Articles dans Culturel
Oh qu’il était attendu, ce film de Robert Rodriguez… les cinéphiles et amateurs des longs-métrages de série B piaffaient d’impatience depuis que ce qui avait commencé comme une fausse bande annonce projetée au début de Planet Terror – autre film de Rodriguez – était devenu un véritable film en gestation. Au final, tout ce processus créatif a-t-il accouché d’un produit potable? La réponse est oui. Oh que oui. Machete est sans aucun doute l’un des meilleurs films de Rodriguez, sinon le meilleur, et il va même au-delà du simple film d’action dégoulinant de viscères pour aborder un terrain plus dangereux, celui de l’immigration clandestine aux États-Unis.
Le ton est feutré, les paroles suaves et l’ambiance envoûtante. Avec son second album, intitulé You are there, Hilary Kole se positionne toujours plus comme une chanteuse de jazz d’exception. Adoptant un style langoureux, ensorceleur, la chanteuse offre 13 duos qui séduiront les amateurs de jazz, mais également les néophytes.
Tous les amateurs de musique le sauront, le nombre de dénominations de styles musicaux tend vers l’infini. Cependant, il demeure problématique de véritablement catégoriser la musique de Fredo Viola; pop? Balade? Musique médiévale? Chant? Électronique? Rock? Tout à la fois? Le communiqué de lancement parle d’une musique « sublime », et il faut bien se rendre à l’évidence, The Turn est un excellent album. Tout un exploit pour une première galette!
Le poète Robert Berrouët-Oriol s’est récemment mérité le Prix du livre insulaire de Ouessant 2010, dans la catégorie poésie.
Fiers du succès de leur premier album, À l’année, les membres du groupe de musique traditionnelle De Temps Antan reviennent avec leur seconde galette, Les habits de papiers. À travers les treize titres du disque, on retrouve un son énergisant, une force musicale rafraîchissante qui donne diablement envie de taper du pied, voire même un voyage dans le temps jusqu’à l’époque de la Nouvelle-France et des veillées canadiennes.
Les amateurs de la série de science-fiction Stargate Universe s’étaient donné rendez-vous, hier, au cinéma Starcité de Montréal pour la projection des trois premiers épisodes de la série, doublés en français. L’événement, organisé par la chaîne spécialisée ZTélé dans le cadre du lancement de sa programmation 2010-2011, rassemblait, entre autres, l’une des vedettes de l’émission, l’actrice Elyse Levesque. Cette dernière a bien voulu répondre à quelques-unes des questions de Pieuvre.ca.
Aux yeux des profanes, l’Afrique sub-saharienne est souvent représentée par des clichés : animaux sauvages, hommes et femmes au mode de vie traditionnel, mais également les clichés modernes, ceux de la pollution, de la violence, de la corruption. Si Anne-Cécile Makosso-Akendengué n’a pas la prétention de déboulonner les mythes africains, sont récit d’une vie au Gabon prouve sans l’ombre d’un doute que les Africains et les Nord-Américains ont plus en commun qu’il n’y paraît.
Patrick Lehman and the Dropbeat Kings est le nom d’une jeune formation qui a participé au concours visant à couronner un groupe de la relève lors de la 13e édition du FestiBlues International de Montréal. C’est devant une foule et un jury très enthousiastes que les musiciens ont enchaîné quelques rythmes entraînants le 13 août dernier.
Difficile de se tromper avec un tel programme : l’Orchestre à vent de musique de film, tout d’abord, un pot-pourri de leurs pièces classiques, ensuite, et le décor verdoyant d’un parc pour finir. Malgré une météo plus qu’incertaine, l’orchestre dirigé par Jocelyn Leblanc a offert une prestation plus qu’intéressante hier soir, dans le cadre des concerts gratuits Campbell.
L’anti-comédie romantique; voilà, en trois mots, ce qu’est Scott Pilgrim VS The World, qui arrivait sur les écrans vendredi dernier, 13 août. Trois mots, c’est cependant bien peu pour réussir à décrire cette adaptation cinématographique de la bande dessinée du même nom, créée par Bryan Lee O’Miley. Film efficace, drôle et bourré de références, Scott Pilgrim VS The World aura une place spéciale à occuper dans la filmographie geek.
Jeudi soir, le Centre Bell est devenu un bateau où la foule déferlante était submergée de bonheur. Les flash des caméras m’entouraient, j’avais l’impression de flotter dans une marée d’espoir, une marée de souvenirs et d’accomplissements pour un public qui avait attendu ce moment parfois toute une vie.
Le Studio-Théâtre de la Place-des-Arts accueillait, cette semaine, la pièce La Duchesse de Langeais, écrite par Michel Tremblay et mise en scène par Rita Lafontaine. Présenté dans le cadre des Célébrations de la Fierté 2010, ce monologue dramatique intimiste offre l’occasion à l’interprète principal, Francis Bourgea, de se mettre à nu, aux sens littéral et figuré.
Cinéaste fraîchement lancé en affaires à Montréal, Gabriel Campeau-Giguère, fondateur et responsable de Montréal sur le Net, a bien voulu s’asseoir avec nous afin de nous donner plus de détails sur les multiples projets qui l’occupent.
