Catégorie: Culturel

Festival actOral: entre fragments de souvenirs et contemporanéité

L’Usine C présente jusqu’au 1er novembre un événement associé au Festival français actOral, dans le cadre duquel des propositions artistiques contemporaines françaises et québécoises se côtoient.

Ceci n’est pas un polar: une oeuvre mature, mais imparfaite

Difficile de croire que Patrick Gazé n’en est qu’à son premier long-métrage tellement la maîtrise technique de Ceci n’est pas un polar évoque l’oeuvre plus mature d’un cinéaste qui aurait déjà appris de plusieurs de ses erreurs. Toutefois, oeuvre imparfaite oblige, au-delà de quelques bémols, voilà l’incursion prometteuse d’un nouveau venu qu’il faudra surveiller dans les années à venir.

Afterlife – Season Two: des spectres agités

Les amateurs d’Afterlife peuvent enfin connaître le dénouement de la série télévisée, grâce à la parution en DVD de la deuxième et dernière saison de l’émission.

OSM – Orgue et orgueil

Dimanche dernier, la Maison symphonique de Montréal accueillait le Chœur de l’Orchestre symphonique de Montréal et l’organiste Patrick Wedd pour un programme de musique sacrée inscrit dans la liste des concerts hors série de l’OSM. Étaient aussi en vedette la soprano Stéphanie Manias, l’alto Meagan Zanthingh, le ténor Bernard Cayouette et le baryton Simon Chaussé.

Théâtre – Ces paroles qui restent

Je l’ai déjà dit maintes fois, et je le redis encore aujourd’hui: le théâtre Prospero reste un des théâtres les plus remarquables de Montréal. Chaque année, des pièces en tous genres, de tous acabits s’y côtoient, que se soit parallèlement, en jouant dans la salle principale et la salle intime à quelques minutes d’intervalle, ou en succession. L’année 2014 aura été particulièrement riche en plaisantes découvertes, mais avec la production de la pièce Les paroles, de l’auteur australien Daniel Keene, le théâtre Prospero se surpasse et nous offre ici un grand moment théâtral.

FNC – Un superhéros en maillot

Après plusieurs courts métrages concluants, le tout premier long métrage du cinéaste français Thomas Salvador Vincent (n’a pas d’écailles), Grand prix du jury au Festival international du film indépendant de Bordeaux 2014, faisait partie des films les plus sympathiques de cette 43e édition du Festival du nouveau cinéma, avec son superhéros en maillot de bain.

Danse – Frénésie, aplomb et rapports entre les corps

Pour sa saison 2014-2015, Danse Danse, en collaboration avec la Place des Arts, présente pendant quelques soirs des artistes émergents dans un programme double accrocheur: Nobody Likes a Pixelated Squid du duo Tentacle Tribe (Elon Höglund et Emmanuelle Lê Phan) ainsi que Chorus II de Sasha Kleinplatz (Wants&Needs Danse).

FNC – La Sapienza: et la lumière fut

Philosophique, poétique et hors du temps même s’il est ancré dans le temps présent, le film La Sapienza raconte ce que le hasard peut faire aux relations humaines désabusées. Présenté en première québécoise au Festival du nouveau cinéma, ce plus récent long-métrage d’Eugène Green, La Sapienza jette un éclairage différent sur l’art et sur la quête de soi.

Des zombies qui ne manquent pas de cervelle, avec In the Flesh: Season Two

La deuxième saison de In The Flesh, la minisérie de zombies de la BBC misant sur l’intelligence de son écriture plutôt que les effets spéciaux, est maintenant disponible en DVD.

FNC – Une intimité professionnelle

Après la Berlinale et South by Southwest, She’s Lost Control – premier long métrage de la réalisatrice d’origine allemande Anja Marquardt- nous était présenté en compétition internationale dans le cadre du 43 Festival du nouveau cinéma. Aperçu.

Soirée de tradition française avec Paquita de l’Opéra de Paris

On s’était consciencieusement attardé aux détails pour donner l’impression aux spectateurs de traverser l’Atlantique et de passer la soirée à Paris, jeudi soir dernier lors de la première de Paquita de l’Opéra national de Paris. La salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts avait revêtu ses plus beaux habits pour se donner, le temps d’un ballet, des airs de l’Opéra Garnier. La soirée constituait en elle un événement majeur, la compagnie phare de ballet française n’avait pas foulé de pas de bourré sur le sol montréalais depuis presque 50 ans. La dernière visite de la compagnie remonte à l’Expo 67, alors qu’elle avait enflammé la scène du pavillon de la France, legs aujourd’hui occupé par le Casino de Montréal.

FNC – ’71 : une chasse à l’homme angoissante

De jeunes soldats inexpérimentés sont envoyés à Belfast pour leur première mission : celle d’aider la police au maintien de la paix dans une ville devenue hostile. Mais ils font rapidement face à la violence d’un conflit qui ronge la ville de l’intérieur et sont projetés dans une guerre qu’ils ne comprennent pas.

