La TOHU, une 16e saison qui combine formule gagnante et audace

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Le 28 août dernier, sous son chapiteau permanent et en présence de quelques centaines de personnes, la TOHU dévoilait la programmation de sa 16e saison. Après une quinzième saison qui célébrait exclusivement les qualités et la richesse du talent québécois, la TOHU présente à nouveau une carte internationale. Celle-ci se construit principalement autour de neufs spectacles diffusés par la TOHU et deux co-diffusions.

Cette année encore, la TOHU innove mais se garde bien de mettre de côté des formules gagnantes. Ainsi, les Coups de cœur sont de retour et, dans une formule cabaret, présenteront des artistes de partout qui renouent avec les origines du cirque en présentant tour à tour leur numéro de spécialité. Le Tournoi de l’impro sera aussi de la partie avec ses 16 circassiens, les musiciens du Wonder-Trois-Quatre et quatre comédiens de la Ligue nationale d’improvisation. Enfin, le spectacle des finissants de l’École nationale de cirque sera, comme à l’habitude, la grande inconnue de la fin de saison et l’occasion de découvrir nos prochaines ambassadrices et ambassadeurs du cirque national et mondial.

Pour ce qui est de l’innovation, mentionnons deux productions qui semblent prometteuses et qui, surtout, sortent de l’ordinaire. Tout d’abord, Halka, du Groupe acrobatique de Tanger. Il s’agit d’un art traditionnel dont l’origine se perd dans le temps et qui est pratiqué sur les plages du Maroc, aux abords des marchés publics. De quoi nous rappeler que le cirque est une invention populaire.

Autre découverte, Hôtel paradiso, théâtre de masque qui nous vient d’Allemagne. La TOHU est la première, en Amérique du Nord, à présenter cette troupe reconnue mondialement. Les extraits présentés lors du dévoilement annoncent quelque chose de très intéressant.

Parmi les activités pour la famille, le duveteux Glob semble particulièrement savoureux et tendre. Un univers calme et lent qui revisite des aspects plus intimes de la relation entre l’artiste de cirque et le spectateur.

Les préférences de celui qui écrit ces lignes, à part pour le spectacle des finissants, iront sans doute à Tabarnak, du Cirque Alfonse, à Blizzard, de Flip fabrique et à Esencial, de Vaiven circo.

Je m’en voudrais aussi de passer sous silence les deux magnifiques prestations qui nous ont été offertes, lors de cette soirée, par Jimmy Gonzalez, jonglerie, et par Zoé Sanscartier et Virginie Gerbeau, trapèze en duo.


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À propos du journaliste

Martin Prévost

Martin Prévost fréquente la scène culturelle montréalaise depuis plus de trente ans. À titre de chroniqueur culturel, il a collaboré au magazine Paraquad durant deux ans et il est un fidèle de Pieuvre.ca depuis ses débuts. Ses intérêts vont du design à la danse contemporaine en passant par les arts du cirque, la musique du monde, la littérature, le théâtre, les arts visuels et le cinéma. Musicien amateur, il consacre la plupart de ses interventions pour Pieuvre.ca à la musique classique, de la musique de chambre à l’opéra.

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