L’opossum, un marsupial repoussant, mais très utile

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À la différence de ses cousins australiens que sont le kangourou, le koala et le wombat, le seul marsupial originaire des États-Unis n’est pas populaire. Le magazine Mother Jones du 26 juillet rend pourtant hommage à l’opossum, ce fascinant mammifère.

L’opossum ressemble à un rat de la grosseur d’un chat. La femelle, moins volumineuse, cherche surtout la chaleur et l’humidité pour y faire son nid. Avec le réchauffement climatique, il migre de plus en plus vers le nord;  il est ainsi possible de l’apercevoir au Québec.

L’opossum protège l’humain en mangeant des tiques, des animaux morts et des serpents venimeux. Selon une étude publiée en 2009 dans le journal Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences, ces mammifères ingèrent environ 5000 tiques qui peuvent transmettre la maladie de Lyme, et ce par saison.

Une autre étude publiée en 2016 a démontré qu’une molécule dans le sang des opossums neutralise complètement le venin de l’espèce de serpent Crotalus atrox. À l’aide de cette molécule, les scientifiques cherchent à développer un antipoison afin d’éviter les 5 millions de morsures qui surviennent chaque année, à travers le monde.

À la différence de la moufette et du raton laveur qui sillonnent les mêmes lieux, s’il se sent en danger l’opossum n’arrose ou n’attaque pas. Son principal moyen de défense est de faire le mort, il peut mordre aussi.

Autre caractéristique curieuse, les femelles transportent leurs bébés dans leur poche ventrale et ensuite sur leur dos jusqu’à ce qu’ils puissent se débrouiller seuls.

Jetez un œil à vos poubelles!


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À propos du journaliste

René-Maxime Parent

Rédacteur en chef de la section Société, René-Maxime Parent s’est joint à Pieuvre.ca en 2014. Sa couverture de l’actualité internationale se partage entre l’Amérique latine et la Scandinavie. Son intérêt pour les arts visuels, le cinéma et l’architecture le conduit à parcourir la métropole québécoise régulièrement.

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