Catégorie: Culturel

Les Gazelles, de Mona Achache: les embarras d’une néo-célibataire

Les Gazelles est le nouveau film de Mona Achache (Le Hérisson). Il s’inspire d’un spectacle de l’humoriste et actrice principale du film, Camille Chamoux, qui relate les déboires d’une nouvelle célibataire dans la jeune trentaine. Les actrices Audrey Fleurot, Anne Brochet et Joséphine de Meaux partagent la réplique à Chamoux, et ce, dans un récit banal et rempli de clichés. Cette comédie est loin d’être réussie.

Félix et Meira, l’amour interdit

Afin de souligner le lancement de leur plateforme de vidéo sur demande associée au site de distribution de contenu numérique Vimeo, le distributeur du septième art FunFilm lance quelques-uns de ses titres en location et achat sur le web.

Dominic Paquet – Cocasse et déjanté

Dominic Paquet débarque sur scène plus en forme que jamais… Rien qu’s’une gosse! Avec un titre pareil, on ne s’attend certainement pas à de l’humour d’intello. Et c’est bien ce que l’humoriste nous sert dans ce troisième one-man-show semblable aux deux premiers: des blagues rarement subtiles, des anecdotes personnelles et des observations sur la bêtise qui l’entoure… le tout débité à un rythme effréné. Étourdissant, mais divertissant!

Rhétorique architecturale

Prendre l’avion nous permet de nous soustraire de la ville où on habite pour débarquer quelques heures plus tard dans un environnement urbain étranger. Ce type de transposition nous sensibilise à l’interaction qu’on entretient avec l’architecture. Le prestigieux Art Institute de Chicago a ouvert ses galeries 283 à 285 à l’élaboration de ce dialogue. L’exposition Chatter: Architecture Talks Back du 11 avril au 12 juillet regroupe des œuvres d’architectures émergentes de Bureau Spectacular, Erin Besler, Fake Industries Architectural Agonism, Formlessfinder, John Szot Studio, ainsi qu’une installation du directeur du design de la publication Mas Context Iker Gil.

Littérature – Au naturel ou à l’état sauvage?

Le plus récent roman de Robert Lalonde est publié chez Boréal et a pour titre À l’état sauvage. C’est l’histoire d’un homme qui se cherche, un écrivain en tournée de promotion qui est aussi en tournée de recherche de soi. Un homme qui trouve une petite partie de son identité dans chacun des personnages que l’auteur dissémine sur sa route, tous des hommes, enfants ou adultes.

Ghost Story – The Turn of the Screw: hanté par le passé

Adapté de la nouvelle d’Henry James, le téléfilm Ghost Story: The Turn of the Screw dépoussière le classique de la littérature fantastique datant de 1898.

Sculpter l’icône et son aura

Au centre de l’agglomération urbaine, les monuments d’architecture dévoilent l’identité de leur ville et érigent des repères autour du globe. La sculptrice Susan Giles représente en trois dimensions l’état d’esprit altéré par Google Street View et les médias sociaux de l’observateur d’aujourd’hui. L’exposition Susan Giles: Points in Space a lieu à la galerie The Mission située dans l’Ukrainian Village de Chicago du 8 mai au 27 juin.

De la Grèce à Montréal… en passant par la Floride

Un livre comme une bouteille lancée à la mer, entre Athènes et Montréal, entre la blancheur et la chaleur de la Méditerranée et la froideur tout aussi blanche de l’hiver québécois. Sixième roman de l’auteure Catherine Mavrikakis, La ballade d’Ali Baba, paru chez Héliothrope, est une capsule temporelle couchée sur papier, un 200 pages de concentré d’amour filial écorché par la vie.

Théâtre – Perdre le Nord

Pour le salut, c’est tout droit vers le Nord? Soirée surréaliste, mardi, alors que l’Espace Go présentait Les deux voyages de Suzanne W., une création théâtrale et une mise en scène de Marc Lainé, mettant en vedette Pierre-Yves Cardinal, Marie-Sophie Ferdane et Sylvie Léonard.

Livres: pleins feux sur le numérique

Les éditeurs canadiens continuent de miser sur le numérique. Selon le plus récent rapport de l’organisation BookNet Canada, publié mardi, qui dévoile les résultats d’un sondage effectué au début de 2015 auprès des maisons d’édition, 93 pour cent de ces dernières offrent des versions numériques de leurs ouvrages.

Nazi Hunters: le temps des tanks

En racontant l’histoire d’un régiment de blindés de l’armée britannique surnommé le Filthy 5th, le documentaire Nazi Hunters: The Heroes Who Defeated Hitler propose une perspective inédite sur la Seconde Guerre mondiale.

