spectateur moyen, toutefois, sera partagé entre le besoin de remettre en question ses valeurs et la pertinence du système, et l’envie de forcer ce freluquet à faire enfin quelque chose de sa vie.

Cinéma – Les invités de mon père : drôle et touchant à la fois

On croit tout d’abord au cliché; après tout, un film français sur des dissensions au sein d’une famille française bourgeoise mettant entre autres en scène Fabrice Lucchini est désormais pratiquement considéré comme un pléonasme. Et, cependant, Les invités de mon père évite les travers de ce type de film pour livrer une comédie dramatique – ou est-ce un drame comédique? – intelligente, sensible et divertissante sur les préjugés et la construction sociale française, toutes des notions qui peuvent être facilement transférées au Québec. La réalisatrice Anne Le Ny signe donc un film particulièrement agréable.

Le deuil comme exutoire

Dramaturge au talent maintes fois prouvé, Michel Marc Bouchard nous offre sa toute nouvelle création, Tom à la ferme, sur un fond de deuil et de mensonges. Durant une heure quarante minutes, l’auteur nous renvoie en plein visage nos sentiments les mieux dissimulés, ceux que l’on cache au fond de soi, sans jamais oser les faire sortir au grand jour. Tirant agréablement avantage de la grande scène du Théâtre d’Aujourd’hui, la pièce ne peux que mieux exposer le vide qui habite tous et chacun lorsque la tragédie frappe.

Scott Pilgrim VS The World – Un plaisir efficace

L’anti-comédie romantique; voilà, en trois mots, ce qu’est Scott Pilgrim VS The World, qui arrivait sur les écrans vendredi dernier, 13 août. Trois mots, c’est cependant bien peu pour réussir à décrire cette adaptation cinématographique de la bande dessinée du même nom, créée par Bryan Lee O’Miley. Film efficace, drôle et bourré de références, Scott Pilgrim VS The World aura une place spéciale à occuper dans la filmographie geek.

Fantasia – Tucker and Dale versus Evil, et l’art de bien conclure un festival

Quoi de mieux, pour clore un festival de cinéma d’horreur et de fantastique, qu’une comédie suintant le sang et les viscères? Tucker and Dale VS Evil, film du Canadien Eli Craig, s’est imposé, avant même la projection – si l’on peut dire – comme un long-métrage parfaitement adapté aux circonstances de Fantasia, tout en offrant une vitalité rafraîchissante au niveau du scénario. Un excellent film de genre, qui s’installe confortablement avec les autres classiques du même type.

Fantasia – Vampires belges au menu

On imagine mal une docu-fiction sur la vie des vampires en Belgique; c’est pourtant à cette tâche que s’est attelé le réalisateur Vincent Lannoo, dans sa comédie sobrement intitulée Vampires. On y suit la vie d’une famille de quatre suceurs de sang, avec tout ce que cela comporte de rituels, de tensions entre les membres de la famille, de tracas avec les voisins, le tout enrobé d’un aspect vampirique rigolo. Le film s’essouffle un peu en milieu de parcours, mais reprend de la vigueur vers la fin, pour le bonheur des amateurs de documenteurs.

Fantasia – Doghouse : le féminisme a faim de… cerveaux

Satire particulière que celle de Doghouse, projeté hier au festival Fantasia : une bande d’amis se retrouvent dans un minuscule village anglais pour aider l’un d’entre eux à passer à travers son divorce. Malheureusement, les réjouissances viriles seront de très courtes durée, alors qu’une horde de zombies femmes se mettent en tête de leur faire la peau, et ce par tous les moyens. Quand, en plus, le virus de cette « maladie » se révèle être transmis par la lessive, pas besoin d’aller plus loin pour comprendre que le film est un gag anti-féministe. Et on se bidonne!

Fantasia – The Revenant : son succès viendrait-il de son côté « Dark Gift »?

Après une longue attente extérieure, animée par de nombreux éclairs, et une présentation sommaire du film par son producteur, Kerry Prior, les cinéphiles de Fantasia ont pu enfin jouir d’un film de zombies hors du commun!

Fantasia – Gallants : tel un canard préservé

Les réalisateurs hong-kongais Derek Kwok et Clement Cheng présentaient hier la première canadienne de leur dernier film, Gallants. Les flash crépitaient dans l’entrée de la salle Hall de l’Université Concordia, tandis que le gratin de la distribution prenait la pose. Parmi les célébrités se trouvait Bruce Leung, légende des films de kung-fu hong-kongais qui a plus de 40 ans de carrière derrière la cravate. La distribution de ce film promettait, et n’a pas déçu; Gallants est à classer parmi les bons films du genre.

Prince of Persia, the Sands of Time : convenu, mais divertissant

La franchise de Prince Of Persia a bien évoluée au fil du temps. Les plus vieux se souviendront sans doute de l’arrivée élogieuse du premier opus du jeu vidéo iconique en 1989. Repris depuis avec succès par UbiSoft, la franchise se porte bien. Pas étonnant donc, en cette saison des blockbusters, que de voir Walt Disney débarquer en force pour en produire une adaptation cinématographique dans The Sand of Time.