FNC – La tribu

Premier long métrage du réalisateur ukrainien Myroslav Slaboshpytskiy, grand prix de la 53e Semaine de la critique du Festival de Cannes, The Tribe fût présenté à guichet fermé dans le cadre du Festival du nouveau cinéma. Ne comportant aucun sous-titre, ce long métrage muet d’une durée de 130 minutes n’a cependant rien d’un burlesque à la Keaton.

Ensemble Arion – Inspirez, retenez votre souffle, encore un peu… maintenant extasiez-vous!

Pour l’ouverture de la 34e saison de l’ensemble Arion qu’elle a cofondé, Claire Guimond a concocté un programme à double thématique: la musique dans les chants d’oiseaux, d’une part et l’influence de la musique italienne à Londres alors que Handel y faisait ses choux gras. Donc, quatre œuvres de Handel, une de Charles Avison, une de Vivaldi et une de Corelli.

Le monde perdu – Une entrevue avec Daran

Avec son huitième album studio intitulé Le monde perdu, Daran mise sur le dépouillement, et livre onze chansons intimes et puissantes qui vont droit au cœur de l’émotion. Pieuvre a eu la chance de discuter avec l’artiste à l’occasion de la sortie de son disque.

Les Larrieu offrent l’amour, ce crime parfait

Bien qu’a priori fort conventionnel, le film L’amour est un crime parfait appartient bien à l’univers des Larrieu puisque le traitement prend des tournures inattendues, s’assurant constamment de jouer sur l’inconfort du spectateur.

Go!: le pouvoir de l’évocation

C’est dans une chambre noire que se déploie la vie de la vieille dame incarnée avec justesse et brio par Polina Borisova. Go!, créée en entier par l’interprète, nous fait vivre les souvenirs de cette dame au visage ridé, marqué par le temps.

Cuisine & confessions: le nouveau spectacle des 7 doigts

Après Intersection, présenté pendant Montréal Complètement Cirque, les 7 doigts nous proposent une deuxième nouvelle création cette année: Cuisine et confessions. Autour d’une grande table de cuisine, les neuf artistes présents sur scène viendront partager leurs anecdotes liées à la nourriture. Ce spectacle se veut aussi multisensoriel et mettra de l’avant l’odorat en ouvrant l’appétit du public en cuisinant sur scène.

YouTube théorie: just push play

YouTube, plateforme de Google. Mais YouTube, aussi, lieu de création, de dispersion, de diversification du culturel, du social, du personnel souvent devenu planétaire. Bref, à la fois le crieur du village, la scène de la salle de spectacle, et le cirque des curiosités et des freaks. Dans son essai YouTube théorie, l’auteur Antonio Dominguez Leiva, premier à être publié dans la nouvelle collection Essais des Éditions de Ta Mère, tente de s’attaquer à la bête.

Mot, un roman pour ceux qui piaffent un peu trop d’impatience

La famille de Cybèle semble maudite: née au Liban à l’époque des grands troubles des années 1960, elle doit fuir pour l’Espagne avec sa mère alors que son père sera éventuellement arrêté, puis fusillé pour ses affiliations pro-syriennes. Commence alors une longue odyssée, étalée sur des décennies, et dont le côté tragique est rapporté par l’auteure Julie Hétu dans son roman Mot, paru chez Tryptique.

Sexe Mania, la possible lumière au bout du tunnel

Que faire, quand vous n’avez plus aucun endroit où aller? Quand la vie est merdique depuis des années, et que vous n’avez plus espoir? L’auteur de théâtre Guillaume Lapierre-Desnoyers tente de mettre des mots sur le désespoir dans Sexe Mania, une pièce présentée à l’Espace 4001.

Culturel – Place au renouveau théâtral

J’avais envie d’écrire une chronique sur le renouvellement des directions artistiques en me basant sur des entretiens avec quelques figures du milieu. De ces conversations est née une série de réflexions sur le théâtre, sur la création, sur ce que veut dire le théâtre aujourd’hui. J’ai donc décidé de vous partager les rêves de Sylvain Bélanger, Patrice Dubois et Claude Poissant et leur manière d’envisager le théâtre à travers leur regard de directeurs artistiques.

The Muted Note: le passage un peu forcé de la poésie vers le jazz expérimental

Tangente est probablement un des acteurs les plus importants en matière de danse contemporaine à Montréal. À la fois lieu de diffusion, de développement et centre de documentation, l’organisme a d’ailleurs permis la présentation de plus de 1500 chorégraphies d’artistes d’ici et d’ailleurs. Favorisant la prise de risque, la créativité et l’expérimentation dans un cadre professionnel, il semble tout naturel que Tangente appuie la production d’un spectacle comme The Muted Note, qui mêle poésie, jazz et danse. Le résultat est impressionnant et intrigant, à défaut d’être complètement convaincant.

10 ans d’humour avec les Improductifs

Plus d’une centaine de personnes étaient rassemblées, mardi soir, pour célébrer en grand le lancement des festivités du 10e anniversaire du collectif d’improvisation Les improductifs, dans le cadre d’un spectacle donné au Café Campus. Dans la plus pure tradition de ce qui est décrit comme du « théâtre-sport », la poignée de comédiens s’en est donné à coeur joie sous les éclats de rire et les applaudissements du public.