OSM – Voyage intersidéral en direct de Toronto

Lorsqu’il est question de Toronto et de Montréal, les esprits s’échauffent bien moins en matière de musique classique que de hockey. L’heure était toutefois à la fête, samedi, alors que le Toronto Symphony Orchestra débarquait à la Maison symphonique pour un programme dédié à Mendelsshohn et à Bruckner, en compagnie du soliste Augustin Hadelich.

Je te vois me regarder: miroir, miroir, dis-moi si les autres trouvent que je suis la plus belle?

« La beauté est dans l’œil de celui qui regarde. » Que de fois ce proverbe a-t-il été utilisé, à toutes les sauces, de toutes les façons, à travers tous les types d’expressions, que ce soit implicitement ou explicitement. Mais est-ce réellement la vérité? Et si la vraie beauté était dans notre propre regard, et pas dans celui de l’autre? Et si ce proverbe, qui semble anodin, voire empreint d’une sagesse immémoriale pour certains, était symptomatique de notre quête de validation sociale au détriment de notre confiance en soi? Le regard de l’autre n’est-il pas un miroir qui déforme notre perception de soi?

Far From The Madding Crowd: la brebis égarée

À l’instar du Journal d’une femme de chambre de Benoît Jacquot, l’adaptation cinématographique de Far From the Madding Crowd de Thomas Vinterberg en jette plein les yeux de par sa technique, mais en souffre malheureusement du côté de son scénario qui évacue l’émotion en oubliant de nous impliquer au passage.

La famille Bélier: sourds, je vous entends

Dans la même lignée que le Intouchables d’il y a quelques années déjà, La famille Bélier utilise un handicap pour le transformer en farce rassembleuse, ce qui malgré quelques bons moments ne manque pas de s’avérer au final un exercice des plus déstabilisant, mais pas nécessairement pour les raisons envisagées.

Ex Machina: quand ne pas savoir rend plus fort

Il y a probablement cinq minutes de trop au splendide long-métrage qu’est le Ex Machina d’Alex Garland, ce qui ne l’empêche pas d’être déjà de loin l’une des propositions les plus abasourdissantes du septième art pour l’année en cours.

Éveils romanesques – Si Anne Hébert m’était contée…

Sur scène, un décor des plus sobres: après tout, nous ne sommes pas réunis au Théâtre de Quat’Sous pour une prestation scénique, mais bien pour une lecture. Quatrième et ultime partie des Éveils romanesques, cette soirée de lecture publique, donnée lundi soir, venait clore en beauté ce parcours théâtro-littéral mené de fort belle façon par le comédien James Hyndman.

Littérature – L’hémoglobine est à rabais

Les Éditions de Mortagne viennent de faire paraître le quatrième tome d’une série de sept, ayant tous pour titre Cobayes et pour sous-titre un prénom ou deux, en l’occurrence Benoît pour cet opus. Chacun des tomes est écrit par un auteur différent et on peut les lire dans l’ordre ou dans le désordre. Mais on annonce tout de même une logique puisque la lecture des numéros 1 à 7 devrait nous mener à un dénouement « secret ».

Selfie – Surreprésentation du moi

Sur la scène très épurée de la petite salle du Théâtre d’Aujourd’hui, deux hommes et deux femmes s’exposent crûment. Leurs corps deviennent matériaux, construits et déconstruits, dans une accumulation de tableaux éclectiques, malheureusement trop dissemblables et inégaux.

Motif de la fille marchandise et souvenirs de la guerre en Bosnie

À la galerie Les Territoires située au cinquième étage du Belgo, du 24 avril au 23 mai, on peut voir l’installation vidéo My Prisoner de Velibor Božović qui reconstitue un événement survenu le 3 avril 1994, lors du siège de Sarajevo. Dans la pièce adjacente, Gabrielle Lajoie-Bergeron questionne l’accès facile à des corps parfaits et malléables à travers l’exposition de peintures Euh… non pas le premier soir. Les jeunes filles ne veulent pas d’histoire.

Le Baltimore de Hairspray

« Le titre “America, 1968” est barré d’un trait de feutre rouge pour devenir “America, 2015” et sous-titré: “Ce qui a changé, ce qui n’a pas changé” », peut-on lire sur le blogue du quotidien français Le Monde qui s’est attardé à la couverture du prestigieux magazine Time traitant en Une les violentes émeutes qui ont agité la ville du Maryland les 27 et 28 avril dernier. Pourquoi ne pas plutôt chercher des explications dans la cinématographie de John Waters ? Cet artiste qui a sondé les moindres racoins de ses résidents.