Le lecteur se referme, le disque se met à tourner, et c’est le départ. Les rythmes hypnotisants du duo québécois Organ Mood ont tôt fait d’envelopper d’ondes sonores toutes les surfaces, d’envahir voluptueusement tous les conduits auditifs pour procurer une impression d’apesanteur, de flottement dans l’infini sidéral. En attendant le lancement, le 20 août prochain, de leur premier disque, intitulé Grands Projets, Pieuvre.ca s’est embarqué dans un voyage spatial et sonore à l’aide d’une copie de leur album à paraître.
« Bonjour Hugo! »
Le journaliste de Pieuvre.ca se retourne, et lève inconsciemment les yeux; Mathieu Handfield, s’il n’a rien d’un géant, est tout de même d’une taille plus grande que la normale. C’est en partie de cette différence qu’est née l’idée d’écrire Ceci n’est pas une histoire de dragons, le deuxième ouvrage de l’acteur, comédien, réalisateur et cinéaste qu’est aussi Mathieu. Entre deux bouchées d’un tardif bagel, ce dernier a bien voulu répondre à quelques questions.
C’est ce mardi que sortira The Suburbs, le troisième long-jeu d’Arcade Fire. Un événement grandiose, à l’image d’un groupe qui réinvente sans cesse la scène du rock indépendant, de même que nos rêves (Funeral) et nos cauchemars (Neon Bible). Analyse détaillée de la précieuse marchandise.
Le Festival d’été de Québec 2010 : 10 jours de musique dans la Vieille Capitale. Une programmation comme je les aime : éclectique. Des bains de foule monstres : une ambiance électrique. J’en suis sortie ravie, repue et ravigotée. Je vous partage ici quelques-uns de mes coups de cœurs et anecdotes.
Grandiose, et le mot est faible. Le public montréalais – nombreux – a eu droit hier à une projection d’une version longtemps perdue du classique des classiques de la science-fiction du maître de l’expressionnisme allemand Fritz Lang. Près d’un siècle après sa première diffusion, Métropolis fait encore courir les foules, d’autant plus qu’un orchestre québécois, sous la direction de Gabriel Thibodeau, offrait une trame sonore montréalaise pour accompagner ce monument cinématographique.
Le Fantastique Weekend du court-métrage québécois a toujours été une créature particulière du Festival Fantasia. Concentré sur quelques jours, cette grand-messe des réalisateurs québécois de courts s’est déplacée cette année à l’excellente salle du cinéma Impérial – beaucoup plus confortable, et de loin, que la salle J-A De Sève habituellement utilisée à cette fin, à l’Université Concordia. Cette année, ce ne sont pas moins de 130 de ces courts-métrages qui ont été projetés devant un public curieux, mais clairsemé. Voici quelques-uns de nos coups de coeur.
Quoi de mieux, pour clore un festival de cinéma d’horreur et de fantastique, qu’une comédie suintant le sang et les viscères? Tucker and Dale VS Evil, film du Canadien Eli Craig, s’est imposé, avant même la projection – si l’on peut dire – comme un long-métrage parfaitement adapté aux circonstances de Fantasia, tout en offrant une vitalité rafraîchissante au niveau du scénario. Un excellent film de genre, qui s’installe confortablement avec les autres classiques du même type.
On imagine mal une docu-fiction sur la vie des vampires en Belgique; c’est pourtant à cette tâche que s’est attelé le réalisateur Vincent Lannoo, dans sa comédie sobrement intitulée Vampires. On y suit la vie d’une famille de quatre suceurs de sang, avec tout ce que cela comporte de rituels, de tensions entre les membres de la famille, de tracas avec les voisins, le tout enrobé d’un aspect vampirique rigolo. Le film s’essouffle un peu en milieu de parcours, mais reprend de la vigueur vers la fin, pour le bonheur des amateurs de documenteurs.
Représentation de minuit 15, très tôt dimanche matin, pour le film The Human Centipede (First Sequence), à la salle Hall de l’Université Concordia. Et pourtant, la file d’attente est interminable, plus longue que pour de nombreux autres films présentés au Festival Fantasia. Est-ce la preuve qu’il s’agissait d’un grand film de genre, un classique en devenir? Que nenni, si ce n’est que The Human Centipede demeurera dans les mémoires comme un exercice de style sans véritable éclat, et aux motivations témoignant du fait que le réalisateur n’a pas dépassé le stade anal du développement…
Une mise en contexte tout à fait réaliste, se basant sur la première grande vague de la peste noire qu’a vécue l’Angleterre, nous permet une entrée en la matière directement historique.
La plupart du temps, Fantasia présente des films d’horreur, des thrillers, des films de genre… Même les comédies sont normalement teintées d’aventures ninjatesques ou d’un humour complètement ridicule, restant loin du « mainstream ». Eh bien qu’a cela ne tienne, « Sophie’s Revenge », d’Eva Jin, présenté hier au théâtre Hall devant une salle bien remplie, est tout sauf un film Fantasia typique. Et on aime.
Deux hommes arrivent enfin. Elle les attendait. Heureux de se retrouver et pas vraiment à la fois. Tranche de vie. Voilà avec justesse comment les créateurs du spectacle nous préparent pour Sway.