What if?, réponses sérieuses pour hypothèses déjantées

Que se passerait-il si vous tentiez de construire un mur où chaque brique serait entièrement composé d’un élément du tableau périodique? Ou si l’on ouvrait un portail au fond du Pacifique, pour rejeter l’eau sur Mars? Une mort sans doute atroce dans le premier cas, et une conquête géopolitique lente mais assurée des Pays-Bas dans le second.

Ryoji Ikeda, ou l’art au temps de l’électronique

Depuis plus de 40 ans, le Festival du Nouveau Cinéma nous offre des opportunités de découvrir une foule d’artistes et de films d’ici et d’ailleurs, en privilégiant la prise de risque, la poésie, la recherche artistique et l’inusité. Il n’est donc pas étonnant de voir le festival s’associer au Musée d’art contemporain de Montréal, dont la réputation en matière d’innovation et d’audace artistique n’est plus à faire, pour présenter, en grande première nord-américaine, l’œuvre superposition de Ryoji Ikeda.

Soif – rétrospective de 30 ans de création pour O Vertigo

La 17e saison de Danse Danse s’est ouverte avec la première mondiale de Soif, de la chorégraphe Ginette Laurin qui est aux commandes de la compagnie O Vertigo depuis maintenant 30 ans. Le diffuseur Danse danse avait donné carte blanche à la chorégraphe pour qu’elle présente ce dernier opus qui soulignerait par le fait même le 30e anniversaire de la compagnie.

Littérature – Des rennes contre du pétrole

En librairie depuis le 9 septembre, le deuxième roman d’Olivier Truc, se déroule encore une fois en Laponie, ce vaste territoire qui chevauche à la fois la Norvège et la Finlande et qui s’étend principalement au nord du cercle polaire arctique. Documentariste et journaliste, spécialiste des pays nordiques et baltes, l’auteur vit en Suède depuis une vingtaine d’années et semble s’être donné pour mission de raconter la culture samie. Le détroit du loup, c’est le titre de l’ouvrage et c’est aussi le lieu de passage obligé du troupeau de rennes d’Erik, pour rejoindre les pâturages d’été sur l’île Kvaløya.
Publiée à titre de roman policier, cette histoire en est une de transhumance. Voyage initiatique qui se répète d’année en année, mais que ne mène pas toujours au même endroit. Les bergers s’inquiètent d’ailleurs de savoir s’ils pourront encore longtemps poursuivre la tradition séculaire de l’élevage des rennes. Ne refusant pas la modernité, mais restant attachés aux coutumes et aux rites, les Samis voient les compagnies pétrolières et les promoteurs immobiliers menacer ce qui reste de leur mode de vie ancestral. Les enjeux sont tels que des accidents malheureux surviennent et que des membres de la police des rennes choisissent d’outrepasser leur mandat et d’enquêter à fond sur tous ces mystérieux accidents qui ne semblent pas liés les uns aux autres.
En arrière-plan de l’intrigue policière, une histoire de héros plongeurs qui ont aidé à faire faire fortune aux patrons des compagnies pétrolières dans la mer du Nord d’abord puis, de nos jours, dans la mer de Barents. Des héros qui ont été portés aux nues, mais qu’on a exploités au maximum, au péril de leur vie. Plusieurs en sont morts et nombre d’autres ont vu leur vie détruite, un peu comme celles des bergers samis qu’on souhaite enfermer sur des fermes avec leurs troupeaux.
Une histoire bien racontée, avec ce qu’il faut de profondeur dans la construction des personnages, sans situation abracadabrante ni héroïsme peu crédible. Une ambiance bien ressentie en ce printemps nordique qui n’en finit plus de s’installer, malgré les 20 heures d’ensoleillement par jour. La progression dramatique est lente et solide. Pourquoi l’auteur utilise-t-il, à certaines occasions, des phrases apparemment tronquées qui tranchent avec le reste et laissent un arrière-goût de mauvaise traduction ? On n’en sait rien, mais c’est là la seule anecdote qu’on a envie de rapporter concernant le style d’Olivier Truc. À lire pour le dépaysement et pour l’humanité des personnages… et de l’auteur.
Publié chez Métaillé, collection Noir.

Alain Lefèvre et Frédéric Chopin: un rendez-vous attendu

Une des forces, une des beautés de la musique des compositeurs et compositrices qui ne sont plus de ce monde, c’est la possibilité de leur donner une nouvelle vie, une infinité de nouvelles vies. Chaque fois qu’un interprète de qualité enregistre sa version, sa vision d’une œuvre, cette dernière reprend vie et on ajoute alors une couleur à sa palette.

Théâtre – La force du nombre

Tout a commencé lors d’une soirée au Théâtre de Quat’Sous. Mani Soleymanlou avait décidé de parler de ses origines iraniennes. Mais voilà que de cette réflexion d’un soir a émergé toutes sortes de questionnements identitaires amenant l’auteur à poursuivre sa réflexion. C’est ainsi qu’il a créé Un en 2012, puis Deux, en 2013, avec la collaboration de son complice Emmanuel Schwartz. C’est maintenant l’occasion de découvrir Trois, présentée dernièrement au FTA.