La controversée plateforme G2A tente de calmer les esprits

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La boutique de jeux en ligne G2A, depuis longtemps associée au « marché gris » de la revente de codes d’activation de jeux vidéo, voire à la vente de codes volés ou obtenus frauduleusement, a présenté ce qu’elle considère comme une solution permettant d’assurer la crédibilité du site.

Mal vue depuis des années, en raison de la possibilité d’y vendre ses propres clés au plus offrant, la plateforme G2A a fait savoir, dans un billet publié la semaine dernière sur son site web, qu’elle se proposait de mettre sur pied un système de vérification de l’identité des développeurs, pour ensuite donner à ces derniers la possibilité de bloquer la vente de clés offertes à des fins de critique journalistique, par exemple, ou lors d’un tirage.

Outre le possible vol de clés qui seront ensuite revendues aux plus offrants, G2A est particulièrement critiquée en raison du fait que les développeurs, souvent de petits studios indépendants qui n’ont pas les moyens de surveiller étroitement ce qu’il advient de leurs codes, doivent encaisser les pertes et les frais associés à des achats effectués à l’aide de cartes de crédit volées.

Un internaute malveillant peut ainsi utiliser une carte de crédit dérobée pour acheter des codes sur d’autres boutiques de jeux, puis les revendre sur G2A. S’il est pris le fait, les transactions sont annulées et le code est bloqué. Cependant, cela veut aussi dire que le développeur, sans avoir reçu de commission pour la vente, est responsable des démarches liées à la correction du problème. Le fraudeur, quant à lui, s’en sort sans trop de problèmes et peut ainsi blanchir de l’argent.

Comme l’écrivait le site Gamasutra au début du mois, G2A s’est de nouveau retrouvé sous les feux des projecteurs de l’actualité après que le développeur Mike Rose eut lancé une pétition pour que G2A retire les codes de jeux indépendants de ses tablettes, en plus d’inviter les internautes à pirater son jeu, Descenders, plutôt que de se tourner vers la controversée boutique pour l’y acheter.

« Les développeurs ne font pas d’argent d’une façon ou d’une autre, alors nous aimerions que G2A ne fasse pas d’argent non plus », a-t-il écrit sur Twitter.

Le cri du coeur a entraîné des centaines de réponses abondant dans le même sens, le positionnement internet de G2A lui permettant parfois d’apparaître plus avant dans les résultats de recherche que les boutiques plus légitimes où les paramètres de sécurité sont plus importants, et où il est impossible de revendre ses propres clés, assurant ainsi que chaque code soit authentique.

Cette même plateforme a soufflé sur les braises en se faisant prendre, récemment, à offrir de payer des sites de critiques et d’actualités du monde des jeux vidéo pour publier des articles anonymes vantant la fiabilité et la sécurité de son service. L’affaire a rapidement été ébruitée.

Pour assurer le bon fonctionnement du programme annoncé vendredi, G2A demande à ce qu’au moins une centaine de développeurs s’y inscrivent. L’entreprise assure également qu’elle versera 10 fois plus d’argent aux développeurs que les pertes encourues par les remboursements de transactions frauduleuses. Reste à voir si cela sera suffisant pour calmer la grogne.


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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme. Hugo est également membre de l'équipe éditoriale de Pieuvre.ca.

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