OSM – Sous le soleil du Nord

Sous le titre Une saga nordique, l’Orchestre symphonique de Montréal, présentait, dimanche dernier, un programme entièrement consacré à la musique scandinave. La Maison symphonique a donc résonné aux accents de Jean Sibelius, Edvard Grieg et Carl Nielsen. Sous la direction du chef invité John Storgårds, la pièce maîtresse de ce concert était sans aucun doute le Concerto pour piano en la mineur de Grieg. Et pour l’interpréter, nul autre qu’André Laplante, ce pianiste si réputé pour son romantisme audacieux.

Avengers – Age of Ultron: qui prendra ma place?

Tout dans la suite tant attendue de Avengers est un jeu de chaises musicales où tout, tout, tout, défile très, très vite, peut-être même un peu trop pour son propre bien, ce qui n’empêche pas le blockbuster d’être satisfaisant sans pour autant dépasser les attentes qu’il a d’une certaine façon lui-même fixées.

Voir les dinosaures de près avec Planet Dinosaur 3D

Maintenant disponible en Blu-ray, le documentaire Planet Dinosaur 3D de la BBC nous plonge au cœur de la faune préhistorique comme jamais auparavant, grâce à la magie de l’animation par ordinateur.

Nostalgie à l’affiche

Un appel à la mémoire collective, une reconstitution historique impeccable et un lieu de tournage approprié constituent-ils une recette gagnante pour faire un bon film? On ne s’ennuie pas en visionnant les films La French (2014) de Cédric Jimenez et Corbo (2014) de Mathieu Denis, mais de là à dire que ces longs-métrages nous font oublier que nous sommes assis dans une salle de cinéma…

La domination de Furious 7 menacée par Avengers: Age of Ultron

L’overdose de testostérone sur quatre roues Furious 7 a profité de la fin de semaine pour continuer de faire sonner le tiroir-caisse, devenant le troisième film de l’histoire à engranger 1 milliard $ US sur les marchés internationaux, tout en demeurant en tête du box-office américain pour une quatrième semaine de suite.

Aurélie Laflamme – Les pieds sur terre: « J’m’excuse d’avoir été poche »

Comme quoi, tout se résume magnifiquement bien dans cette phrase aux allures si simple, mais qui fait office d’une synthèse lumineuse à la fois pour tous les non-dits, les méfaits et les regrets de l’adolescence. Non pas que le film soit nécessairement mauvais, au contraire, puisque dans le genre il est probablement une certaine réussite assez sincère et probante, mais c’est qu’il est si centralisé sur son public cible, au point d’en évacuer une majorité d’autres non concernés, avec néanmoins la volonté et une certaine possibilité de rassembler les générations.

Journal d’une femme de chambre: partager le regard, mais pas l’émotion

Ce qui est intriguant avec cette adaptation que livre Benoît Jacquot d’écrits ancestraux qui en ont inspiré plus d’un, soit Journal d’une femme de chambre, c’est que son langage cinématographique devient rapidement plus fascinant que le matériel. Le fait est qu’il semble l’oublier au passage ce qui empêche cet opus, malgré les interprétations féroces de son excellente distribution, d’être aussi réussie que ses plus récents films qui subjuguaient grandement et d’avantage.

(Very) Gently Crumbling, une réussite insatisfaisante

Du 21 au 25 avril 2015, le Théâtre La Chapelle nous présente (Very) Gently Crumbling, la dernière création de Grand Poney, une compagnie d’art interdisciplinaire qui est à l’image de la versatilité de son directeur, Jacques Poulin-Denis. En effet, lorsqu’un projet est signé Grand Poney, on peut s’attendre à un flirt entre danse, théâtre et musique. Dans cette pièce, Poulin-Denis nous propose un univers abstrait, plastique, où réalisme et surréalisme s’entrechoquent.

Cartes postales d’une invasion

Pendant la Troisième République (1870-1940), le peintre Benjamin-Constant figurait en dandy qui faisait des affaires avec l’aristocratie. L’exposition Merveilles et mirages de l’orientalisme: de l’Espagne au Maroc au Musée des beaux-arts de Montréal présente le renouvellement de la peinture d’histoire jusqu’au 15 mai. Trois toiles ressortent du lot : Jeune fille arabe (1882-1883), Le Caïd marocain Tahamy (1883) et Prisonniers marocains (1875).